Suez refuse à nouveau la main tendue par Veolia, Engie s'énerve, Bruno le Maire aussi
Philippe Mabille
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Stephane Mahe
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Coups de théâtre sur coups de théâtre, rebondissements après rebondissements, l'offre de Veolia sur Suez a continué de se dramatiser ce dimanche après deux communiqués contradictoires des deux géants français de l'environnement. A 14h00, Veolia a annoncé dimanche qu'il s'engageait "inconditionnellement" à ne pas déposer d'offre publique d'achat (OPA) hostile sur Suez, accédant ainsi à la principale condition posée mercredi dernier par le grand actionnaire Engie pour lui céder ses parts. "Toute offre publique d'achat sur le solde du capital de Suez nécessitera donc un accueil favorable préalable du conseil d'administration de Suez", affirme Veolia dans un communiqué.
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Veolia avait annoncé fin août son intention de constituer un géant du secteur en rachetant son rival historique Suez, qui s'y oppose. Face à cette résistance et aux garanties exigées par l'Etat, actionnaire d'Engie, Veolia avait relevé mercredi l'offre faite à ce dernier, pour la porter à 3,4 milliards d'euros.
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Engie, qui a jusqu'à lundi minuit pour l'accepter, avait posé en préalable que Veolia formalise "son engagement inconditionnel de ne pas lancer d'offre publique d'achat qui ne soit pas amicale". L'engagement annoncé dimanche semblait alors ouvrir la voie à un dénouement imminent et favorable et satisfaire aussi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui insistait pour que ce rapprochement entre ces deux fleurons français, qui se livrent une guerre sans merci depuis trois mois, se fasse sous des auspices amicaux.
Le géant de l'eau et des déchets s'est même dit prêt à "répondre favorablement à la demande formulée par Suez auprès des pouvoirs publics" de céder des actifs dans l'eau à l'international en plus de ceux de Suez en France. Au total, les cessions d'actifs seraient de l'ordre de 5 milliards d'euros (incluant les 2,2 milliards d'euros de l'Eau France)", précise Veolia dans son communiqué.
Philippe Mabille