Le cours du pétrole chute, et avec lui le PIB russe ?

Selon l'Opep, la baisse des cours de l'or noir occasionnerait un manque à gagner de 135 milliards de dollars pour la Russie et s'accompagnerait d'une réduction de la production de pétrole.

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L'Opep table sur une baisse de la production russe à 10,51 millions de barils par jour cette année, contre 10,58 en 2014.
L'Opep table sur une baisse de la production russe à 10,51 millions de barils par jour cette année, contre 10,58 en 2014. (Crédits : reuters.com)

135 milliards de dollars. C'est la somme que la Russie est susceptible de perdre en 2015 en raison de la chute des prix du brut, relève l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel publié lundi.

Un manque à gagner équivalent à 10% du PIB

Avec un prix moyen de "55 dollars le baril pendant un an, la Russie gagnerait quelque 135 milliards de dollars de moins en 2015 qu'en 2014", soit "l'équivalent de 10% du Produit intérieur brut", calcule le cartel.

"Le pays fait face à de grands défis en raison des sanctions, de la dévaluation du rouble et de la chute des prix du pétrole", souligne-t-il.

Alors que les hydrocarbures représentent 70% des exportations de Moscou, "chaque baisse de 1 dollar du prix du pétrole représente un manque à gagner de 3 milliards pour les exportations annuelles de la Russie", rappelle l'Opep, organisation à laquelle le deuxième exportateur mondial de pétrole, n'appartient pas.

Moins 70.000 barils de pétrole russe en 2015

Pour son calcul, le cartel s'est basé sur un prix moyen annuel de 100 dollars le baril en 2014, comparé aux 55 dollars affichés par son panier de référence en février. Depuis, le prix du panier a baissé à 51,66 dollars le baril vendredi 13 mars, dernier chiffre publié par l'Opep.

L'organisation table sur une baisse de la production russe à 10,51 millions de barils par jour cette année, contre 10,58 en 2014. Elle évoque "l'impact des sanctions, les prix bas et le manque de grands projets (de production) devant être achevés".

En novembre, l'Opep, qui pompe un tiers de l'or noir mondial, avait refusé d'abaisser sa production pour soutenir les cours mondiaux. Ces derniers ont chuté de près de 60% en sept mois. Premier producteur mondial, l'Arabie saoudite avait notamment préféré rogner sur les marges pour préserver son avantage concurrentiel.

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Commentaires 26
à écrit le 17/03/2015 à 18:02
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Merci pour le renseignement "Der". J'espère que la situation va vite s'arranger pour tous. Surtout les pauvres citoyens Russes qui subissent malheureusement encore plus les conséquences de ces sanctions que leurs politiciens. Je pense que les améric...

à écrit le 17/03/2015 à 10:58
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Et oui, les effets de ces variations sont le lot commun à tous les pays riches en matières premières. Faudrait-il pour autant se féliciter de ne pas en être nous-mêmes dotés?

à écrit le 17/03/2015 à 10:31
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Oui sauf que les sociétés pétrolières et gazières russes étaient détenues a près de moitié par des compagnies occidentales logées dans des paradis fiscaux, et dont les revenus ne tombaient pas dans les caisses de l'état Russe, suite l'accord catastro...

le 17/03/2015 à 11:13
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@Friendly: Désolé, mais c'est tout faux au niveau de déroulement des faits, détails et conclusions, à l'exception partielle de l'augmentation de la participation de l'Etat, mais qui est bien plus faible que vous dites.

à écrit le 17/03/2015 à 9:33
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Et quel est l'impact sur la France et sa balance commerciale avec la baisse de l'Euro vis à vis du dollar? Sujet gênant avant les elections...?? Et quel serait les augmentations de taux d'intérêts pour les prêts, qui se pointent à l'horizon aux USA...

à écrit le 16/03/2015 à 22:37
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les Saoudiens produisent autant de petrole que les Russes... ils ne sont donc peut être pas les seuls responsables de la surproduction actuelle par rapport à la demande

à écrit le 16/03/2015 à 21:00
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Bonsoir. Autant des origines Russe, je commence à m'inquiéter de tous ces articles sur la baisse du Rouble et l'embargo qui touche la Russie. Je ne connaît pas vraiment Poutine car moi et la politique ça fait deux... mais j'ai l'impressions que toute...

le 17/03/2015 à 8:17
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Les USA sont rentres dans une guerre eco avec la russie pour le petrole de crimee et plus si il le faut ....Il faut qu il rentabilise leur revolution ukrainienne...l europe sera la grande perdante...mais nos politiques sont soumis aux USA pour qui un...

le 17/03/2015 à 14:19
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Et bien honnetement en tant qu'homme libre je préfère si je n'ai pas le choix je préfère 1 milliard de fois etre soumis aux USA qu'aux Russes et je parie que sur 1000 personnes 900 préferent vivre à l'américaine qu'à la Russe

le 17/03/2015 à 17:59
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Merci pour le renseignement Der. J'espère que la situation va vite s'arranger. Surtout dans l'intérêt des pauvres citoyens Russes qui subissent malheureusement encore plus les conséquences de ces sanctions que leurs politiciens. Je pense que les am...

à écrit le 16/03/2015 à 19:53
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En décembre dernier, une petite histoire circulait en Russie, qui disait à peu près : l'année 2015 sera difficile, marquée par le nombre 63 : Poutine va avoir 63 ans, il faudra 63 roubles pour un dollar et le cours du baril va passer en-dessous de 63...

à écrit le 16/03/2015 à 19:21
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Pas de French bashing, mais de Russian bashing ! on the rocks s'il vous plaît.

le 16/03/2015 à 20:12
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Bashing de quoi ?? Un calcul économique de manque à gagner (ou l'inverse quand les exportations de tout bien croissent) c'est du bashing ? Il faudrait compléter avec un graphe de tous les pays exportateurs de gaz et pétrole pour regrouper tous les ch...

à écrit le 16/03/2015 à 18:36
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Tres bien les russes vont devoir travailler et s'adapter au monde Les rentiers ça suffit

le 17/03/2015 à 19:54
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Les russes bossent surement bien plus que vous, qui passez votre temps à cracher sur les uns et sur les autres.

à écrit le 16/03/2015 à 18:35
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le rouble s'effondre , c'est mauvais pour la Russie , mais l'euro aussi , et là c'est bon pour l'U.E. : 2 poids , 2 mesures !

le 16/03/2015 à 19:01
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La Russie, en dehors du pétrole qui s'effondre, et du gaz dont le prix suit la même courbe, n'a RIEN à exporter ! LA chute du rouble renchérit le cout des importations sans qu'ils ne puissent compenser par des exportations. Au contraire pour l'Europ...

le 16/03/2015 à 19:23
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vous savez, coco, la russophobie ça se soigne…. ;-)

le 16/03/2015 à 19:48
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ils n'auront surtout plus rien à importer ... plus de voitures européennes ( ah m... , nos usines ) , pas d'agroalimentaire ( ah m... , nos usines ) , pas d'articles de sport ( ah m.... ,nos benefs .. parce que les usines sont déjà parties ), pas de ...

le 16/03/2015 à 19:56
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@au fait: Le commentateur de 19:01 a globalement raison. Pour la Russie la chute de rouble signifie la hausse des prix d'importations sans donner un effet positif significatif sur les exportations (voir la structure des exportations), tandis que l'U...

le 16/03/2015 à 20:14
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Merci ex-moscovite pour ce commentaire doué de raison.

le 16/03/2015 à 21:28
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C'est une évidence que la chute du prix du pétrole a un impact sur le PIB. Toutefois, la Russie, comme le Canada d'ailleurs, est riche en toute sorte de ressources naturelles et n'est donc pas prête de faire faillite comme la Grèce. Cela dit, les san...

le 16/03/2015 à 22:41
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le pétrole représente la moitié des exportations, mais une part bien moindre de l'activité globale, ça fait quelques années que l'industrie russe est en plein développement ( bon, ok, en partant des ruines de l'ex-Urss , donc de pas grand chose ). ...

le 17/03/2015 à 9:18
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@troll: Le pétrole + le gaz + autres matières premières, dont les prix sont indirectement liés, cela fait bien plus que la moitié. De plus il y a un effet multiplicatif de l'argent pétrolier. Par exemple, le marché automobile montre une baisse de 37%...

le 17/03/2015 à 10:42
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la question est de savoir combien nous allons perdre dans cette histoire, à court terme ( arrêt immédiat de nos exportations ) et à long terme ( remplacement de nos produits par des produits russes sur le marché russe et ensuite sur d'autres marchés ...

le 17/03/2015 à 11:07
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@letroll: Combien de pertes? La baisse des exportations et de la bénéfice des filiales des boites françaises en Russie doit être quelques milliards euros par an. Pouvoir gagner? D'abord il faut préciser quel résultat sera considéré comme la victoire:...

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