Ardian confirme avoir "travaillé" sur une telle offre, "soutenue par les salariés de Suez et son conseil". Pour la finaliser, il affirme toutefois avoir besoin de "6 semaines de due diligence".
Dans un communiqué, le fonds dirigé par Dominique Senequier annonce qu'il renonce à déposer son offre à Engie pour racheter Suez dans le contexte et dans les délais actuels. Ce dernier soutient sa décision mais promet de continuer à se battre par "tous les moyens" contre une opération jugée "hostile".
Alors que le conseil d'administration d'Engie doit rendre aujourd'hui sa décision sur l'offre de Veolia, qui veut lui acheter pour 3,4 milliards d'euros 29,9% d'actions dans Suez, la tension ne cesse de monter entre les protagonistes de l'opération. À 14h12, un communiqué du fonds Ardian, qui la semaine dernière avait exprimé son intérêt pour la participation d'Engie dans Suez, et qui affirmait vouloir construire une offre alternative à celle de Veolia, a remis la balle dans le camp d'Engie.
Ardian confirme avoir "travaillé" sur une telle offre, "soutenue par les salariés de Suez et son conseil". Pour la finaliser, il affirme toutefois avoir besoin de "6 semaines de due diligence".
Dans ce contexte, "Ardian, fidèle aux principes de négociations non hostiles, a décidé de ne pas déposer d'offre pour laisser le temps aux discussions en cours".
Le fonds répond manifestement à la déclaration rendue par Engie la veille, qui excluait la possibilité d'un nouveau report de la décision et disqualifiait toute proposition non structurée face à celle, aboutie, de Veolia:
"Nous ne pourrons examiner une offre alternative que s'il s'agit d'une offre ferme et à un prix au moins égal à celui de Veolia", avait affirmé dimanche une porte-parole d'Engie.
Dans un communiqué envoyé quelques minutes plus tôt, Suez affirmait d'ailleurs, "dans le contexte actuel", être "en ligne avec la décision d'Ardian de ne pas remettre d'offre au Conseil d'Engie". Son conseil d'administrationy réaffirmait le caractère hostile, à ses yeux, de "l'approche de Veolia", en regrettant "la précipitation du Conseil d'Engie de vouloir décider sans analyse et sans discussion et dialogue préalables d'une offre alternative". Il menaçait: