Le plan du gouvernement pour se débarrasser des chaudières au fioul

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Le gouvernement veut remplacer en deux ans 600.000 des 3 millions chaudières au fioul par des chaudières à bois, à gaz haute performance ou par des pompes à chaleur.
Le gouvernement veut remplacer en deux ans 600.000 des 3 millions chaudières au fioul par des chaudières à bois, à gaz haute performance ou par des pompes à chaleur. (Crédits : Pixabay.com - TBIT)
Aux côtés de représentants d'EDF, d'Effy, d'Engie et de Total, les ministres François de Rugy et Julien Denormandie ont précisé, ce 24 janvier 2019, comment les Français allaient pouvoir améliorer leur mode de chauffage.

Une énergie "chère, étrangère et polluante". C'est ainsi que le Premier ministre qualifiait le fioul le 15 novembre dernier sur RTL. "L'État a placé les Français dans une situation de dépendance" avait souligné Édouard Philippe qui annonçait sa suppression à dix ans. Issu du raffinage du pétrole, ce combustible, dont le coût fluctue selon les prix du baril, demeure en effet une source importante d'émissions de CO2.

C'est pourquoi ce 24 janvier 2019 le ministre d'État chargé de la Transition écologique et solidaire et le ministre de la Ville et du Logement ont dévoilé les contours de la prime à la conversion des chaudières au fioul. En théorie, l'objectif est simple : en remplacer en deux ans 600.000 sur 3 millions par des chaudières à bois, à gaz haute performance ou par des pompes à chaleur.

Lire aussi : Chauffage : Engie veut redonner du pouvoir d'achat

Dans la pratique, acteurs publics et privés mobiliseront leur ingénierie et leurs services  afin que les Français s'y retrouvent dans la jungle des incitations et surtout pour qu'ils dépensent le minimum. "En cumulant les différentes aides, les foyers les plus modestes arriveront à un investissement limité à un euro", a promis François de Rugy. "Aujourd'hui, c'est une vraie galère de trouver les moyens de financer le reste-à-charge. Demain, ce dernier sera au prix d'une baguette de pain", a renchéri Julien Denormandie.

Un coup de pouce à l'installation, des économies sur les factures

Dès le 21 décembre 2018, la directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, avait annoncé à La Tribune qu'elle travaillait pour la mi-janvier sur "une offre simple et packagée intégrant le remboursement mensuel d'une nouvelle chaudière, qui sera d'un montant inférieur aux économies d'énergies réalisées". Ce 24 janvier, son DG France BtoC a dévoilé deux offres : l'une à 1 euro pour les plus modestes, l'une à 299 euros pour les ménagers modestes avec, à la clé, entre 200 à 300 euros économisés par an. "3.500 techniciens de terrain ont été formés" a assuré Hervé-Matthieu Ricour. "On ne peut plus opposer transition écologique et pouvoir d'achat."

Autour des deux ministres, se trouvait également Henri Lafontaine, directeur exécutif d'EDF chargé des services énergétiques, qui a annoncé, pour le 20 février, des primes entre 3.500 et 5.500 euros avec "un accompagnement personnalisé pour monter le projet". Ou encore Alexis Vovk, président de Total Marketing France, qui veut éviter à ses clients"d'avoir à débourser de l'argent lors de l'installation" avec des résultats approchant les 15 à 20% d'économies sur les prochaines factures. Sans oublier Frédéric Utzmann d'Effy dont le groupe coordonnera le financement et apportera une garantie technique aux particuliers.

Déjà des pistes pour aller plus loin

D'autres entreprises pourront aussi rejoindre le mouvement, ont ajouté les deux ministres.

"Nous devons construire les offres et les mettre sur le marché afin que les travaux aient lieu", explique à La Tribune Franck Annamayer, président du groupement des professionnels des certificats d'économie d'énergie (GPCEE). "Il faudra donc qu'on soit vigilants sur le matériel installé afin que cela ne crée pas un appel d'air pour des produits bas de gamme."

Contactée, la députée (LRM) de l'Isère, Marjolaine Meynier-Millefert, co-pilote du plan de rénovation énergétique des bâtiments, veut déjà "aller plus loin" "Qu'on permette aux plus précaires de rénover l'ensemble de leur logement individuel pour un euro". À propos de ce montant, elle demande par ailleurs au gouvernement de "faire une bonne communication". Le cas échéant, "les gens risquent de ne pas y croire".

Plus de 18 milliards d'euros pour l'habitat collectif

Ce dispositif concerne le logement individuel et non l'habitat collectif. La question sur cette différence de traitement agace le ministre de la Ville et du Logement : "En France, on a tendance à voir le verre à moitié vide qu'à moitié plein". Julien Denormandie a alors rappelé que l'enveloppe pour la rénovation des quartiers prioritaires est passée de 5 à 10 milliards d'euros, que le programme "Action Cœur de ville" visant à revitaliser 222 centres-villes est doté de 5 milliards et que le plan "Initiative copropriétés" pour réhabiliter voire détruire du dégradé est abondé à hauteur de 3 milliards.

Sans oublier l'avantage fiscal dit "Denormandie dans l'ancien" introduit dans le projet de loi de finances 2019. Il permet aux investisseurs de bénéficier d'une déduction de 12 à 21% de leur impôt sur le revenu selon que leur bien est loué 6, 9 ou 12 ans. La condition : réaliser un montant de travaux représentant 25% du total de l'opération (dans la limite de 300.000 euros) et ce dans les communes du dispositif "Action Cœur de ville".

Un vote à la majorité simple en AG de copropriété ?

Pour certains opérateurs toutefois, ce n'est pas suffisant. Dans la matinée du 24 janvier, le groupe immobilier Nexity a proposé quelques idées pour "sortir d'une loi Élan qui est un carcan qui nous empêche d'avancer". Prêchant pour sa paroisse, le directeur général délégué Frédéric Verdavaine a ainsi proposé de "s'appuyer sur l'administrateur de biens comme relais entre les pouvoirs publics et les propriétaires" pour lutter contre l'habitat indigne. Le syndic a, selon lui, "une lecture très précise de l'état des immeubles" et peut même "réaliser une cartographie de façon anticipée et cohérente" avec la collectivité locale.

Lire aussi : Habitat indigne : "Il faut remettre à plat toutes les procédures !" (Guillaume Vuilletet, LREM)

Contre l'exigence actuelle d'un vote à la majorité absolue, le premier opérateur de logements français a par ailleurs plaidé pour "un vote à la majorité simple" en matière de travaux de rénovation énergétique. "En général, il faut trois ans de mise en oeuvre. Avec l'absentéisme en assemblée générale de copropriété, cela peut rajouter un an supplémentaire", a ainsi estimé Frédéric Verdavaine. "C'est un enjeu d'utilité publique. La transition écologique en sera la conséquence", a encore insisté le DG délégué de Nexity. Reste que dans ce domaine, que ce soit à l'échelle d'une maison ou d'une résidence, la pédagogie demeure la clé avant de déclencher toute opération.


