Barrage de Sivens : les 5 critiques du rapport d'experts

L'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho souhaite stopper les travaux du barrage. Si le rapport établi par deux ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts estime l'arrêt du chantier "difficile", il suggère des améliorations.
C'est bouleversant qu'un jeune de 21 ans puisse trouver la mort dans une manifestation pour l'écologie, a estimé l'ancienne ministre.
"C'est bouleversant qu'un jeune de 21 ans puisse trouver la mort dans une manifestation pour l'écologie", a estimé l'ancienne ministre. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Un barrage contesté de toutes parts. Un rapport d'experts commandé par le ministère de l'Écologie, dont l'AFP a obtenu copie dimanche 26 octobre, critique fortement le projet de barrage de Sivens dans le Tarn. Le document établi par deux ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, qui doit être rendu public par la préfecture du Tarn dans le courant de la semaine, met notamment en avant des besoins surestimés, une étude d'impact "de qualité très moyenne" ainsi qu'"un financement fragile".

  • Batho demande l'arrêt du chantier

A tel point que l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho (PS) a demandé ce lundi 27 octobre l'arrêt des travaux du barrage alors qu'un jeune homme de 21 ans est décédé dans la nuit de samedi à dimanche après une manifestation contre ce projet samedi 25 octobre.

  • Un arrêt du chantier "difficile"

Très critique sur le projet, le rapport juge cependant "difficile" d'arrêter le chantier, "compte tenu de l'état d'avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole". Il propose d'améliorer le projet sur plusieurs points.

  • Surestimation des besoins "réels" d'irrigations

Le rapport critique tout d'abord une évaluation "contestable" des besoins "réels" d'irrigation, évoquant "une surestimation du volume de substitution destiné à l'irrigation d'au moins 35 %". Un surdimensionnement qui s'explique par une estimation des besoins établie "sur des données anciennes et forfaitaires".

Soutenu par le conseil général du Tarn, qui le juge indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et affirme qu'une autre zone humide sera recréée, le projet de barrage-réservoir prévoit de stocker 1,5 million de m3 d'eau.

  • Absence d'analyse d'alternatives

"Le choix d'un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles", une situation d'autant "plus regrettable que le coût d'investissement rapporté au volume stocké est élevé", note le rapport. Il qualifie en outre l'étude d'impact de "qualité très moyenne" et juge le financement du projet "fragile".

  • Mise en place d'un comité de suivi

Outre plusieurs recommandations techniques, le rapport préconise la mise en place d'un "comité de suivi multi-acteurs de la gestion des retenues (des barrages) de Sivens et de Thérondel afin que l'affectation des volumes et le projet territorial qui en découlera soient partagés par l'ensemble des acteurs locaux".

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Commentaires 15
à écrit le 02/11/2014 à 17:49
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Titre ambigu: le rapport "d'experts" (?) conclut qu'il faut continuer le chantier avec un "comité de suivi multi-acteurs" (sic). Il écarte donc l'hypothèse de l'arrêt du chantier, chère à nos écolos rétrogrades et/ou violents.

à écrit le 28/10/2014 à 13:25
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Ce projet comporte forcément des conflits d’intérêt ou prise illégales d'intérêt : nous avons suffisamment de surfaces agricoles et d'exploitants, alors pourquoi vouloir à tout prix créer un ouvrage qui est controversé car incohérent ? Qui a intérêt ...

à écrit le 28/10/2014 à 7:34
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le problème c'est choisir entre un barrage pour aider des agriculteurs qui travaillent pour nourrir la population et avoir une réserve d'eau de sécurité ou garder une zone dite protégée, protégée pour quoi pour avoir plus d'insecte; Je trouve que des...

à écrit le 27/10/2014 à 18:45
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A moins de connaître précisément le dossier afin d'évaluer la part de l'intérêt général, à des visions d'égo ou de bénéfices particuliers, je pense que le manque d'eau va sera au coeur des décennies à venir. Gouverner, c'est prévoir. Je suis donc enc...

à écrit le 27/10/2014 à 17:22
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Pour un ouvrage censé durer plusieurs siècles et anticiper les besoins d'irrigation et en eau futurs, une surestimation des besoins de 35% est une bien piètre critique... Les verts et rouges ne savent plus quoi trouver pour critiquer ce qu'ils sont i...

à écrit le 27/10/2014 à 14:48
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Batho c'était le niveau zéro d'un gouvernement qui déjà ne volait pas très haut...

à écrit le 27/10/2014 à 13:38
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Ca reste curieux de s'attaquer à une zône protégée avec un chantier dont le seul but réel est de diluer la pollution plus bas dans la vallée. Quand aux histoires de maïs, il serait temps de cultiver cette plante que dans les régions à haut niveau hy...

le 27/10/2014 à 13:58
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C'est un peu plus compliqué que cela: dans les Landes, les terrains ne conviennent que très peu aux céréales à paille. et que va-t-on faire des lisiers dans les zones de fortes productions animales comme la Bretagne (1/3 du maïs en France)? Le maïs p...

à écrit le 27/10/2014 à 13:05
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Tout cela n'est que gesticulation d'écolos qui cherchent à exister. Et qui sont les premiers responsables du décès de ce jeune homme qui n'aurait jamais dû se retrouver là. D'ici quelques années, on n'en parlera plus, et même mieux, ils vont devenir ...

le 27/10/2014 à 14:17
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On discute : ça occupe très longtemps, et pendant ce temps là, on est heureux et on ne fait rien...

à écrit le 27/10/2014 à 12:36
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De quoi se mêle Mme Batho cette représentante du lobby allemande du charbon et de la lignite (voir le dernier pic de pollution ou elle défendait contre météo-France ses amis charbonnier allemand).

le 27/10/2014 à 14:24
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Il faut bien qu'elle vive : le salaire et les indemnités de parlementaires sont insuffisants pour un ancien ministre !

à écrit le 27/10/2014 à 11:13
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Au rythme ou ça va, des qu'il y aura un grand chantier, des hordes de "militants" débarqueront pour l'ambiance et il faudra stopper le chantier malgré les engagements financiers. Désolé Mme Batho mais ce n'est pas ça la démocratie. Condoléances à la...

le 27/10/2014 à 12:01
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En effet, ce n'est pas ça... Le fonctionnement présent s'appelle de la monarchie... La démocratie consiste a demander l'avis des gens AVANT de décider de leur chier devant le paillasson... Ca éviterait justement ce genre de situation compliqué a post...

le 27/10/2014 à 13:26
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"privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles" peut-être que le choix initial a été fait parce que ça en arrangeait certains ? Si c'est décidé et géré localement, les gens y habitent et ont des terres. Si leur noyade est compen...

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