Pas d'accord Kiev-Moscou sur le gaz

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Une nouvelle réunion avec l'UE aura lieu mercredi 29 octobre à Bruxelles.
Une nouvelle réunion avec l'UE aura lieu mercredi 29 octobre à Bruxelles. (Crédits : reuters.com)
Les négociations n'ont pas abouti mardi à Bruxelles mais vont se poursuivre. Selon la Russie, l'Ukraine doit s'acquitter d'impayés de l'ordre de 1,450 milliard de dollars.

Des "progrès importants" selon la Commission européenne mais aucun d'accord. Réunis à Bruxelles, mardi 21 octobre, les ministres ukrainien et russe de l'Energie, Iouri Prodan et Alexander Novak ne sont pas parvenu à s'entendre sur le conflit gazier.

"L'obstacle considérable" à un accord global,  qui permettrait de relancer les livraisons de gaz en Ukraine, est que Kiev n'a pas payé ses factures de gaz "pendant des mois", a estimé le commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger.

L'Ukraine doit d'abord pour relancer les livraisons s'acquitter d'impayés de 1,450 milliard de dollars, a précisé Alexander Novak. Et d'ajouter qu'ensuite, il "manquera 1,6 milliard d'euros" pour prépayer les livraisons pour novembre et décembre, la partie russe excluant toute livraison avant paiement.

Des avancées et une nouvelle réunion

Les deux ministres ont toutefois indiqué qu'il y avait un accord sur le prix, à 385 dollars les mille mètres cube  jusqu'en mars.

"D'ici une semaine (mercredi 29 octobre, Ndlr), la Commission européenne et l'Ukraine étudieront si elles peuvent apporter des liquidités pour honorer les factures de novembre et de décembre", a expliqué le miniostre russe. Et de regretter: "Jusque-là, aucune garantie n'a été fournie par Naftogaz ou la Commission."

L'Ukraine a demandé mardi 21 octobreaux Européens un "prêt additionnel de deux milliards d'euros", avait annoncé auparavant la Commission européenne, alors que la Russie réclame à Kiev eux milliards de dollars d'ici fin octobre pour reprendre ses livraisons de gaz suspendues en juin. Une demande qui "va maintenant être examinée en consultation avec le FMI et les autorités ukrainiennes", avait assuré un porte-parole de la Commission, Simon O'Connor.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 22:40 :
En sachant qu'à La Tribune les agences de notation internationale sont très prisées, alors je vous dis que Moody's. vient d'annoncer que la Chine peut remplacer l'Occident en termes de financement pour les entreprises russes visées par des sanctions. C'est officiel. Si la Russie fait ce pas l'Europe je ne dirais pas qu'elle va à la faillite, mais ce sera presque. Le Japon va tôt ou tard accepter l'offre russe de construire un gazoduc de gaz naturel (moins cher que le gaz liquéfié). Trois pays européens (la Serbie, la Hongrie et la Bulgarie) ont déjà fait savoir qu'elles ne participeraient pas des sanctions contre la Russie. Les pays du BRICS ont commencé leurs exportations de viandes et agroalimentaires vers le marché russe. Vous allez voir, la Russie s'en sortira renforcée et demain Poutine dira même merci à Obama et à ses laquais de Bruxelles. Le dicton "rira mieux qui rira le dernier" sera alors tout à fait d'actualité ! (Clément Ch.)
a écrit le 22/10/2014 à 12:21 :
Quand le gouvernement ukrainien comprendra que la Commission européenne ne veut pas l'aider? A ce stade, on peut formuler l'espoir que les électeurs ukrainiens feront le choix du pragmatisme en choisissant des représentants qui souhaitent entretenir de bonnes relations avec la Russie.
a écrit le 22/10/2014 à 11:33 :
Que peut croire le citoyen de la prétendue Union Européenne quand on y défend une aide financière à l'Ukraine tout en bridant la France ? quand on défend une Ukraine et qu'on refuse de défendre le Sahel où se battent des Français ? Comment ne pas avoir peur d'un tel bazar aux mauvais coups ?
a écrit le 22/10/2014 à 10:01 :
Pourquoi l'Allemagne qui est le principal pays à avoir besoin du gaz russe ne paye pas la note ? pourquoi les autres pays qui ont diversifié leurs approvisionnements d'énergie doivent participer ? Il faudrait commencer à leur faire la leçon. C'est la dépendance organisée de ce pays aux importations russes qui est à la source de ce problème. M Shröder est-il toujours en poste auprès de ses amis russes ?
Réponse de le 22/10/2014 à 11:37 :
Le pourquoi du comment est fondamental : Bismarck l'a déjà dit en se réjouissant de voir le coq gaulois user ses ergots dans les sables du désert africain, lui se préoccupant plutôt de l'Europe. On a tout faux en France dans ce foirail européen délétère.
a écrit le 22/10/2014 à 9:27 :
Poutine fait tout pour couler l'Ukraine et d'autres voisins comme d'habitude. Avoir un pays impérialiste nostalgique à ses frontières n'est jamais bon de la Finlande à la Moldavie en passant par la Géorgie, la Biélorussie, l'Ukraine etc.
a écrit le 21/10/2014 à 18:05 :
les americains veullent montre leurs influance sur le monde mais pas le cas avec Moscou. kiev doit payer ces dette envers Moscou s'ils veullent du gaz.
a écrit le 21/10/2014 à 17:17 :
Oui, mais au prix actuel de 385 dollars les 1.000 cubes, pas mal dès qu'on sait que l'Ukraine a toujours payé moins de 200 dollars quand elle faisait partie de la CEI. Cependant, la question des sources de financement qui permettraient à Kiev de régler sa dette gazière envers Moscou reste ouverte. On parle de l'Europe, du FMI mais rien n'est sûr. Pour obtenir la reprise des livraisons de gaz russe, la partie ukrainienne doit verser 1,451 milliard de dollars, soit une partie de cette dette qui s'élève à plus de 4,5 milliards de dollars et, détail très important, payer d'avance les volumes qu'elle souhaite recevoir.
a écrit le 21/10/2014 à 16:09 :
Grâce a l'argent de l'UE il n'y aura pas de problème, ni plus d'embargo... officieusement!
Réponse de le 21/10/2014 à 17:20 :
Ce contentieux n'a rien à voir avec l'embargo russe. Ici il s'agit d'une histoire entre la Russie et l'Ukraine par rapport au gaz russe que lui est livré. L'embargo russe avec les produits agroalimentaires de l'UE se doit aux sanctions commerciales contre la Russie. C'est toute une autre paire de manches...
Réponse de le 22/10/2014 à 9:01 :
Mais grâce a l'UE nous aurons du gaz russe passant par l'Ukraine!
Réponse de le 22/10/2014 à 18:06 :
Ce n'est pas encore signé ! il ne faut pas compter avec l'œuf dans le c** de la poule...
a écrit le 21/10/2014 à 15:36 :
C'est l'Ukraine plutot que la Russie qui espere cet accord, car l'Ukraine sans le gaz russe c'est des millions de foyers non chauffés cet hiver. Interessant la maniere dont les journalistes beni oui oui essaient de renverser les situations et d'inverser les rapports de force selon l'agenda qui leur ai donné
Réponse de le 21/10/2014 à 15:57 :
+ 1000
Réponse de le 22/10/2014 à 0:36 :
Vous êtes légèrement parano. L'article est clair à ce sujet, même si le sous-titre peut laisser penser le contraire, il s'agit bien d'une déclaration du ministre de l'Energie de la Russie, Alexander Novak. La Russie a également besoin de cet argent compte tenu de sa situation budgétaire difficile et des fuites de capitaux.
Réponse de le 22/10/2014 à 6:57 :
@N'importe : vous oubliez que la Russie a signé il y a quelques mois un contrat avec la Chine pour un montant de 400 milliards de dollars sur 30 ans .... Alors la nécessité financière de l'accord avec l'Ukraine est un peu à relativiser.
Réponse de le 22/10/2014 à 9:25 :
Le gazoduc avec la Chine demande plusieurs années avant fourniture donc grosse nuance entre les chiffres et la réalité actuelle.
Réponse de le 22/10/2014 à 18:10 :
Si c'était un gazoduc entre la Turquie et la France vous allait dire que le les délais sont tout à fait valables, mais puisqu'il s'agit de la Russie et la Chine (les deux immenses puissances industrielles de l'Asie) alors vous faites de la malveillance...Ce n'est pas le tunnel sous la manche, renseignez-vous d'abord...

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