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a écrit le 03/12/2019 à 7:04 :
Intéressons nous au chaudière à bois qui sont extrêmement polluantes en terme de particules fines et qui empoisonnent nos enfants au quotidien, que fait l’état à ce sujet ??
a écrit le 25/01/2019 à 22:20 :
Juste quelques mots, quid de la cogénération?
Vous savez ces chaudières qui fabriquent tout en chauffant assez pour éclairer votre maison et votre frigo gràce à un moteur stirling de 2 kw.
Rien de nouveau depuis 10 ans, fragiles et inabordables, qu'attend le cnrs pour taper dans la bute et sortir les plans d'une chaudière à quelques milliers d'euro?
a écrit le 25/01/2019 à 19:45 :
@Polytech: le bois brulé à Gardanne vient du Canada car la filière France est problématique compte tenu de la dispersion du patrimoine forestier. Merci le diesel qui sert à transporter les granules du Canada.
Réponse de le 25/01/2019 à 22:13 :
Ben dans la Sarthe, un département ou il y a le plus de forêts (45%), le gaspillage est incroyable, y compris des troncs entiers de chènes ou de hêtres en train de pourrir, des chutes de coupes qui encombrent les fûtaies qu'on n'a pas le droit de ramasser, pourtant le droit d'affouage éxiste depuis François 1er ces gros malins de gardes forestiers s'inventant de nouvelles normes et laissant les familles sans chauffage.
a écrit le 25/01/2019 à 18:37 :
@ Polaris et autres : détail de l'offre par exemple d'Engie (ce dernier s'occupe d'obtenir les aides de l'Anah + état, région etc) et le solde est à charge du foyer pour 49 euros par mois. Il y a toujours eu redistribution vers les plus pauvres donc çà ne change rien au principe général de prise en charge mais au contraire fait vendre une énergie "locale" au lieu des énergies fossiles "importées" : pour les pompes à chaleur, solaire thermique et hybride, poêle à bois, mais pas pour le gaz qui est à éviter car ses prix grimperont de nouveau à l'avenir. Donc autant opter pour du solaire thermique et hybride (avec convecteurs solaires par exemple c'est le moins cher) + poêle ou petite pompe à chaleur ou pompe à chaleur seule. Sinon on peut acheter des blousons et vêtements chauffants car en fait "47 % de l'énergie mondiale est utilisée pour le chauffage intérieur mais au moins 42 % de cette énergie est gaspillée pour chauffer des espaces vides plutôt que directement les personnes", selon une récente étude du Dept. of Mechanical and Aerospace Engineering de la Rutgers University (New Brunswick). Donc autant se chauffer avec une mini batterie qui consomme très peu et du 8 heures c'est ce qu'il y a de plus économique ! Voir par exemple : https://www.youtube.com/embed/c1DMFQDEEvw
a écrit le 25/01/2019 à 16:10 :
Les constructions modernes, même industrielles, n'utilisent plus le fuel ? Si on veut le bannir, disons l'éviter, s'en passer, autant être logiques jusqu'au bout. Recyclons les fabricants de chaudière fuel.
Le gaz c'est pas mal quand y a pas de forêt à proximité (bois bien sec sinon ça encrasse).
Hier le téléphone sonne pour isoler les combes à un euro, tout à l'heure les économies d'énergie, on ne sait jamais qui sont des "intermédiaires" censés nous aider à moins consommer. Pourquoi aucun ne me propose de changer ma chaudière fuel vu qu'elle est à gaz ? Comment le savent-ils ? Les appels spontanés, ça fait un peu "louche".
a écrit le 25/01/2019 à 12:34 :
A ne pas confondre avec le plan du peuple pour se débarrasser du gouvernement. Marre de nos vieilles chaudières à fioul à nous aussi !
a écrit le 25/01/2019 à 11:27 :
incroyable comment des gens a revenu modeste peuvent economiser 200 a 300euros euros par mois sur leur facture d'energie alors que en moyenne le chauffage leur coute 100 euros par mois ,a moins d'habiter une passoire energetique de 300m2 ,le redacteur de cet article a serieusement besoin de prendre des cours sur les économies d'energies!!
a écrit le 25/01/2019 à 9:44 :
chaudière au bois? ils ne voulaient pas interdire les cheminées, poeles à bois parce que ça pollue ? pas les chaudières ? elles ne rejettent pas de fumées (fines particules) elles gardent tout ? encore de l'enfumage....
Réponse de le 26/01/2019 à 9:05 :
question rejets, le bois est effectivement un désastre : particules, NOx, monoxyde de carbone (dangereux en cas de mauvaise ventilation). 60h de chauffage par un poêle à bois moderne=autant de particules et de NOx que 18000km en voiture diesel. Il est plus urgent d'interdire le chauffage bois que le fuel.
a écrit le 25/01/2019 à 9:24 :
"Demain, ce dernier sera au prix d'une baguette de pain" wait and see !
a écrit le 25/01/2019 à 9:06 :
Article qui démontre à quel point on est dans le n'importe quoi:
- l'offre de changement de chaudière d'ENGIE évoque un coût de 1€ par mois pour les ménages les plus modestes (en d'autres termes: les pauvres) et... 200 à 300€ par mois pour les ménages "simplement" modestes ! Donc on subventionne quasi totalement l'achat pour les pauvres - vu que leur capacité d'investissement est nulle -, par contre pour les ménages modestes, la somme à débourser mensuellement est totalement hors de portée. Et pour les classes moyennes, c'est la double peine: non seulement elles n'ont droit à aucune aide, mais en plus elles vont devoir d'une manière ou d'une autre financer l'installation à 1€ pour les plus pauvres via l'augmentation de leurs impots, directs (impôt sur le revenu) ou indirects (taxes sur le gaz ou le carburant)... et de ce fait se retrouveront eux-mêmes dans l'incapacité d'investir dans une nouvelle chaudiere. On touche là du doigt la limite de l'exercice qui consiste à déshabiller massivement Paul pour habiller un peu Pierre: on solvabilise certes Pierre, mais on paupérise Paul en le faisant en plus passer pour un "sale riche".
- l'article affirme que le coût de 200 à 300€ par mois, pour les malheureux qui ne bénéficieraient d'aucune aide, serait compensé par les économies de consommation de 20%: cela signifierait des factures de fuel de 1000€ par mois, 12000 € par an: c'est n'importe quoi, personne ne paie 12000 euros de fuel par an !!!
Bref, article qui montre bien que l'on est dans une impasse: faire des économies d'énergie sensibles exigent des investissements enormes, qui sont hors de portée de 80% des menages. Et en tentant de solvabiliser les 20% les plus pauvres fdont la capacité d'investissement est nulle, on augmente massivement les taxes et impôts payés par la classe moyenne / aisée, qui du coup est découragée de travailler (une partie de plus en plus massive et déraisonnable des revenus de leur travail part en taxes et impôts pour financer la redistribution) et n'est plus elle non plus en capacité d'investir dans les coûteuses économies d'énergie. .. cercle vicieux impossible à briser.
Réponse de le 25/01/2019 à 11:38 :
Il ne s'agit pas pour les entreprises de payer à la place des particuliers mais de leur faire un crédit.
Le but est de remplacer immédiatement son appareil vétuste par un autre beaucoup moins polluant et moins couteux et d'utiliser le différentiel de coût de fonctionnement pour rembourser le nouvel appareil.

