Un "Airbus de l’énergie" avec Alstom et Siemens ? ce qu’en pense Marwan Lahoud, le n°2 d’Airbus

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(Crédits : reuters.com)
Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d'Airbus Group, s'est montré dubitatif sur les chances de créer un géant industriel européen à l'occasion du rachat d'Alstom, estimant qu'une longue coopération devait précéder une fusion d'entreprises.

Interrogé sur le dossier Alstom ce lundi alors qu'il présentait les résultats 2013 des membres du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) dont il est le président, Marwan Lahoud, numéro 2 du groupe aéronautique et de défense européen Airbus, cité en exemple par les partisans d'un rapprochement entre Alstom et Siemens pour la création d'un Airbus de l'énergie, s'est montré dubitatif sur les chances de créer un tel géant industriel européen.

A méditer

"On ne peut consolider que sur la coopération, pas sur la compétition. Avant qu'Airbus Group (ex EADS, ndlr) ne soit constitué, il y a eu 40 ans de coopération dans le cadre d'un GIE. Cela a été la phase de coopération. En 2000, avec la création d'EADS, on est passé à la phase d'intégration puis de consolidation. Dans l'industrie, avant de se marier on se fiance et avant de se fiancer on concubine. C'est important à méditer. C'est mon expérience dans l'aéronautique. Peut être ce n'est pas vrai dans l'énergie", a déclaré Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d'Airbus Group.

Le groupe français Alstom est courtisé par l'américain General Electric qui veut racheter sa branche énergie, soit plus de 70% de son activité. Son concurrent allemand Siemens a proposé de racheter l'énergie mais de lui apporter une partie de son activité transport, ce qui le renforcerait dans ce secteur qui représente 30% de ses ventes. Plusieurs personnalités politiques françaises y ont vu l'occasion de créer un géant de l'industrie européenne.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2014 à 12:40 :
Navrant constat de la totale impuissance de nos journalistes pour analyser une situation qui leur dépasse en compréhension : un jour on affiche campagne pour une fusion Alstom-Siemens, le lendemain on part en guerre contre "l'Allemand envahisseur" !
a écrit le 30/04/2014 à 11:13 :
Alstom, rien à vor avec Airbus!! Alstom est une entreprise chroniquement en difficulté et gérée par des joueurs de poker : jamais de jeux et trop peu ou trop de bluff dans la stratégie industrielle qui aura conduit Kron à mentir sur la réelle situation de son groupe.
a écrit le 29/04/2014 à 10:18 :
C'est un combat politique qui est mené et il est normal car il évite les dépeçages sauvages. Mais si l'on regarde les liens historiques avec GE, force est de constater qu' ALSTOM est un peu la fille ainée (émancipée) de GE, que toute latitude lui sera donnée tant ses compétences sont grandes et qu'il ne faut pas avoir peur de Etats Unis ; regardez CFM International qui a été la cheville ouvrière du groupe SAFRAN
Réponse de le 29/04/2014 à 15:18 :
Et d'autre part, Siemens compte apporter son ICE soit, mais des transferts de technologie sur cet ICE ont été apportés aux Chinois qui sont devenus des concurrents...alors n'est ce pas un cadeau empoisoné?
a écrit le 29/04/2014 à 9:56 :
Des entreprises européennes doivent-elles s'épuiser à se concurrencer ou devraient-elles se coordonner pour affronter le reste du monde ?
Et si dans la prochaine Commission on remplaçait le commissaire à la concurrence par un commissaire à la coopération ?
a écrit le 29/04/2014 à 9:25 :
il n'y a pas de pb Alstom mais un pb Bouygues qui n'a pas joué son rôle d'actionnaire et veut reprendre ses billes; puisque les activités d'Alstom sont stratégiques, le FSI doit reprendre les parts de Bouygues et nous devons ensuite continuer à travailler et consolider ce groupe avec un bon capitaine d'industrie, Altom a un bon carnet de commande, fait des bénéfices , un mariage avec Siemens dans les conditions actuelles serait dévastateur, nous ne pouvons admettre de perdre la maitrise de nos turbines et alternateurs de centrales, à ce titre, un partenariat doit être fait avec Aréva et EDF, nous avons tous les outils pour solutionner , encore faut-il le vouloir ...!
a écrit le 29/04/2014 à 9:18 :
Depuis quand les schleus ont-ils le droit de racheter une entreprise française ? Les ricains ça passe encore mais les boschs ! Jamais.
Réponse de le 29/04/2014 à 11:54 :
Pssst, regardez le calendrier, nous ne sommes plus en 1944.
Réponse de le 29/04/2014 à 18:09 :
@ Toolbox, en ce moment c' est plutot 39-40 et le sabordage de la flotte dans le port de Toulon. Apres ca, ca sera Mers El Kebir!
a écrit le 29/04/2014 à 8:13 :
Qui tue notre industrie? L'Euro.
Ce massacre a commencé le jour où notre pays a adopté cette monnaie funeste avec bénédiction active du PS de Mr Mitterrand.
Tous nos champions industriels sont nés avant l'ère Euro. Mais quel homme politique de l'UMP ou PS viendra reconnaitre cette erreur criminelle devant les cameras?
Réponse de le 29/04/2014 à 8:40 :
+1000000 !
Réponse de le 29/04/2014 à 11:58 :
L'euro ne tue que ceux qui ne veulent pas travailler.
Les 35h la cinquième, sixième, septième... semaines de vacances, les RTT, voilà les vrais coupables avec le cortège de taxe qui s'applique sur le travail.
a écrit le 28/04/2014 à 23:06 :
Alstom est la représentation même du comportement hautain des français. Encore une fois, ne pas avoir de politique européenne innovante va tuer la France. Le seul moyen que les pays européens ont de survivre avec leur folklore local est d'accepter d’abandonner une partie de la souveraineté nationale au profit d'une fédération. Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis mais dans des périodes comme nous le vivons, ces imbéciles de nationalistes devraient la mettre en sourdine : ce qu'ils ne perçoivent pas, c'est qu'ils pourraient bénéficier de fonds européens pour faire perdurer leurs traditions et leurs langues. Au lieu de cela, ils évoquent leur folklore local... brillant.... assurément brillant
Réponse de le 29/04/2014 à 7:53 :
Mais oui, c'est ça.

