Pétrole: malgré le retour de l'Iran, la production Opep a baissé en février

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Dans son rapport mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui pompe environ un tiers du brut mondial, a laissé inchangée sa prévision de demande mondiale en 2016, à 94,23 millions de barils par jour (mbj), soit 1,25 de plus que l'année précédente.
Le cartel, qui avait produit 31,85 mbj en moyenne en 2015, révise légèrement à la baisse (100.000 bj) ses prévisions concernant la demande qui lui sera adressée cette année, à 31,52 mbj, après 29,74 mbj l'an passé, confirmant une tendance au rééquilibrage du marché.
Au total, la production mondiale de pétrole a baissé de 210.000 bj le mois dernier, à 92,73 mbj, selon l'Opep. En février, le cartel a vu sa production diminuer de 175.000 bj par rapport à janvier, à 32,28 mbj, en raison notamment d'une forte baisse en Irak.
Mi-février, à Doha, l'Arabie saoudite et la Russie (non-Opep), les deux premiers exportateurs mondiaux, ont convenu de geler leur production à son niveau de janvier, afin d'enrayer la chute des prix, qui étaient tombés en début d'année au plus bas depuis 2003 face à la surabondance générale.
Malgré la levée des sanctions internationales le 16 janvier, le rapport mensuel du cartel note que la production iranienne n'a progressé que de 245.000 bj par rapport à décembre, à 3,13 mbj, ce qui témoigne d'une montée en puissance moins rapide qu'initialement annoncé par Téhéran.
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L'Iran a toutefois réaffirmé ce week-end son objectif d'une production de 4 mbj, tirant les prix à la baisse lundi. D'après des propos rapportés par l'agence de presse ISNA, le ministre du Pétrole iranien, Bijan Zanganeh, a également déclaré que le pays prendrait part aux discussions sur un possible gel de la production de brut une fois que sa propre production aura atteint son objectif.
A l'ouverture à New York ce lundi, le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril cédait 1,07 dollar à 37,43 dollars vers 14H15 GMT.
L'organisation confirme également sa prévision d'une baisse de 700.000 barils par jour de la production cette année des pays non-Opep, principalement en Amérique du Nord, où le contexte des prix bas pèse lourdement sur la production.
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Le cartel estime que sa prévision est "davantage incertaine" que le mois précédent, du fait de "baisses des coûts de production, principalement aux Etats-Unis", et en raison du choix de certains exploitants de "produire à perte".
Dans son rapport publié le 11 mars, l'agence internationale de l'énergie (AIE) avait pour sa part entrevu une baisse de 750.000 bj pour les pays non-Opep.
(Avec agences)
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