Comment la filière nucléaire compte recruter au pas de course des dizaines de milliers de travailleurs
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Un soudeur suivant une formation a l'ecole hefais
BENJAMIN MALLET
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Un soudeur suivant une formation a l'ecole hefais
BENJAMIN MALLET
Après l'annonce politique, vient la mise en pratique. Et celle de la « renaissance » du nucléaire en France, proclamée par Emmanuel Macron début 2022, promet de donner du fil à retordre à la filière. Car l'intention ne suffira pas : EDF et les autres industriels concernés n'auront d'autres choix que d'aligner leurs compétences sur ce défi immense, une condition sine qua non à sa réussite.
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Et pour cause, ce dernier a été très « fragilisé » par une longue « rupture de charge », a lui-même reconnu Emmanuel Macron lors de son fameux discours de Belfort, le 10 février 2022. Le gigantesque plan Messmer de 1974, qui a donné un coup d'accélérateur au déploiement de cette source d'électricité décarbonée en France, semble en effet bien loin : aucun nouveau réacteur n'a été mis en service sur le territoire depuis plus de vingt ans. De quoi amputer l'industrie tricolore d'une partie de son savoir-faire. Et écorner un peu plus l'image du nucléaire, alors que le chantier du seul EPR en construction dans l'Hexagone, à Flamanville, piétine depuis plus de quinze ans.
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