Allez donc dire cela aux Japonais, Coréens, ou Israéliens, qui se débrouillent très bien tous seuls.
a écrit le 28/04/2014 à 23:03 :
ce qui ruine notre industrie ce n'est pas l' euro mais notre incurie .Comment se fait -il que dans le même environnement mondial l' Allemagne prospère et la France dégénère ?
Réponse de le 29/04/2014 à 0:57 :
Je vous propose de boycotter les produits allemands et vous verrez comment prospère l'économie allemande à l'échelle "mondiale"...
Réponse de le 29/04/2014 à 7:56 :
C'est très simple, il y a 2 facteurs :
- facteur objectif : la population de la France augmente, celle de l'Allemagne diminue. Donc, plus de coûts pour la France ; mais parité fixe à cause de l'euro, d'où handicap pour la France;
- facteur psychologique : en dépit de tout, les allemands sont fiers d'être allemands et solidaires entre eux, alors qu'une partie des français ne sait que critiquer son propre pays. Comme vous-même, par exemple.
Réponse de le 29/04/2014 à 8:40 :
Absolument !! +++++
a écrit le 28/04/2014 à 22:59 :
Voila de la démagogie pure et de l'ignorance totale : ce n'est pas l'euro qui tue les entreprises, mais bien les lobbies bancaires et les dépenses inconséquentes des Etats : pourquoi la banque centrale ne prêterait-elle pas directement aux États plutôt que de passer par le réseau bancaire ? Pourquoi la seule mission de la banque centrale est la lutte contre l'inflation et non comme objectif la compétitivité monétaire ? Pourquoi les français élisent des personnes politiques incompétentes ? Pourquoi l'Etat n'est pas contraint à rendre des comptes à ses administrés ? Répondez d'abord à ces questions avant d'accuser aveuglément l'euro. Ce qui est vrai en revanche, c'est que le calcul de l'inflation est sans doute à revoir en fonction des régions ou l'on habite : un loyer n'est pas le même a Paris qu'à Lyon.
Réponse de le 29/04/2014 à 9:00 :
La banque centrale ne prête pas directement aux états car justement sa mission est de maîtriser l'inflation, or prêter à fonds perdus est un puissant génerateur d'inflation et de perte de valeur de la monaie.
a écrit le 28/04/2014 à 22:02 :
Voilà la monnaie qui a tué tant de nos usines. Alstom ne fera pas exception.

Mais quel homme politique du PS ou de l'UMP va le reconnaitre? Nous ne somme plus compétitifs.

Qui sera le suivant?
Réponse de le 28/04/2014 à 23:13 :
Franchement quel est le lien avec l'euro? Alstom a été mal dirigé et a pris de mauvaises décisions qui l'ont mené à l'échec (trop centrée sur l'Europe, hésitations technologiques). La deuxième faiblesse est purement franco française. On a trop peu d'épargne investie en actions pour financer nos grands groupes et les protéger des prédateurs étrangers. On préfère investir en bons latins dans la pierre que dans le capital!
Réponse de le 29/04/2014 à 8:16 :
a bien été obligé de produire, pour survivre, hors zone Euro, en Chine et USA. Faut pas se voiler la face, notre industrie n'est pas adaptée à cette monnaie allemande. Les grecs en payent le prix fort.
Réponse de le 29/04/2014 à 8:41 :
et nous, de même !
Réponse de le 29/04/2014 à 12:54 :
Jeff vous avez raison de souligner que , avec notre Parlement de fonctionnaires avec parachute de retour et nos gouvernements de ministres droite et gauche dont aucun ne possède d'actions on confie les clefs à des incompétents
a écrit le 28/04/2014 à 21:41 :
Alstom n'est pas au bord du gouffre!!!
Pourquoi cette précipitation, en deux jours???
L'Etat doit racheter, ou faire racheter par des investisseurs français, la part de Bouygues.
Ensuite, il sera temps de revoir le management de ce groupe et de lui donner une ambition européenne, mais en position de force et libre de ses choix!
a écrit le 28/04/2014 à 20:36 :
Un allié naturel d'Alstom, Européen !!!, ce serait le Suédo-Suisse ABB. Champion dans
l'énergie et la robotique.
a écrit le 28/04/2014 à 20:22 :
Ces deux dernières années, Alstom a fait 800 M€ de bénéfices et on lit dans certains journaux qu'Alstom semblerait au bord du gouffre. J'avoue ne pas comprendre ce type d'arguments utilisés par certains journalistes pour justifier la vente et qui ne correspond donc pas à la réalité.
Aussi simple question : pourquoi Alstom choisi de vendre sa division énergie au lieu de voir une fusion avec Areva (qui donnerait une gamme complète en production d'énergie électrique) ou bien avec Schneider (le nouveau groupe proposerait ainsi des solutions globales pour l'énergie) ? Ainsi, il n'y aurait pas de doublons.
Alstom + Schneider serait l'équivalent des divisions énergie de GE ou de Siemens. Je ne comprend pas pourquoi il ne serait pas possible que les deux groupes fusionnent.
a écrit le 28/04/2014 à 20:00 :
Personne ne semble se poser la question du pourquoi Alstom cherche à vendre la partie la plus rentable de son activité.
Le président d'Alstom serait-il poussé par Bouygues qui cherche à vendre sa participation pour avoir du cash à cause de son histoire de SFR ?

Il faudrait instaurer des règles dans le capitalisme d'entreprise pour éviter que le gouvernement n'intervienne comme un cheveu sur la soupe mais qu'à la place ce soit plutôt les salariés eux-mêmes en détenant une part collective du capital et des droits de vote. Et si le conseil des ministres décidait de dépecer la France, vous seriez d'accord parce que ce sont les "chefs" ?
Réponse de le 28/04/2014 à 20:31 :
Mais c'est exactement ce qui se passe actuellement. Les élites socio-économiques ont décidé de dépecer l'industrie française depusi 10 ans:
fusion Alcatel - Lucent (en fait rachat déguisé d'Alcatel par Lucent), rachat de Péchiney par Alcoa (beaucoup d'usines sont fermées), rachat d'Arcelor par Mittel, rachat de Rhodia par Solvay, rachat de Lafarge par Holderbank, fusion gemplus-axalto et j'en oublie certainement.
Sinon :
le rapprochement PSA GM qui a échoué mais a obligé PSA de partir d'Iran et a fragilisé l'entreprise. On ne peut pas dire non plus que Renault ait beaucoup profiter de Nissan on se demande qui a acheté l'autre. Le projet de fusion EADS - BA qui aurait donné une plus grande part aux anglais qu'aux français (si je me souviens bien) et était soutenu par les français mais qui a échoué grâce aux allemands.
La liste est longue et non exhaustive !

