Nucléaire : pourquoi les Français y sont encore plus favorables
Juliette Raynal
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Pour avoir la redondance la plus robuste possible, les deux réacteurs de la centrale seront concernés.
Wikimedia Commons
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Pour avoir la redondance la plus robuste possible, les deux réacteurs de la centrale seront concernés.
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En 2022, le livre le plus vendu n'est pas un roman signé Guillaume Musso, Marc Levy ou Virginie Grimaldie. Ce n'est ni un Prix Goncourt, ni même un énième tome d'Astérix. Non, c'est une BD dense de près de 200 pages sur la crise climatique : Le Monde sans fin, de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici, ingénieur star auprès des étudiants, devenu un véritable gourou du climat.
Le vision pro-nucléaire que défend cet expert des questions énergétiques dans son ouvrage et dans ses vidéos Youtube visionnées des millions de fois, a-t-elle joué sur l'opinion des Français, vis-à-vis de l'atome civil ? Très certainement, s'accordent à répondre de nombreux observateurs.
En septembre dernier, 65% des personnes sondées par l'institut Ifop pour le Journal du Dimanche se montraient favorables à la construction des six nouveaux réacteurs nucléaires soutenue par le gouvernement, contre 51% un an auparavant. Soit une progression de 14 points, alors même que près de la moitié du parc nucléaire tricolore était à l'arrêt en raison de problèmes de corrosion et de lourdes opérations de maintenance. Par ailleurs, 46 % des Français sont désormais opposés à la fermeture des centrales nucléaires, soit 14 points de plus que l'année précédente, selon le dernier baromètre de l'Institut de radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN).
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Plus largement, 75% des personnes interrogées se disent favorables au nucléaire, d'après l'enquête Ifop. Même chez les sondés proches politiquement de La France insoumise (56%) et d'Europe Ecologie Les Verts (53%), le soutien à l'énergie nucléaire est majoritaire. « Cela montre un décalage entre ce qu'affirment les partis, leur corpus, et ce que pensent leurs militants », pointe Thomas Pierre, chargé d'étude chez Ifop.
Juliette Raynal