Energie : Pécresse veut « sortir progressivement du nucléaire »… en Île-de-France

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Sobriété énergétique, développement des énergies renouvelables (EnR), déploiement de la mobilité propre, développement de l'efficacité énergétique, encouragement de l'innovation sur les technologies d'avenir et structuration des filières relatives aux métiers de la transition énergétique sont les six directeurs de la stratégie énergétique et climatique de la région.
Sobriété énergétique, développement des énergies renouvelables (EnR), déploiement de la mobilité propre, développement de l'efficacité énergétique, encouragement de l'innovation sur les technologies d'avenir et structuration des filières relatives aux métiers de la transition énergétique sont les six directeurs de la stratégie énergétique et climatique de la région. (Crédits : Reuters)
La présidente du conseil régional d'Ile-de-France et quinze acteurs publics et privés se sont engagé ce 13 juillet 2018 à réussir ensemble la transition énergétique de l’Île-de-France.

Sobriété énergétique, développement des énergies renouvelables (EnR), déploiement de la mobilité propre, développement de l'efficacité énergétique, encouragement de l'innovation sur les technologies d'avenir et structuration des filières relatives aux métiers de la transition énergétique.

Ce vendredi 13 juillet, la présidente (LR) du conseil régional d'Île-de-France Valérie Pécresse et son vice-président (UDI) Jean-Philippe Dugoin-Clément chargé de l'Ecologie et du Développement durable, se sont engagés avec les quinze acteurs publics et privés ayant participé à l'élaboration de leur stratégie énergétique et climatique à décliner ces six axes directeurs.

La région francilienne doit en effet fournir encore beaucoup d'efforts si elle veut devenir, comme l'espère, la référence européenne en matière d'environnement. Elle importe près de 90 % de l'énergie qu'elle consomme et dans les 10 % qu'elle produit, seuls 8 % sont d'origine renouvelable. Or, d'ici à 2030, elle veut atteindre 25 % d'énergies renouvelables voire 45 % en 2050.

Sobriété et hydrogène

« Aujourd'hui, la région engage sa responsabilité pour dessiner un chemin de progrès vers une Île-de-France décarbonée en assumant de sortir progressivement du nucléaire », a déclaré Valérie Pécresse avant d'ajouter aussitôt : « en revanche, nous sommes très attachés à préserver le capital francilien de recherche scientifique et technique liée aux technologies de l'atome, notamment dans le domaine médical et celui de la sûreté ».

Jean-Jacques Guillet, président (LR) du Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Ile-de-France (Sigeif), est « lucide » : « nous n'arriverons pas à être à 100 % d'EnR, mais l'Ile-de-France doit être de moins en moins dépendante ». Pour Jacques JP Martin, patron (LR) du Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (Sipperec), la région doit « avancer d'un cran » sur l'hydrogène.

Chez GRTGaz, le représentant souhaite justement « une complémentarité entre les réseaux électrique, les réseaux gaz et la production d'hydrogène » quand Enedis veut les raccorder pour « développer les énergies renouvelables et déployer des solutions d'autoconsommation ». Du côté de GRDF, l'accent est mis sur la sobriété, les éco-gestes et la technologie de même que chez RTE, la volonté affichée est de « contribuer à la promotion de la sobriété énergétique et d'accélérer la mobilité propre ».

Un suivi annuel

Outre Seine-et-Marne Environnement, huit agences locales de l'énergie et du climat (ALEC) déclineront aussi chacun de ces aspects, dont celle de l'Ouest-Essonne qui a promis de « toujours remettre le sujet de la transition énergétique sur le tapis ». « On sera la cheville ouvrière, on mènera la bataille sur le terrain, a déclaré sa porte-parole, et on ira leur expliquer un par un si l'on veut atteindre ces objectifs ô combien ambitieux ».

Plus généralement, au regard des discours des uns et des autres, la géothermie, qui consiste à prélever de l'eau d'une nappe phréatique pour stabiliser la température d'un lieu, comme la méthanisation, qui transforme les déchets organiques en fertilisant et en biogaz avant d'être injecté dans les tuyaux, semblent s'imposer comme les ressources renouvelables à prioriser.

« Pour être crédibles, on va décliner chacun de ces objectifs avec une montée en puissance progressive chaque année, a confié Valérie Pécresse à La Tribune en marge de cette réunion, que ce soit sur l'achat de bus propres, les transports en général, l'isolation, la production d'énergies renouvelables, l'ouverture de centres de productions...  Chaque année, on verra où on en est. »

Prochaines étapes "vertes" du conseil régional : la feuille de route sur l'économie circulaire promise cet automne et la « stratégie écomatériaux » qui devrait être adoptée d'ici à la fin de l'année 2018.

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Commentaires
a écrit le 16/07/2018 à 15:46 :
Pour quoi ce titre sur la sortie du nucléaire alors que l'article ne parle pas de cela?

juste pour faire du buzz? Fake news?
a écrit le 16/07/2018 à 11:58 :
Ce sont des solutions qui vont dans le bon sens, mais pas faciles à mettre en œuvre.
Surtout, on peut considérer que l’hydrogène n'est pas une énergie en soi, mais avant tout un moyen de stockage. C'est très bien que l'on maitrise déjà la technologie, le potentiel en semble important.
Le potentiel éolien étant limité en IDF, le solaire semble avoir plus de potentiel, vu la densité de la population et l’étalement des constructions.
Les centrales à incinération n'étant pas la solution miracle, mais les UIOM se sont améliorées et une part des déchets peut être valorisée (même si cela reste symbolique pour le moment (https://www.ademe.fr/expertises/dechets/passer-a-laction/valorisation-energetique/dossier/lincineration/lessentiel-lincineration).
En géothermie, son usage thermique semble performant, par contre je crois que la production d’électricité revient à 20 centimes le kWh (http://www.geothermie-perspectives.fr/article/etude-devaluation-potentiel-developpement-geothermies-en-ile-france).

Les solutions et expertises sont multiples : https://www.ademe.fr/recherche-innovation/collaboration-lagence-internationale-lenergie
Quand au nucléaire, les problèmes semblent tout aussi multiples.
a écrit le 16/07/2018 à 11:15 :
Comment vas t elle procéder...encore une utopiste comme beaucoup...aujourd'hui il faut environ 750 éoliennes pour un réacteur de 900 mégawatts !
Ah j'ai trouvé la solution, on va tous pédaler...que des avantages.
a écrit le 16/07/2018 à 9:18 :
Sortir l'Ile de France du nucléaire, c'est fantastique! Mais ça ne va pas être de la tarte de démanteler la centrale de Nogent sur Seine : c'est gros.
a écrit le 16/07/2018 à 8:37 :
encore une qui marche à côté de ses "pompes", beaucoup de pays plaident pour le nucléaire et en France, comme toujours d'ailleurs, sauf pour nous pomper) veut le supprimer, alors la bougie aura de beaux jours.
a écrit le 16/07/2018 à 3:03 :
La France est "importateur net" d'énergie d'Allemagne depuis des années car l'énergie y est moins chère grâce notamment aux renouvelables. La génération 3 et 3+ des EPR est trop coûteuse désormais et dépassée. La Chine en maîtrise à présent la technologie comme pour les TGV, sans pourtant en faire assez baisser les coûts. La cour des comptes britannique le rappelle en soulignant que les énergies renouvelables sont moins chères et l'éolien offshore déjà plus de 2 fois moins cher et çà va continuer. Par ailleurs les formes de stockage massif comme l'électrolyse et méthanation dont les rendements respectifs sont désormais de plus de 90% et de plus de 80 % (85% en phase industrielle) deviennent également compétitifs. Il n'y a donc plus lieu d'investir dans les EPR. Seulement dans les façons de se débarrasser des déchets à hauts risques dont le durée de vie dépasse les 100.000 ans donc plutôt dans Astrid que dans Cigéo. L'avenir est en priorité à l'efficacité énergétique qui est la meilleure approche, suivie par les renouvelables et le stockage. Le nucléaire des années 70 c'est fini. Ne pas en prendre conscience c'est couler d'avance. Valérie Pécresse a donc raison.
a écrit le 15/07/2018 à 11:00 :
je suis pas d'accord, il suffit de voir l'Allemagne, dépendre du charbon et du gaz, et de l'énergie nucléaire fourni par la France, il est impossible de se passer du nucléaire,
Donc il faut construire une cinquantaine d'EPR, qui permettront de continuer de fournir à bas prix et d'en vendre, comme l'a fait notre parc nucléaire, l'utilisation du mox permettra de limiter les déchets. d'ailleurs, les centrales EPR chinois démarrent, en Finlande ils sont en test avant démarrage, Flamandville est en retard, mais ce sont des histoire de béton. je n'ai rien contre le solaire, l'eolien, l'isolation, mais ce ne sont pas des énergies de masse, comme l'hydraulique, le thermique, le nucléaire. Il y a néanmoins une piste en énergie de masse, c'est la géothermie profonde, il faut trouver le moyen de l'exploitation, il y a un petit projet test en court financer par la caisse des dépôts.
Depuis le 7 juin 2016, de la centrale de Rittershoffen, à quelques kilomètres de Soultz, mise en place par Électricité de Strasbourg (ES). L'installation puise de l'eau (très salée) à 2.600 mètres de profondeur, et la recueille entre 150 à 170 °C, avec une capacité de 24 MW thermiques (c'est-à-dire sous forme de chaleur).
Réponse de le 15/07/2018 à 15:26 :
Et les inconvénients de la géothermie ?
ils ne sont pas négligeables à mon sens ( affaissements, glissements, terre appauvrie, diffusion de souffre, pas de plantations...)
Réponse de le 16/07/2018 à 3:29 :
@ Gégé : l'Allemagne comme la Pologne ont un sous sol riche en charbon avec un historique et des emplois. On ne ferme donc pas du jour au lendemain un secteur historiquement bien établi et c'est pareil pour le nucléaire en France. Mais çà n'a rien à voir avec les renouvelables qui n'ont besoin que du vaste réseau européen Entso-e comme c'est le cas depuis longtemps pour toutes les énergies, et d'une part de stockage. La France importe d'Allemagne en net depuis des années car l'énergie y est moins chère grâce notamment aux renouvelables. Vous sous estimez la puissance du solaire sous sa forme hybride thermique + PV ou de l'éolien etc. On a jusqu'à présent fait beaucoup de gaspillages et vous continuez à raisonner de cette manière qui est intenable pour les ressources car le nucléaire n'apporte qu'un peu plus de 20% des énergies dont nous avons besoin. Vous faîtes donc fausse route dans vos raisonnements. De même la géothermie ne se résume pas à la géothermie de grande profondeur mais à de nombreuses formes comme l'utilisation de la chaleur ou du froid maritime, de la géothermie bi source (sol-air) ou tri sources (sol, air, solaire) ou la meilleure source est utilisé en fonction de la température pour les quartiers. Mettez du solaire thermique et surtout hybride si vous avez une maison, ou êtes dans un immeuble et vous allez comprendre l'apport courant très élevé en eau chaude (plus de 65%) et en chauffage (plus de 50%). Ajoutez du solaire PV sur les vitrages vous aurez en moyenne 40% de plus. Sur la toiture 40% de plus. Sur les façades les mieux orientées, encore 40% de plus. Vous aurez trop d'énergie au final. Une pompe à chaleur de Cop supérieur à 5 fera le complément quand nécessaire. Mais vous aurez de l'énergie "locale" sans les coûts élevés de transport ni les lignes etc. Les formes de stockages locales sont multiples désormais, y compris le stockage estival pour l'hiver etc. Voyez l'exemple de Drake Landing au Canada avec le seul solaire thermique, quelques forages à 37 m de profondeur seulement et une couverture à au moins 98% d'eau chaude et chauffage les hivers les plus froids et sinon plus de 100%. Vous en êtes resté à un modèle centralisé au lieu de vous ouvrir à l'ensemble des technologies les plus efficientes et qui répondent à tous les besoins énergétiques et la liste est longue mais il faut connaître le sujet.
a écrit le 15/07/2018 à 9:26 :
un effet d annonce pour exister ! nos satellites nous montrent bien le gaspillage terreste (éclairage ext ....)

quant au recyclage de million de cubes de déchet ? MOTUS mais cela incombe a l administrateur mr Hulot
Réponse de le 15/07/2018 à 10:32 :
C'est la touche finale d'un concept plus large consistant a ne faire que consommer ce qui est produit ailleurs (énergie, bouffe, produits manufacturés) , et renvoyer les ordures. L'Ile de France est un parasite géant, consommant toutes les ressources de la nation, et ne produisant strictement rien d'autre que des politocards, et des ordures.
Réponse de le 15/07/2018 à 18:27 :
Le jour ou vous voudrez savoir sur le recyclage des dechets, vous irez vous renseigner sur le net plutot que de poser de creuses questions. Google est ton ami.
a écrit le 15/07/2018 à 7:53 :
c'est ben vrai çà, pourquoi garder une chose qui marche et a permit à la France d'avoir l'énergie la moins chère d'europe.
Réponse de le 15/07/2018 à 18:30 :
Parce que le nucleaire pas cher est une imposture car n'est couvert par une assurance derisoire, et parce que cette generation egoiste au possible refile aux generations futures le cout du demantelement et du stockage des dechets non provisionnes.
a écrit le 15/07/2018 à 7:43 :
Pour réussir "la transition énergétique en Île-de-France, je propose de mettre des éoliennes aux Champs-Élysée et son palais, dans la cours de Matignon, au Sénat. De remplacer l'Obélisque de la Concorde par une de ces aberrations écologiques que l'on implante n'importe où, mais surtout à "la Campagne", quitte à y pourrir le paysage. De raser le bois de Vincennes afin d'y installer des panneaux solaires. J'en ai d'autres, il suffit de me demander.
a écrit le 15/07/2018 à 7:27 :
Quand est ce que les bâtiments publiques ne seront pls energivores quand je vois les fenêtres des ministères pas le top au niveau des dernières techniques par exemple alors qu’on bassine les gens sur cette source de perte d’energie.
a écrit le 14/07/2018 à 20:47 :
elle va remplacer Segolene qui nous manque tant...il faut songer a la caser elle aussi
a écrit le 14/07/2018 à 18:51 :
Valerie, nous aimerions bien connaitre votre programme pour les lapins, c'est important les lapins est ça fait plusieurs années, hollande puis macron que rien n'est fait pour nous et que c'est pas juste.

Alors voila, donnez nous votre ambition pour les lapins, en plus on a de tres jolies oreilles, comme vous, enfin non pas pareilles mais les votres sont tres bien aussi
a écrit le 14/07/2018 à 17:43 :
Elle veut sortir de la famille nucléaire cher à Todt, vous avez mal compris...
a écrit le 14/07/2018 à 16:52 :
Cela fait peur des politiques qui ne connaissent pas les sujets et qui se montent un film en petit comité, estimant être là pour contrôler nos vies...
a écrit le 14/07/2018 à 16:23 :
Pécresse qui ne sert à rien devrait sortir ..gentiment de la politique et se trouver enfin un métier....
a écrit le 14/07/2018 à 16:00 :
... la France a plus de 80 centrales...
même si Paris sort tout doucement...
si ça pète a un endroit , le rayon touché est de plus de 300 km...

A mon sens ce n’est pas sujet » régional » mais plutôt National...

A cours d’idée Mme ex- ump ?
a écrit le 14/07/2018 à 14:18 :
C'est une vrai blonde?
Réponse de le 14/07/2018 à 22:26 :
Perso, j'aimerais vraiment pas être obligé de vérifier...
Réponse de le 15/07/2018 à 2:49 :
Oui, avec des racines brunes.
Réponse de le 15/07/2018 à 10:30 :
Oui, teinte en brune.
L'Intelligence Artificielle est à la mode :-)
a écrit le 14/07/2018 à 13:59 :
Objectif difficile mais la prise de conscience et le volontarisme sont à saluer
Réponse de le 14/07/2018 à 15:58 :
En matière de prise de conscience bénéfique à l’environnement, il vaudrait mille fois mieux que les écologistes ouest-européens prennent exemple sur ceux de Finlande, qui viennent d’abandonner leur idéologie antinucléaire.

Ça permettrait de décarboner efficacement l’électricité européenne en vingt ans, comme l’a fait la France, et d’entamer rapidement la décarbonation de l’économie européenne.

Et au passage, ça permettrait d’éviter des dizaines de milliers de morts chaque année (des vrais, pas des imaginaires).
Réponse de le 15/07/2018 à 18:33 :
Vous parlez de l'EPR de Finlande, vous etes amusant, les Finlandais ne sont pas prets de recidiver et si jamais, certainement pas avec nous.
a écrit le 14/07/2018 à 11:38 :
l'IDF c'est 12 millions d'habitants entassés sur 12 000 km2, soit 19% de la population entassée sur 2.2% du territoire...
Du point de vue écologique ça revient à faire de l'élevage de porc en batterie, ce qui est tout sauf écologique.

Le seul moyen serait de vider l'IDF et de renvoyer les populations vivre dans des hameaux avec des collectivités (quasi) autonomes en eau, en énergie, en nourriture.
a écrit le 14/07/2018 à 11:24 :
elle tombe vraiment dans le populisme de base, après une augmentation du SMIC de 15%, voilà qu'elle annonce une sortie du nucléaire. Jusqu'où va-t-elle se coucher pour des voix? qu'elle rejoigne macron, les mêmes populistes.
a écrit le 14/07/2018 à 9:26 :
Quelle nouvelle !
Pour exister elle pourrait essayer le harcelement ..... ou la discrimination salariale des femmes c'est trés mode !

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