Malgré la méthode du gouvernement, les chauffagistes prêts à convertir les chaudières

Chauffage une facture stable en 2017, le fioul s’envole
Pixabay.com - TBIT

Chauffage une facture stable en 2017, le fioul s’envole
Pixabay.com - TBIT
Aux dires des acteurs de terrain, les annonces du gouvernement du 24 janvier dernier en matière de remplacement des chaudières au fioul n'ont pas été bien reçues. « On a l'impression d'être l'ennemi écologique numéro un et de porter le fardeau », ont déclaré des clients aux équipes de FioulReduc, comparateur de prix et apporteur de ce combustible aux particuliers.
Avec le recul, la plateforme FioulReduc et l'UNA se félicitent de ce coup de pouce qui « améliore les conditions de la transition écologique ». Ces deux représentants veulent en outre que leurs équipes soient davantage perçues comme des pourvoyeuses de conseils, et non comme de simples installatrices.
L'Union nationale artisanale du chauffage, branche de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), proposera, pour sa part, des solutions "packagées" en Auvergne-Rhône-Alpes et en Île-de-France dès le mois de février pour "maîtriser les budgets". Le temps d'analyser les premiers retours dans ces deux régions, l'UNA déploiera cette offre dans l'ensemble des régions au cours du mois d'avril.
Il reste par ailleurs un obstacle psychologique de taille à lever. « Dans la population rurale, il y a un attachement au fioul », assure le patron de l'UNA chauffage Bruno Gal. « C'est à la fois des radiateurs chauds au toucher et un moyen d'obtenir de l'eau chaude à volonté. » Il demeure également un défi technique. Le gaz naturel, par exemple, n'est pas présent sur l'ensemble du territoire. « Nous accompagnerons nos clients vers la solution la plus adaptée à leur géographie, à leurs revenus et à leur bâtiment », avance ainsi le patron de FioulReduc Hervé Degreve. « Une pompe à chaleur, c'est de l'électricité. Au bout du réseau, je ne peux pas en proposer », abonde Bruno Gal.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

À lire également
« Il faudra qu'on soit vigilants sur le matériel installé et la qualité des travaux », avait d'ailleurs pointé en privé une des parties prenantes à l'opération du gouvernement, soulignant la promesse d'un reste-à-charge d'un euro pour le client final. « Il ne faudrait pas que cela créé un appel d'air pour les produits bas de gamme », avait encore insisté cet acteur. En réponse à cette crainte, Bruno Gal (CAPEB) promet qu'il exercera son "rôle de sentinelle" :