Nucléaire : EDF veut renégocier à la baisse le prix des turbines de General Electric
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Le retour des turbines Airelles sous pavillon français est clé dans la stratégie énergétique de la France, qui entend se doter d'au moins huit nouveaux EPR.
Reuters
Nucléaire : EDF veut renégocier à la baisse le prix des turbines de General Electric
L’électricien français souhaiterait revoir la valorisation de l’acquisition des turbines Arabelle, dont le principal client est le géant nucléaire russe Rosatom. EDF craint, en effet, que les désistements se multiplient, à l’image de la Finlande qui a rompu son contrat début mai avec Rosatom pour la livraison d’une nouvelle centrale nucléaire.
Le dossier Arabelle n'est pas clos et c'est une énième conséquence de l'invasion russe en Ukraine. EDF souhaiterait réviser la valorisation des turbines Arabelle, près de quatre mois après en avoir officialisé l'acquisition auprès de l'américain General Electric, rapportent LesEchos.
En février dernier, l'électricien se félicitait du retour sous pavillon français de ce bijou technologique, sept ans après le rachat très contesté de la branche énergie d'Alstom par General Electric (GE). Aujourd'hui, les paramètres financiers de cette opération ne semblent plus ancrés dans le marbre. Et ce, en raison des risques qui pèsent sur le carnet de commandes des turbines, constitué aux deux tiers de commandes du géant nucléaire russe Rosatom.
Des contrats à risque
Le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy craint que les grands clients de Rosatom se désistent. Et pour cause, le 2 mai dernier, le consortium finlandais Fennovoima a annoncé une rupture de contrat avec le russe Rosatom pour la construction du réacteur Hanhikivi-1, du fait de la guerre en Ukraine.
Citée par Les Echos, une source proche du dossier estime que « d'autres contrats de Rosatom en Hongrie ou en Egypte sont à risque ou peuvent prendre du retard. Cela a des conséquences sur la valeur d'entreprise ».
Selon le quotidien économique, EDF aurait ainsi obtenu un délai supplémentaire pour boucler l'opération, dont le closing était initialement prévu en 2023. Objectif : se donner du temps pour revoir la valorisation de l'entreprise. Selon une source proche du dossier, EDF devait débourser environ 200 millions de dollars (175 millions d'euros) pour cette transaction, une fois prises en compte les liquidités et dettes de l'activité rachetée. L'activité qui sera acquise par EDF était, elle, valorisée 1,2 milliard de dollars (1 milliard d'euros), du fait d'une trésorerie importante. Pour l'heure, l'électricien assure qu'il n'y a pas de négociations ouvertes avec General Electric.
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