Exemple: un ménage dépense 2000 € chaque année pour se chauffer au fioul (et pas 12 000 comme semble le suggérer l'article de LT).
On installe une PAC à 7000 € qui lui permet de faire descendre sa facture de 700 € mais le ménage continue à payer 2000 € tant que la PAC n'est pas remboursée.
En 10 années la PAC est remboursée, pendant ces 10 années le ménage n'émet plus de CO2 ni de particules et au bout de 10 ans il verra sa facture baisser de 30%.

Le dispositif permet aux petits revenus de financer la transition et d'éviter le blocage bancaire puisque l'alternative aurait été de se mettre un crédit sur le dos pendant 10 ans, ce qui est problématique pour les petits revenus.

Ça c'est sur le principe, qui va se heurter à une réalité. Les systèmes de chauffage, hors gaz, coûtent très chers à l'achat (jusqu'à 20 000 € pour une chaudière pellet) et les économies réalisées sont rarement spectaculaires (sauf en remplacement de radiateurs "grille pains"). Et on s'adresse à des publics qui n'ont quasiment aucune marge pour monter en gamme.

On part sur des remboursements sur plusieurs décennies à moins que l'état ne subventionne lourdement. et qui va garantir les "prèts" ?

Il ne faudrait pas créer une nouvelle forme de surendettement énergétique.

D'autre part, qui peut garantir que le prix de l’électricité ne va pas doubler en 10 ans ce qui réduirait le différentiel entre le cout gasoil et le cout électricité?
Réponse de le 25/01/2019 à 18:19 :
ce que j’ai compris
D’accord avec vous, nous sommes dans la même démarche que les subventions aux voitures propres.
Pour ce qui me concerne, ma maison dans un petit village, date du début du 20 siècle. Bien qu’isolée en partie seulement (toit et fenêtres) murs en pierres, je consomme en moyenne 1800 litres de fioul par an pour une surface de 100 m2. J’ai changé ma chaudière il y a 4 ans investissement 18000 euros. Nous sommes 4 couples à peu près dans le même cas, dans ce petit village. Nous n’avons pas une retraite extensible. Je me demande si ces technocrates du ministère de l’environnement n’ont pas « fumé un peu de moquette ».Cette mesure est absurde, qu'on nous laisse choisir notre énergie et qu'on aille s'occuper des vrais pollueurs Merci.
Réponse de le 25/01/2019 à 18:23 :
il ne faudrait osculter le prix de la maintenance de la pompe a chaleur qui est un groupe de production de chaud en produisant du froid donc un groupe frigo sur lequel il faut annuellement faire intervenir un technicien qualifié pour l'entretien a 50 euros de l'heure,si amortissement dans 10 ans le rendement de votre pompe aura diminué si elle n'est a HS et a changer!!!!
a écrit le 25/01/2019 à 8:17 :
Les COP des PAC air/eau c'est comme la pollution des voitures: la valeur donnée est non représentative de l'usage moyen .
Une pac eau/eau est plus bien plus stable et performante mais elle est bien plus chère également.
Si c'est pour mettre des PAC air/eau low cost, alors l'usager se retrouvera vite ennuyé. Autant remplacer la chuadière fioul par une chaudière électrique: 0 souci
Le secteur manque de vrai professionnel et les arnaques vont pulluler!
Réponse de le 25/01/2019 à 18:11 :
Les Pac japonaises air/eau en particulier (Daikin, Mitsubishi etc) et bien d'autres marques sont de très bonne qualité et ne coûtent pas si cher en air/eau et le Cop est souvent de plus de 5. Elle sont adaptées à des températures de moins 25°C et le Cop moyen est souvent au dessus des 3 ou 4 au pire selon les régions. Elles durent souvent plus de 20 ans si le montage est bien fait et que l'on n'oublier pas d'ajouter un filtre à aimant à cause de l'échangeur qui est sensible aux poussières métalliques.En plus çà fait le froid et le chaud. Impossible d'avoir de telles performances sur un chaudière électrique à effet Joule. Sinon on met du solaire hybride (PV + thermique) relié à des convecteurs solaires, c'est encore plus fiable mais il faut un complément poêle à bois, pac, ou autre les jours les plus froids mais c'est très durable (près de 40 ans et l'entretien est peu fréquent donc coûts d'entretien très faibles et çà fait en grande partie chauffage (50%), eau chaude (65% à 75%) et électricité + mobilité (solaire hybride)
Réponse de le 26/01/2019 à 18:39 :
Polytech
des PACs qui fonctionnent a -25° j'en connais pas beaucoup car l'evaporateur exterieur va etre vite pris en glace et la securité BP de votre PAC va la mettre en securité, par contre avec toutes les technique que vous suggéré vous ne donnez pas de prix et de temps d'amortissement!!!!!
a écrit le 25/01/2019 à 7:56 :
les groupes comme engie total etc... demandent une marge nette de 22% doit un coût augmente de 28%. leurs financiers doivent déjà être heureux de retrouver cette manne dans led bénéfices. qui va produire les chaudières et autres ? pas en France il n y a plus rien. l Italie Chine Espagne. avant de penser subvention etc... pensons comment faire pour investir cet argent correctement. mais bon ce n est pas de la politique mais de l intelligence industrielle sur une filière et la... fini la capacité intellectuelle de Rugy et autres...
a écrit le 25/01/2019 à 0:15 :
Le plus performant à toute température c'est l'association solaire hybride + pompe à chaleur. C'est plus cher mais dure 2 fois plus longtemps avec 4 fois moins d'entretien et fournit l'électricité en plus de la mobilité électrique donc c'est au final beaucoup plus rentable. On oublie que le solaire produit aussi en hiver même si'l produit moins et qu'en été il fait parfaitement le froid. En couplage solaire hybride + pac on obtient des Cop de 6,6 à plus de 10 contre 5,4 au mieux pour la Daikin Altherma 3 qui est sans doute une des meilleures pompes à chaleur actuelles. Exemple : Pompe à chaleur Cop 6,6 à 10 : https://www.li-mithra.fr/fr/gamme/helixa
Réponse de le 25/01/2019 à 9:12 :
C'est bien beau certes, mais concrètement : qui en France a encore les moyens de financer des installations aussi couteuse, une fois déduites les, dépenses contraintes (impots, loyer ou remboursement d'emprunt) ? Quelle proportion de menages, à l'exception des 20% les plus pauvres qui sont subventionnés en quasi totalité (vu que leur capacité d'investissement est strictement nulle) et les 10% les plus riches ? Pas grand monde... tout cela reste donc bien théorique. Les dispositifs d'économie d'énergie ne décolleront que lorsque leur prix sera adapté au reste à vivre (décroissant ) de la majorité des managés français.
Réponse de le 25/01/2019 à 11:34 :
J'avoue que mon petit panneau solaire thermique bricolé, couplé à une ventilation positive assèche l'air d'une petite maison pour rien du tout. Lorsque vous touchez un toit en zinc ou en ardoise il est chaud, parfois très chaud même l'hiver, donc il y a là des calories disponibles et gratos..
Réponse de le 25/01/2019 à 18:00 :
@ Polaris : le système couplé solaire + pac Helixa n'est pas beaucoup plus cher qu'une pompe à chaleur mais nettement plus rentable et il cumule en principe les aides pour les pompes à chaleur + celle au solaire thermique/hybride. On peut aussi opter pour une pompe à chaleur de type Daikin Altherma 3 puis faire le solaire ensuite ou vice-versa. C'est certes un investissement mais moins cher qu'une isolation thermique par l'extérieur et çà se rembourse nettement plus vite (en moyenne 7 ou 8 ans). de plus les aides sont à des taux très bas pour les ménages non concernés par des aides. Enfin il y a des installateurs qui font comme pour les véhicules des remboursement en plusieurs fois. Il y a quand même quelques 1800 milliards d'euros en assurance vie et quasi autant dans des comptes bancaires, épargne etc. Tout le monde n'est pas archi pauvre non plus en France. Regardez les voitures autour de vous, ce ne sont pas des Dacia Logan !
a écrit le 24/01/2019 à 20:46 :
Changer la chaudière pour 1€,tout les arnaqueurs vont s'engouffrer dans ce système et tromper les clients.
Pour les autres et le crédit d'impôt, les installateurs vont gonfler leurs devis.
Quels avantages..masqués...?
a écrit le 24/01/2019 à 19:11 :
PAC en remplacement de chaudière sur des radiateurs.Attention. surtout avec PAC Air/Eau
Nécessite une PAC haute température (65 degrés) un ballon tampon de grande capacité, un appoint électrique.
Ce n'est pas parce qu'une PAC a un COP élevé qu'elle fournit la même QUANTITÉ d'énergie à +7 ou -7 degré de température extérieure.
Avec une chaudière à gaz ou à bois
Le problème ne se pose pas, pas de problème de température extérieure.
Réponse de le 25/01/2019 à 0:29 :
