La mégapole se montre trop timide vis-à-vis des entreprises qui polluent la ville, révèle une enquête ministérielle. La qualité de l'eau notamment se dégrade.
Des décharges de déchets anciennes voire illégales
Des 259 échantillons d'eau analysés, 88 se sont révélés être inadaptés y compris à une utilisation industrielle ou agricole. Globalement, l'équipe d'enquête a signalé une dégradation significative de la qualité de l'eau dans certains quartiers depuis 2013, ajoute Reuters.
Alors que la ville a décidé de reporter de 2016 à la fin de la décennie son objectif d'amélioration des standards pour le traitement des eaux usées, le gouvernement chinois pointe du doigt l'existence encore de trop nombreuses décharges de déchets anciennes voire illégales, dont les fuites viennent polluer les nappes d'eau souterraines de Shanghai.
Un enjeu de développement
Principale faute de la municipalité, une mise en œuvre encore trop timide de la loi vis-à-vis des activités illicites. En raison d'amendes encore trop légères pour dissuader les pollueurs, 800 entreprises dont l'arrêt de la production avait été ordonné en 2013 sont encore en activité, observe le gouvernement. Cette approche laxiste pourrait toutefois aussi avoir un impact économique négatif :
"La qualité environnementale reste un important point faible qui affecte le développement global de la ville", soulignent les autorités nationales.
Shanghai n'est toutefois pas le seul pécheur en Chine. Les contrôles menés autour du pays l'année dernière ont révélé que malgré quelques progrès dans la lutte contre la pollution de l'air - qui préoccupe significativement la population -, la qualité de l'eau se dégrade dans plusieurs régions, lit-on dans les rapports officiels publiés en novembre et cités par Reuters.
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