Alstom : le gouvernement autorise le rachat par General Electric

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L'équipementier français, qui fabrique les TGV, créera avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur.
L'équipementier français, qui fabrique les TGV, créera avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur. (Crédits : reuters.com)
L'État français s'est donné 20 mois à partir de la clôture des opérations, attendue au premier semestre 2015, pour acquérir 20% du capital d'Alstom sur le marché ou auprès de Bouygues, principal actionnaire du groupe.

Feu vert du gouvernement. Le ministre de l'Économie et de l'Industrie, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi 5 novembre avoir autorisé le rachat de l'essentiel des activités énergétiques du groupe industriel français Alstom par l'Américain General Electric.

"Cette autorisation était une étape nécessaire", est-il rappelé dans le communiqué du ministère. En pleine bataille pour le rachat du pôle énergie d'Alstom, que convoitait également le tandem Siemens-Mitsubishi Heavy Industries, le gouvernement s'était en effet doté le 14 mai d'un décret élargissant notamment à l'énergie et aux transports son droit de veto en cas de visées étrangères sur des entreprises stratégiques françaises.

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Alstom a de son côté annoncé la convocation le 19 décembre d'une assemblée générale de ses actionnaires pour approuver cette opération.

La France devra acquérir 20% du capital d'Alstom

Le conglomérat américain GE a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom, qui représentent 70% du chiffre d'affaires du groupe français.

L'État français s'est aussi donné 20 mois à partir de la clôture des opérations, attendue au premier semestre 2015, pour acquérir 20% du capital d'Alstom sur le marché ou auprès de Bouygues, principal actionnaire du groupe avec une part de 29,4%. Dans l'intervalle, Bouygues a accordé un prêt de titres à l'État, qui permet à ce dernier de disposer de relais au conseil d'administration et de peser sur la stratégie.

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L'équipementier français, qui fabrique les TGV, créera également avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur. Dans le même temps, Alstom va racheter à l'Américain son activité de signalisation ferroviaire pour renforcer son pôle transport, sur lequel il entend se recentrer à l'avenir.

Chute du bénéfice au 1er semestre

Alstom a par ailleurs annoncé ce mercredi une amélioration de ses marges dans le Transport au titre de son premier semestre 2014-2015 et fourni des prévisions à moyen terme pour ce pôle. Il a enregistré au premier semestre un résultat net part du groupe de 255 millions d'euros (-32%), un résultat opérationnel de 152 millions (+21%) et un chiffre d'affaires de 3.056 millions (+13%), sa marge opérationnelle atteignant ainsi 5,0% contre 4,7% au premier semestre 2013-2014.

Entre le 1er avril et le 30 septembre 2014, Alstom a enregistré 6,4 milliards d'euros de commandes, représentant plus du double des commandes du premier semestre de l'année dernière.

Pour le moyen terme, son chiffre d'affaires est attendu en croissance de plus de 5% par an à périmètre et taux de change constants, et sa marge opérationnelle devrait "s'améliorer graduellement dans la fourchette de 5-7%".

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Commentaires
a écrit le 09/11/2014 à 16:50 :
Merci à la gauche de laisser racheter les plus belles entreprise par des multinationales étranger, ils n'ont pas fait mieux de la droite de Mr Sarkosi et de Mr chirrac..... Nous somme gouverner pas des gents foutes.... Ou est la s'offre garde de l'intérêt francais.....
a écrit le 05/11/2014 à 11:53 :
C'était bien la peine d'en faire tout un plat.
Pôle Emploi va pouvoir recruter pour gérer les nouveaux arrivants.
Réponse de le 05/11/2014 à 13:37 :
bossé le Montebourg, il a bien fait monter les enchères, n'a jamais pensé à un rapprochement avec Siemens qui n'est pas au mieux et qui vient d'annoncer des licenciements.
Etant donné la situation budgétaire, y'avait pas possibilités de faire mieux!
C'était le meilleur compromis!
Y'a peut-être des petits malins ici qu'avaient des solutions miracles?????
a écrit le 05/11/2014 à 11:52 :
Et Montebourg, qu'est ce qu'il en dit ? L’argent pour acheter les 20% il l'a rangé où ? Il a oublié de le dire à son successeur ...
Réponse de le 05/11/2014 à 12:02 :
L'argent, tu sais, quand on le veut, on le trouve. ;-)
a écrit le 05/11/2014 à 9:50 :
Comme on s'attendait. Des plans sociaux au menu ?
a écrit le 05/11/2014 à 9:09 :
Au lieu de gère leur budget et la France correctement, le gouvernement laisse gonfler la dette et "joue" au flicage en utilisant NOTRE argent sans aucun objectif économique
a écrit le 05/11/2014 à 8:16 :
Dépeçage et chômage au programme.
a écrit le 05/11/2014 à 8:10 :
Ho quel surprise!!!
comme si le gouvernement avait d'autres choix!

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