C'est l'appel lancé mercredi 20 janvier au PDG de Veolia par Gérard Mestrallet, auditionné au Sénat par le groupe de travail consacré aux conséquences du projet de fusion entre Veolia et Suez. La « solution amicale et rapide à la situation créée par l'intention d'offre de Veolia » proposée par Suez le 17 janvier, avec le soutien des fonds d'investissement Ardian et GIP, « mérite son attention », estime en effet le patron historique de Suez et Engie qui, n'ayant «plus de lien juridique » avec ces deux entreprises, se dit désormais « indépendant et libre » dans ses propos.
Selon Gérard Mestrallet, les discussions, pour être fructueuses, devront néanmoins porter sur les deux projets: celui de Veolia de créer un « champion mondial » unique dans l'eau et les déchets, et celui de Suez de renforcer « chacun des deux leaders français des services à l'environnement », afin d'éventuellement « élaborer une troisième voie négociée et aimable ». Une approche qui, selon son interprétation d'une interview publiée le jour même dans Les Echos, serait soutenue aussi par Eric Lombard, patron de la Caisse des dépôts, actionnaire à hauteur de 6,1% de Veolia: