Déchets nucléaires: pourquoi Orano remporte un contrat de plus de 1 milliard avec l’Allemagne
Juliette Raynal
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Orano creuse ses pertes, les negociations en chine continuent
Jean-Paul Pelissier
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Orano creuse ses pertes, les negociations en chine continuent
Jean-Paul Pelissier
Un peu plus d'un milliard d'euros. C'est la somme que va recevoir l'industriel français Orano, spécialisé dans le recyclage des déchets nucléaires, grâce à un méga contrat conclu officiellement, ce jeudi 19 août, avec l'Allemagne. Ce contrat porte sur le retour de l'intégralité des déchets nucléaires allemands encore entreposés au sein de l'usine Orano de La Hague (Manche). Cette annonce marque la formalisation d'un accord de principe dévoilé à la mi-juin par les gouvernements allemand et français.
Entre 1977 et 1991, des contrats de traitement de combustibles usés ont été signés entre Orano (à l'époque Cogema) et quatre électriciens allemands : PreussenElektra, RWE, ENBW et Vattenfall. Dans le cadre de ces contrats, les quatre électriciens ont envoyé depuis leurs centrales quelque 5.310 tonnes de combustibles nucléaires usés.
Sur le site de La Hague, ces combustibles ont été traités afin de séparer les matières valorisables, notamment le plutonium, des déchets ultimes. Ces déchets ultimes (environ 4% des combustibles usés) sont des déchets à haute activité radioactive à vie longue.
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La loi française prévoit que les déchets nucléaires qui entrent en France, notamment pour y être traités à l'usine de La Hague, ne peuvent rester à terme sur le territoire national. De 1996 à 2011, Orano a donc procédé au renvoi des déchets de haute activité radioactive. Les fameux déchets vitrifiés. Au cours de cette période, "plus de 3.000 conteneurs de déchets vitrifiés de haute activité à vie longue ont été renvoyés", précise le porte-parole d'Orano. Mais le reliquat, dont la quantité précise n'est aujourd'hui pas communiquée, demeure, dix années plus tard, encore stocké à l'usine de La Hague.
Juliette Raynal