@ Valbel : il n'y a pas besoin d'appoint électrique sur des Pac air/eau double compresseur type Daikin Altherma 3 (Cop 5,4 à 7°C pour 35°C de t) qui n'en sont d'ailleurs pas équipées car le Cop ne descend à 1 que vers des températures de moins 25°C et elles fonctionnent évidemment bien en dessous de moins 25°C. le double compresseur permet en effet d'avoir des gaz qui interviennent (changement de phase) à des °C de températures différentes, l'un pour des températures au dessus de zéro l'autre nettement en dessous. Par ailleurs les vieux radiateurs en fonte peuvent être remplacés en partie par des radiateurs plus importants et plus émissifs si l'on veut corriger des pièces mal chauffées plutôt que de pousser la pac à des très hautes températures et faire baisser le Cop.Enfin tout le monde ne met pas un ballon tampon, ca dépend du volume du circuit mais il n'a généralement pas lieu d'être important. Par contre il est essentiel de mettre un filtre à aimant à nettoyer régulièrement (environ 150 euros posé) qui permet de capter y compris les infimes poussières métalliques qui détériorent les échangeurs de chaleur qui coûtent très cher à remplacer et peu de gens y pensent. De même il y a des produits pour stopper la rouille des canalisations. Ces 2 aspects améliorent le bilan global après nettoyage préalable de la canalisation de chauffage.
a écrit le 24/01/2019 à 18:55 :
sans aucune " aide ", j'ai changé ma chaudière fioul par une pompe à chaleur. Pour les radiateurs, ça va à peu près, par contre, pour le plancher chauffant (basse température), c'est carrément la cata. On se gèle.
le problème du chauffage est à envisager de manière globale : isolation du SOL (on l'oublie trop vite) des murs et de la toiture, cela coûte tellement que c'est inaccessible.
Au lieu de couper en quatre puis en 8 puis en 32, il serait plus intelligent de demander aux allemands, comment ils ont fait pour rénover leurs logements ( toute rénovation étant déductible entièrement) en 20 ans et des créer de nouvelles filières industrielles et des dizaines de milliers d'emploi.
Cé ki les meillleurs? ben cé pa nous. cé lézotres !
Réponse de le 25/01/2019 à 12:15 :
En effet, il faut se méfier des « stratégies de rupture » qui sont autant de « coups de menton » sans conséquence sur le plan de l’economie de l’énergie.
Apple semble avoir abandonné la voiture autonome.
C’est probablement parce que ce concept est inabouti et arrive trop top, alors qu’il y a encore tant à faire dans l’assistance à la conduite !
a écrit le 24/01/2019 à 18:50 :
A propos d'ou vient le bois qui alimente les chaudières de Gardanne?
Deuxième question à poser à un ministre écologiste: pourquoi les Canadiens interdisent-ils les chaudières à bois dans la région de Montréal?
Troisième question: pourquoi étouffe-t-on en hiver dans certaines régions montagneuses?
Réponse de le 24/01/2019 à 22:13 :
S'il est effectivement mieux en termes de bilan CO2, le chauffage bois est une cata absolue question particules, NOx et Monoxyde de carbone (largement pire que fuel et surtout gaz).
https://www.picbleu.fr/page/les-granules-sont-ils-plus-polluants-que-fioul-ou-gaz
Il est plus urgent de l'interdire que le fuel.
Réponse de le 25/01/2019 à 0:39 :
Vous avez raison mais la gazéification qui peut s'appliquer aux ordures ménagères et en couplage aux réseau de chaleur permet de bien meilleurs rendements que l'incinération et quasiment pas de pollution. Le problème de Gardanne était en partie qu'il y avait beaucoup de bois sans valeur et très coûteux à exploiter (zones de reliefs pas faciles d'accès) qui partait le plus souvent en incendies l'été et qu'il fallait donc créer une filière d'entretien pour éviter ces problèmes. Il aurait mieux valu faire plusieurs chaufferies à gazéification couplées à des réseaux de chaleur et tenter d'exploiter le bois pour d'autres aspects que la combustion mais la région a soutenu un projet "centralisé" qui leur rapportait sans doute plus de revenus que de les partager avec d'autres régions et communes voisines. Dans tous les cas il y avait lieu de capter une partie du bois qui sinon part en incendies donc il y a malgré tout quelques aspects positifs dans le projet malgré d'autres aspects négatifs.

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