Plume Labs lève des fonds pour la qualité de l’air

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Plume Labs développe des applications pour renseigner sur la qualité de l'air.
Plume Labs développe des applications pour renseigner sur la qualité de l'air. (Crédits : Reuters)
La startup française qui met l’intelligence artificielle au service de la lutte contre la pollution boucle un tour d’amorçage de 4 millions d’euros qui doit lui permettre d’accélérer son déploiement à l’international et de distribuer, bientôt, des capteurs personnels.

C'est une nouvelle qui tombe à pic ! Alors que plusieurs régions françaises viennent de subir un pic de pollution (toujours d'actualité à Grenoble), Plume Labs, la startup française qui s'attaque frontalement au sujet de la qualité de l'air, et avait contribué à lancer l'alarme lors du précédent pic de mars 2015, annonce une levée de fonds de 4 millions d'euros. Ce tour d'amorçage a été réalisé auprès de l'entrepreneur en biotechnologies et investisseur Laurent Alexandre (actionnaire minoritaire de La Tribune), complété par des aides de BPI France pour le concours d'innovation numérique, et de l'Union Européenne. Il doit permettre à la startup fondée mi-2014 par Romain Lacombe et David Lissmyr, de poursuivre le financement de sa plateforme d'intelligence articifielle (IA). Celle-ci a vocation à « rendre l'air plus transparent », au propre comme au figuré.

La pollution coûte 5.000 milliards de dollars par an

"D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, la pollution atmosphérique et la mauvaise qualité de l'air intérieur sont responsables des deux-tiers des décès prématurés liés à l'environnement" rappelle Romain Lacombe, diplômé de Polytechnique et du MIT, fondateur d'une première startup revendue en 2010 avant de participer à la mission gouvernementale sur l'ouverture des données publiques, Etalab

Et sur un plan strictement économique, cette pollution a un coût, estimé par la Banque Mondiale à 5.000 milliards de dollars par an. Pourtant, "aucun grand acteur du secteur ne s'est encore emparé du sujet", observe Romain Lacombe. L'application mobile, gratuite pour iPhone et Android, a déjà été téléchargée par des centaines de milliers d'utilisateurs à travers le monde. Elle permet aux citadins de suivre leur exposition à la pollution grâce à des prévisions en temps-réel. Une plateforme de prévisions environnementales, la Plume Air Cloud API, aide les entreprises, les villes ou les organisations à mieux informer sur la qualité de l'air et à développer et promouvoir des produits et services correspondants. Aujourd'hui, 350 villes situées dans 60 pays ont été modélisées.

Ville intelligente et santé personnalisée

La levée de fonds doit permettre d'étendre cette couverture en accélérant le déploiement mondial de l'application mobile et  de la plateforme de prévisions environnementales. à de nouveaux marchés. Plume Labs vise en particulier les marchés de la ville intelligente et de la santé personnalisée.

Pour ce faire, Plume Labs va continuer d'étoffer son équipe d'experts en sciences atmosphériques et intelligence artificielle. Ce que prépare la startup pour le prochain CES de Las Vegas en janvier prochain s'inscrit parfaitement dans cette optique. Plume Labs y annoncera en effet un capteur personnel connecté pour la qualité de l'air. Depuis plusieurs années, des bracelets connectés nous renseignent sur nos activités sportives, notre alimentation, notre sommeil... "Mais rien sur l'environnement, alors même que c'est l'un des facteurs essentiels en matière de santé", déplore Romain Lacombe.

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Commentaires
a écrit le 16/12/2016 à 9:42 :
Non ce n'est pas pour la qualité de l'air c'est pour leur business.
a écrit le 15/12/2016 à 17:11 :
"L'application mobile permet aux citadins de suivre leur exposition à la pollution grâce à des prévisions en temps-réel"...Et une fois qu'on sait qu'on est exposé on fait quoi? Rien.
On a un souci de plus dans la tête, c'est tout. Et dire qu'il suffirait de ne pas polluer pour qu'il n'y ait pas de pollution! Le comble, c'est que la fabrication des smartphones, leur environnement et l'énergie nécessaire à leur fonctionnement génère une pollution colossale!... Et qu'il faille en passer par une "application" dans ces appareils pour informer le quidam. Une forme d'économie circulaire sans doute.
Réponse de le 23/12/2016 à 15:40 :
Non si vous faites du sport, cette application est très intéressante puisque l'on peut s'assurer de ne pas être dans une phase de pollution importante. Donc oui cette application m'est plus qu'utile !

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