Energies renouvelables : la France moins attractive que l'Allemagne et la Chine

Les tergiversions du gouvernement quant à la feuille de route de la transition énergique "peuvent avoir contribué à ce positionnement" en retrait, selon le cabinet d'étude EY.
L'attractivité des pays est mesurée à l'aune de plusieurs critères, comme l'environnement macroéconomique, le climat d'investissement, l'approvisionnement et la sécurité énergétiques, les soutiens aux renouvelables, etc.
L'attractivité des pays est mesurée à l'aune de plusieurs critères, comme l'environnement macroéconomique, le climat d'investissement, l'approvisionnement et la sécurité énergétiques, les soutiens aux renouvelables, etc. (Crédits : DR)

La France compte toujours parmi les 10 pays les plus attractifs pour les énergies renouvelables. Pour le moment du moins, puisque, en l'espace de six mois, l'Hexagone a reculé de la 7e à la 8e place, selon un baromètre établi par le cabinet EY. Les Etats-Unis, la Chine et l'Inde demeurent, dans l'ordre, sur les trois marches du podium.

Les tergiversations autour de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route de la transition énergétique, dont seul le volet lié aux énergies renouvelables a été publié par le gouvernement, "peuvent avoir contribué à ce positionnement un peu plus en retrait", a expliqué à l'AFP Alexis Gazzo, associé EY en charge des énergies renouvelables.

     | Lire La transition énergétique française en panne sèche

Second pays européen figurant dans ce Top 10, l'Allemagne cède également du terrain, arrivant à la 5e place. Outre-Rhin, ce recul est lié à la volonté de Berlin de limiter à 40-45% la production d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2025. Paris et Berlin ne sont toutefois pas les seuls pays du Vieux continent touchés par cette baisse, souligne l'étude puisque "presque sans exception, les marchés européens affichent une chute de leur indice d'attractivité en matière d'investissement dans les énergies renouvelables".

Forte progression des émergents

A contrario, "les marchés les moins matures tirent leur épingle du jeu, à l'image de l'Amérique latine, de l'Afrique ou encore de l'Asie", note EY. Le Brésil se place à la 6e place, juste devant le Mexique, 7e. Et l'Afrique du Sud arrive 11e, devançant le Maroc (14e) et l'Egypte (16e).

Avec sa 4e place, le Chili a continué son ascension dans le classement. "Bien qu'il soit un marché énergétique relativement petit en termes absolus, le Chili continue d'attirer une pléthore de projets de plusieurs gigawatts et constitue l'un des premiers marchés au monde où des projets viables économiquement peuvent concurrencer directement les autres sources d'énergie", a expliqué EY.

Un autre pays d'Amérique latine, l'Argentine, débarque à la 18e place de ce classement -qui en compte 40- grâce à "la transformation de l'économie et (au) déploiement d'un programme d'énergies renouvelables ambitieux", sous l'impulsion du nouveau président de centre-droit Mauricio Macri.

(avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 18/05/2016 à 7:50
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La seule solution consiste à mettre une taxe sur l'énergie pour financer les charges sociales: notre énergie que nous produisons est trop bon marché, et cause notre perte de compétitivité. Qui le comprendra?

à écrit le 14/05/2016 à 14:20
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Rien d'etonant. Il ne faut pas chercher ailleurs nos malheurs que dans la puissance du lobby nucleaire, moribond mais encore puissant et capable d'intoxs. Segolene essaie donc de developper les EnR mais mollement, tentant de menager la chevre et le ...

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