Article mis à jour le 8 mars à 8:55
Le ton monte encore d'un cran entre Veolia, qui en octobre a acheté à Engie 29% des actions de Suez, et qui en février a déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers une offre publique d'achat (OPA) sur le reste de son capital, et sa cible. Dans une déclaration rendue à l'AFP dimanche, Veolia menace les administrateurs de Suez de les poursuivre en justice, s'ils devaient autoriser des cessions d'actifs que Veolia considère comme "stratégiques".
"Si ces cessions devaient aboutir, alors toute discussion avec la direction de Suez serait de facto impossible", affirme d'ailleurs Veolia, cité par Reuters, tout en annonçant qu'il "organisera cette semaine une conférence de presse pour annoncer une proposition de nature à sortir de cette situation par le haut".
Suez aurait en effet engagé des négociations avec la société Cleanaway Waste Management Ltd pour lui céder ses activités australiennes dans le traitement des déchets, ainsi qu'avec le fonds I Squared Capital pour lui vendre ses activités dans les déchets au Royaume-Uni, a dévoilé la presse cette semaine. Or, dans un communiqué du 26 janvier, Veolia avait déjà déclaré qu'il s'opposerait "par tous les moyens de droit" "à toute cession d'actifs stratégiques de Suez contraire à son projet industriel". Celles-ci incluaient les "activités de Suez (...) au Royaume-Uni et en Australie dans les déchets". "Les deux actifs en voie d'être cédés représentent 80% de l'activité 'déchets' de Suez hors de France", calcule dimanche Veolia.