La demande mondiale de pétrole à nouveau révisée à la baisse

 |  | 439 mots
En 2020, la demande de brut doit chuter à 91,9 millions de barils par jour (mb/j), soit 140.000 barils par jour de moins que prévu.
En 2020, la demande de brut doit chuter à 91,9 millions de barils par jour (mb/j), soit 140.000 barils par jour de moins que prévu. (Crédits : Fadi Herdiansyah)
Le ralentissement du secteur des transports a des lourdes conséquences sur la production mondiale de pétrole, obligeant l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à revoir ses prévisions à la baisse. Sans compter que la persistance de la crise sanitaire alimente les incertitudes et complique un retour à la normale.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a abaissé jeudi ses prévisions de la demande mondiale de pétrole pour 2020 et 2021 en raison de la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, avec la crise sanitaire.

La demande de brut doit chuter cette année à 91,9 millions de barils par jour (mb/j), soit 140.000 barils par jour de moins que prévu jusqu'alors, avant de rebondir à 97,1 mb/j l'an prochain, soit 240.000 de moins que prévu. « Les secteurs du transport aérien et terrestre, qui constituent tous deux des composantes essentielles de la consommation de pétrole, continuent à connaître des difficultés », note l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole.

Le trafic aérien fortement impacté

L'agence basée à Paris, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique, explique en particulier avoir revu à la baisse ses perspectives pour l'an prochain car « le secteur aérien va probablement mettre plus longtemps à se remettre ». La pandémie de Covid-19 a en effet mis quasiment à l'arrêt le trafic aérien, qui reprend maintenant très doucement.

Lire aussi : Face à la crise : des turbulences en vue dans l'aérien

Ainsi, selon des statistiques citées par l'AIE, le trafic mondial pour le mois de juillet était encore en baisse des deux tiers par rapport à la normale, après avoir atteint - 75 % en juin et - 79 % en mai. « Les voyages d'affaires vont rester très réduits au niveau mondial tant qu'un vaccin ne sera pas trouvé, tandis que les voyages de loisirs seront essentiellement limités aux vols intérieurs et court-courriers », estime l'AIE.

Ces difficultés dans les transports et la chute de l'activité en général avaient conduit l'AIE à anticiper un effondrement historique de la demande de brut cette année. Elle doit rebondir l'an prochain mais sans toutefois revenir aux niveaux de 2019.

Un rééquilibrage du marché incertain

Face à cette situation, les pays producteurs ont fini par ajuster l'offre de brut pour soutenir des cours qui se sont effondrés avec la crise et se sont désormais stabilisés.

La production est toutefois repartie à la hausse en juillet, note l'AIE. Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), notamment l'Arabie saoudite, ont en effet indiqué mercredi 12 août une hausse de leur activité le mois dernier.

« L'incertitude actuelle concernant la demande, à cause de la Covid-19, avec la possibilité d'une production en hausse, signifient que le rééquilibrage du marché reste délicat », met en garde l'AIE.

Lire aussi : Pétrole: le rebond de la demande en 2021 sera limité par les difficultés du secteur aérien

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/08/2020 à 15:28 :
Avec tout cela , Trump va encore faire la gueule pour son économie et trouver un bouc émissaire à punir . A qui le tour ?
a écrit le 16/08/2020 à 13:48 :
140.000 barils sur 91.5 millions, ca fait un ecart de 0.15%
faut etre sur de soi pour reviser une prevision censee etre precise a moins de 0.15%!; ca serait bien de publier les intervalles de confiance, pour voir...
a écrit le 16/08/2020 à 1:03 :
ne melangeons pas les torchons et les serviettes
SpaceX c la recherche scientifique
a écrit le 15/08/2020 à 17:08 :
Dans le domaine pétrolier je n’ai jamais connu de prévisions d’experts qui se réalisent depuis 40 ans.
a écrit le 14/08/2020 à 22:59 :
Avec des hauts et des bas on appâte le chialant, mais savez vous qu'avec du pétrole ont construit de formidable jardin?
a écrit le 14/08/2020 à 18:18 :
Combien de baril de pétrole est il nécessaire pour un projet comme space X tous les voyages dans l’espace ?
a écrit le 14/08/2020 à 15:00 :
Les accords passés pour limiter la production ne sont jamais respectés
Les annonces se font pour manipuler le cours du pétrole, au bénéfice de quelques initiés
a écrit le 14/08/2020 à 11:07 :
Merci de faire le ménage sur ce fil, commentateur cherche trolls dotés d'un cerveau ou bien modérateurs compétents:

https://www.latribune.fr/economie/international/tensions-greco-turques-la-france-renforce-sa-presence-en-mediterranee-854834.html
a écrit le 13/08/2020 à 17:27 :
Le Capitalisme est le meilleur défenseur de l'environnement , n'en déplaise aux écolos .
Il aura suffi d'une bonne crise typiquement capitaliste pour faire plus pour la planète que ce que l'écolo le plus extreme aurait pu imaginer . Bonne leçon pour le futur à ne jamais oublier i
Réponse de le 13/08/2020 à 18:00 :
N'importe quoi ! Nul ne peut se prévaloir d'une pandémie, pas meme le capitalisme. A moins que vous parliez de l'absence de masques mais meme les masques ne change pas le fait qu'on prépare un reconfinement si nécessaire.
Sans compter que l'impact sur nos émissions de Co2 est négligeable, insignifiant. Rien est fait d'ailleurs à ce sujet, la france va se transformer en Désert comme cela c'est déroulé dans l'histoire en afrique du nord lors de la civilisation égyptienne qui vivait dans la verdure.
Les équilibres sont fragiles, les changements d'états irréversibles à l'échelle des civilisations.
a écrit le 13/08/2020 à 17:26 :
les plus fortunés et les plus patients qui investiront dans le pétrole ne devraient pas le regretter dans quelques années.
Réponse de le 14/08/2020 à 0:11 :
Tout ça va accélérer les perte économique lier au réchauffement climatique qu'elle égoïsme
a écrit le 13/08/2020 à 16:39 :
L'impact du seul transport aérien sur la demande pétrolière met à mal les chiffres très certainement faux de l'impact de seulement 4% des émissions mondiales tous secteurs confondus.
Quand on constate que c'est une source majeur de revenu pour l'occident, US et europe, airbus et boeing il y a très certainement de l'intoxe dans ces chiffres... fortement sous estimés.
a écrit le 13/08/2020 à 15:29 :
Où en sommes si nous étions au sein d'une économie de marché non faussée obéissant à la seule Loi de l'offre et de la demande le véritable prix du baril serait entre 3 et 5 dollars maximum.

Ce qui se traduirait par un litre d'essence, si nous n'avions pas un État, à quelques centimes. L'économie réelle se porterait déjà bien mieux !

Mais bon sang ils font quoi de tout ce fric les néolibéraux !?
Réponse de le 13/08/2020 à 19:55 :
ils payent
- la retraite à 60 ans des millions de retraités (dont citoyen blasé)
- 15 milliards pour la SNCF par an
- les allocs des millions de chomeurs
- toutes les subventions, primes, prets...pour les "défavorisés"
- les centaines de milliards pour la sécu et l' hopital.
- les presque million de personnel de l Education Nationale,
- l' armée, la police
- un chouïa pour la Justice
- tous les fonctionnaires..
etc, etc.
Réponse de le 14/08/2020 à 7:34 :
@ multipseudos: Et ils prennent 50% au passage pour les mettre dans les paradis fiscaux. Ils sont beaucoup trop chers ! Alors qu'ils valent que dalle.

Ben qu'ils arrêtent alors, qu'ils démissionnent et aillent piller un autre pays que le notre, nous ne sommes plus un pays riche à cause d'eux, à cause des banquiers.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :