Pétrole : malgré le retour de l'Iran, la production Opep a baissé en février

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Malgré la levée des sanctions mi-janvier, la production iranienne n'a en effet progressé que de 245.000 bj par rapport à décembre, à 3,13 mbj, ce qui témoigne d'une montée en puissance moins rapide qu'initialement annoncé par Téhéran.
Malgré la levée des sanctions mi-janvier, la production iranienne n'a en effet progressé que de 245.000 bj par rapport à décembre, à 3,13 mbj, ce qui témoigne d'une montée en puissance moins rapide qu'initialement annoncé par Téhéran. (Crédits : © Jorge Silva / Reuters)
La production de brut des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a baissé en février malgré la levée des sanctions internationales frappant l'Iran, un de ses membres, indique le cartel dans son rapport mensuel paru lundi.

Dans son rapport mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui pompe environ un tiers du brut mondial, a laissé inchangée sa prévision de demande mondiale en 2016, à 94,23 millions de barils par jour (mbj), soit 1,25 de plus que l'année précédente.

Le cartel, qui avait produit 31,85 mbj en moyenne en 2015, révise légèrement à la baisse (100.000 bj) ses prévisions concernant la demande qui lui sera adressée cette année, à 31,52 mbj, après 29,74 mbj l'an passé, confirmant une tendance au rééquilibrage du marché.

Vers un rééquilibrage du marché ?

Au total, la production mondiale de pétrole a baissé de 210.000 bj le mois dernier, à 92,73 mbj, selon l'Opep. En février, le cartel a vu sa production diminuer de 175.000 bj par rapport à janvier, à 32,28 mbj, en raison notamment d'une forte baisse en Irak.

Mi-février, à Doha, l'Arabie saoudite et la Russie (non-Opep), les deux premiers exportateurs mondiaux, ont convenu de geler leur production à son niveau de janvier, afin d'enrayer la chute des prix, qui étaient tombés en début d'année au plus bas depuis 2003 face à la surabondance générale.

Une production iranienne moins importante que prévu

Malgré la levée des sanctions internationales le 16 janvier, le rapport mensuel du cartel note que la production iranienne n'a progressé que de 245.000 bj par rapport à décembre, à 3,13 mbj, ce qui témoigne d'une montée en puissance moins rapide qu'initialement annoncé par Téhéran.

L'Iran a toutefois réaffirmé ce week-end son objectif d'une production de 4 mbj, tirant les prix à la baisse lundi. D'après des propos rapportés par l'agence de presse ISNA, le ministre du Pétrole iranien, Bijan Zanganeh, a également déclaré que le pays prendrait part aux discussions sur un possible gel de la production de brut une fois que sa propre production aura atteint son objectif.

A l'ouverture à New York ce lundi, le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril cédait 1,07 dollar à 37,43 dollars vers 14H15 GMT.

Incertitude sur les pays non-Opep

L'organisation confirme également sa prévision d'une baisse de 700.000 barils par jour de la production cette année des pays non-Opep, principalement en Amérique du Nord, où le contexte des prix bas pèse lourdement sur la production.

Le cartel estime que sa prévision est "davantage incertaine" que le mois précédent, du fait de "baisses des coûts de production, principalement aux Etats-Unis", et en raison du choix de certains exploitants de "produire à perte".

Dans son rapport publié le 11 mars, l'agence internationale de l'énergie (AIE) avait pour sa part entrevu une baisse de 750.000 bj pour les pays non-Opep.

 (Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 14/03/2016 à 20:01 :
ca devient drole!
les investissements vont encore baisser de 20%++ cette annee
l'an prochain la demande sera superieure a l'offre, les prix vont repartir a la hausse, les associations de consommateurs vont expliquer que les majors auraient du investir massivement
le prix va remonter, et on va nous expliquer que ca va creer une recession!

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