Merci de ne pas censurer !
Réponse de le 29/04/2014 à 8:43 :
+++
a écrit le 28/04/2014 à 19:32 :
La solution allemande a ma préférence, elle est européenne et permet de sauver la branche transport. Alstom transport récupérerait les trams et trains allemands et Siemens reprendrait toute la branche énergie d'Alstom. Ainsi naitraient 2 Airbus: une des transports ferroviaires (trams, TGV, ICE) et l'autre de l'énergie.
Réponse de le 28/04/2014 à 23:38 :
ce n'est pas au moment ou Alstom aurait besoin d'être recapitalisé, qu'il faut lui mettre sur le dos la branche transport de siemens........ ça ne ferait pas du tout un airbus...... ...ça ferait unne grosse entreprise dans le transpmort, mais aux pieds d'argile.......

je pense que l'offre de Siemens sur le sujet est un vrai piège......

le problème est que la france n'a strictement aucun stratégie industrielle...... et que les egos des dirigeants de ces sociétés les mènent la ou elles sont.......Bouygues n'avait rien à faire dans le capital de Alstom.... c'est un fantasme de NS... qui a revendu les parts de l'état à son cher ami......
a écrit le 28/04/2014 à 19:31 :
de voir ce que pense les allemands: http://www.handelsblatt.com/unternehmen/industrie/alstom-deal-industriepolitik-wie-beim-sonnenkoenig/9817972.html
a écrit le 28/04/2014 à 18:29 :
Il faut créer des monopôles partout, c'est très bien et c'est surtout l'idée de base de tout communiste parfait.
Comme cela, quand cela ne fonctionne pas, c'est l'état qui va payer les pots cassés; comme pour les banques qui étaient trop grand pour faire faillite.
Ce gouvernement a décidément rien compris à l'économie.
Réponse de le 28/04/2014 à 18:42 :
Aucun rapport avec des fusions d'entreprises et ce que vous développez, il n'est pas question ici de créer un monopole ! D'autre part il n'y a pas besoin que l'état soit actionnaire ou propriétaire d'une entreprise pour qu'il vienne en aide, comme c'est trop souvent le cas pour redresser des canards boiteux privés (psa par exemple !)
a écrit le 28/04/2014 à 18:27 :
Cela me rappelle le rachat du suédois Kockums par l’allemand HDW fabricants des sous-marins AIP aussi performant l’un que l’autre. Au final il n’y a plus de sous-marin suédois à propulsion Stirling seul reste le système allemand à pile à combustible, une belle synergie donc qui a permis de liquider un concurrent sérieux.
Réponse de le 28/04/2014 à 23:40 :
et une technologie potentiellement très innovante.... et peut être prometteuse....
a écrit le 28/04/2014 à 18:07 :
Mr Lahoud a totalement raison, il n'y a qu'à demander au personnel d'Alstom pour qui Siemens est l'ennemi n°1, qui devient aujourd'hui leur chevalier blanc. Une culture d'entreprise ne se fait pas en un jour. D'ailleurs Siemens n'est pas non plus dans un excellent état...
Réponse de le 28/04/2014 à 18:46 :
Pourtant dans le cas de renault/nissan ça fonctionne bien depuis 1999 et ça s'est fait pratiquement du jour au lendemain ! Ce qui compte c'est avant tout une bonne volonté commune, une stratégie claire et des marchés et produits qui se complètent. Je n'ai pas connaissant du dossier mais dans le cas de gdf/suez c'est aussi positif semble-t-il.
Réponse de le 28/04/2014 à 23:43 :
ce n'est pas les mêmes schémas........ et les zones géographiques Renault et Nissan étaient très différentes..... sans parler des gammes......

les produits energies de siemens sont des copier coller de ceux de alstom....... ça veut dire que seimens prendra ce qui l'interessera sur le plan technologiie et brevet et liquidera le reste......

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