Et si on s'inspirait du vivant pour changer la ville ?

 |   |  1076  mots
Après la végétalisation, les aménagements paysagers, la débitumisation, place à un habitat qui tire parti des compétences animales et végétales.
Après la végétalisation, les aménagements paysagers, la "débitumisation", place à un habitat qui tire parti des compétences animales et végétales. (Crédits : Pixabay)
Ventiler un bâtiment comme une termitière, fluidifier la circulation à la manière des protéines... Pour bâtir et organiser la cité, architectes et urbanistes prennent désormais exemple sur la nature.

Le sujet ne fait plus débat. De la rétention des eaux de pluie à la lutte contre l'effet îlot de chaleur en passant par l'absorption de dioxyde de carbone ou la reconstitution de trames de biodiversité, la liste des bienfaits de la nature en ville ne cesse de s'allonger. Plus récemment, ses impacts sur le bien-être et la santé humaine eux-mêmes ont été démontrés.

Le mouvement est lancé dans de nombreuses collectivités. Depuis 2015, tout Parisien désireux de cultiver un site de son choix, qu'il s'agisse d'une jardinière au coin de sa rue, de plantes grimpantes sur un mur ou d'un potelet transformé en installation végétale peut demander un « permis de végétaliser ».

L'équipe d'Anne Hidalgo, qui revendique la végétalisation de près de 40 hectares depuis le début de la mandature, souhaite accélérer cette dynamique pour atteindre son objectif de 100 hectares, avec la création, dès 2020, de forêts urbaines sur les sites de l'Hôtel de Ville, les abords de l'Opéra Garnier, le parvis de la gare de Lyon et une voie des berges de Seine rive droite. Ces projets s'inscrivent dans le plan de « débitumisation » entamé il y a un an, qui comprend notamment la transformation d'une centaine de...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2019 à 10:52 :
Y a plus simple, on emmène les villes à la campagne.
a écrit le 08/10/2019 à 13:18 :
"Le sujet ne fait plus débat" : ah non effectivement, quand on voit la façon dont se développe l'urbanisme aujourd'hui, il est certain que le sujet n'a jamais fait débat ni chez la plupart des promoteurs, ni dans les Municipalités :-(( !!
a écrit le 08/10/2019 à 8:44 :
Maintenant que l'on sait que la nature fait beaucoup mieux que l'homme en matière d'agriculture, la permaculture écrase l'agroindustrie, merci internet sinon jamais cette vérité n'aurait été diffusée, je pense qu'il est temps d'arrêter de faire confiance aux propriétaires de capitaux et d'outils de production pour faire avancer la société humaine.

Après avoir anéantie les 3/4 des espèces vivantes sur cette planète il serait temps...
Réponse de le 09/10/2019 à 19:06 :
« Les propriétaires de capitaux et d'outils de production »... Aujourd'hui, il s'agit bien souvent d'ordinateurs et de cerveaux, la rhétorique marxiste ne fonctionne plus, au grand dam de ses partisans. Tout le monde peut être capitaliste !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :