Suez refuse à nouveau la main tendue par Veolia, Engie s'énerve, Bruno le Maire aussi

 |  | 941 mots
Lecture 5 min.
(Crédits : Stephane Mahe)
Dans deux communiqués successifs, les deux géants français de l'eau et de l'environnement ont à nouveau croisé le fer ce dimanche. Veolia promet que son OPA sera amicale à l'issue du rachat des parts d'Engie. Suez continue de juger l'opération "hostile" tandis que son actionnaire Engie exige une alternative crédible et au moins au même prix face aux déclarations d'intérêt du fonds Ardian. Bruno Le Maire est intervenu dimanche soir pour appeler Veolia et Suez à "reprendre leurs discussions".

Coups de théâtre sur coups de théâtre, rebondissements après rebondissements, l'offre de Veolia sur Suez a continué de se dramatiser ce dimanche après deux communiqués contradictoires des deux géants français de l'environnement. A 14h00, Veolia a annoncé dimanche qu'il s'engageait "inconditionnellement" à ne pas déposer d'offre publique d'achat (OPA) hostile sur Suez, accédant ainsi à la principale condition posée mercredi dernier par le grand actionnaire Engie pour lui céder ses parts. "Toute offre publique d'achat sur le solde du capital de Suez nécessitera donc un accueil favorable préalable du conseil d'administration de Suez", affirme Veolia dans un communiqué.

"Veolia apporte ainsi la garantie souhaitée par le conseil d'administration d'Engie, en complément du prix proposé et des engagements sociaux forts pris par le groupe, rendant ainsi possible la cession des 29,9% du capital qu'Engie détient dans Suez", ajoute le géant de l'eau et des déchets.

Lire: Suez/Veolia: les enjeux d'un week-end crucial

Veolia avait annoncé fin août son intention de constituer un géant du secteur en rachetant son rival historique Suez,...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/10/2020 à 21:03 :
Ds le recyclage des déchets, dt les plastiques, la France ne brille pas particulièrement pour ses scores à environ 30% de matière recyclée, dépassée par l'Italie, la Belgique, les pays bas et surtout l'Allemagne qui domine à près de 70% et peu dc devenir un concurrent très sérieux ds le traitement des déchets.
Et qd on détaille l'importance des implantations de traitement des déchets sur les territoires en France, on constate que sur les 60 plus importantes en CA, Suez en place 8 ( dt 2 au 3eme et 6eme rg à plus de 300 millions €) qd Veolia n'en place que 3 (dt le 1er au 27 ème rg à moins de 130 millions €).
On voit dc que Veolia est un nain ds ce domaine qui cherche à récupérer à bon cpte, le champion Suez et ses equipes de production et de RD.
a écrit le 04/10/2020 à 19:52 :
La situation est ubuesque: ENGIE veut vendre ses titres, veolia veut les acheter et on accuse Suez d’empêcher la transaction.
Un minimum de raisonnements:
1) Suez est libre de juger comme il le veut l’aspect amical ou pas de la transaction: c’est une entreprise, elle a un conseil d’administration qui doit la gérer. Les propriétaires des actions ne sont ceux qui doivent gérer le fonctionnement de l’entreprise, car ils peuvent ainsi aller à l’encontre des intérêts de l’entreprise pour le propre bénéfice.
2) c’est ENGIE qui veut que la transaction soit amicale et on ne voit pas pourquoi si ce n’est se dédouaner ainsi des conséquences de la vente: bref ce sont des faux culs.
On peut en déduire que ENGIE n’a aucun doute sur le caractère inamical.
Quand à Bruno Lemaire, il n’a pas à s’occuper du fonctionnement de sociétés qui plus est, cotées. Aucun pouvoir légal ne lui donne l’autorisation de faire ce qu’il fait actuellement.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :