Renouvelables : le boom de l'achat direct d'électricité
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Energies renouvelables
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« Les PPA représenteront 50% de notre développement dans les énergies renouvelables des trois prochaines années », affirmait Gwenaelle Huet, responsable de cette activité pour Engie, lors de la présentation, fin février, des résultats du groupe. À terme, estime-t-elle, cette proportion pourrait représenter les deux tiers des nouvelles capacités développées par l'ex-GDF-Suez qui en a conclu plusieurs de ces contrats ces dernières années notamment aux États-Unis.
Ces Power Purchase Agreements (PPA), ou contrats d'achat direct, se nouent sur une longue durée (de trois à vingt ans) à un tarif garanti entre un producteur-fournisseur et un acheteur-consommateur. Qu'il s'agisse d'une entreprise, d'une collectivité, voire d'une entité de type campus universitaire, le terme communément admis reste celui de corporate PPA.
Les volumes d'énergie verte ayant été commercialisés de cette façon ont atteint 13,4 gigawatts (GW) en 2018, deux fois plus qu'en 2017, et... 13 fois plus qu'en 2008. Les États-Unis, où se sont développés les premiers PPA, restent une terre promise, avec 60% des volumes concernés. Mais ce type de contrat d'un genre nouveau séduit peu à peu toutes les régions du monde. Pas moins de 120 entreprises dans 21 pays en ont ainsi contracté en 2018. L'Europe compte pour deux des treize GW signés, essentiellement dans les pays scandinaves, et parfois avec des producteurs français tels que Neoen, qui a conclu un contrat pour 81 megawatts (MW) d'éolien l'été dernier en Finlande avec Google, pionnier du genre. Le contexte scandinave (notamment taxe carbone élevée et avantages fiscaux) est particulièrement favorable.
Plus récemment, la Pologne, ainsi que l'Espagne et l'Italie ont fait leurs premiers pas sur ce nouveau marché, bientôt suivies par la France. Pour Marc Oman, senior energy lead chez Google, « l'approche s'est beaucoup industrialisée en dix ans ».
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EDF, via sa filiale Agregio, a annoncé, en mars dernier, un PPA de 25 GW sur trois ans avec le distributeur Metro, qui s'engage à racheter la totalité de la production d'un parc éolien exploité par Eurowatt depuis plus de quinze ans, et qui ne bénéficie donc plus de l'obligation d'achat. Ce type de contrats permet d'assurer la vente de sa production à prix garanti pour quelques années supplémentaires. Mais ces PPA destinés aux parcs sortis d'obligation d'achat ne représentent qu'un cas de figure parmi d'autres.
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