Nucléaire : malgré les problèmes à répétition, EDF pousse les feux dans l'atome
Juliette Raynal
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Benoit Tessier
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... cteurs nucléaires modulaires. Etat des lieux.
EDF, détenu à 84% par l'Etat français, traverse une année noire. En difficulté sur tous ses chantiers de construction de nouveaux réacteurs nucléaires, que ce soit à Flamanville en Normandie ou à Hinkley Point en Angleterre, sans oublier l'arrêt inquiétant d'un des deux EPR chinois de Taishan, les seuls à avoir été été mis en service, EDF est confronté à des sérieux problèmes de corrosion sur certains réacteurs "classiques" en France. Un phénomène qui l'a conduit à mettre à l'arrêt 12 réacteurs alors qu'une partie de son parc est déjà à l'arrêt en raison du report de programmes de maintenance provoqué par la crise sanitaire. Résultat : 27 réacteurs sont aujourd'hui à l'arrêt, quasiment la moitié du parc nucléaire français. Outre ces embûches industrielles, l'Etat l'a contraint à augmenter le volume d'électricité nucléaire qu'elle doit céder aux fournisseurs alternatifs, ses concurrents, dans le cadre du mécanisme de l'Arenh. Résultat, EDF anticipe, au total, 28,5 milliards d'euros de moins sur son Ebidta pour l'année 2022.
Malgré cette situation critique, le groupe s'attend à une météo plus clémente et se montre optimiste pour les chantiers nucléaires à venir. A l'occasion d'un point presse, Xavier Ursat, directeur exécutif en charge de l'ingénierie et des projets nouveau nucléaire, a esquissé les éclaircies à venir. La première d'entre elles concerne le chantier de l'EPR Flamanville. Lancé en 2007, celui-ci devait entrer en service cinq après, mais la centrale n'a toujours pas produit d'électrons.
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Après de multiples reports provoquant une flambée de la facture, le chargement du combustible est désormais prévu pour le second semestre 2023. « Nous avons un bon niveau de confiance sur la tenue de ce planning », a assuré Xavier Ursat, même si « c'est un planning où nous avons peu de marges », a-t-il reconnu. Celui-ci a même estimé que la centrale était en situation de « pré-exploitation. »
Juliette Raynal