TotalEnergies : la direction accepte d'avancer les négociations salariales si les blocages cessent
latribune.fr

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
latribune.fr

Photo d'illustration
BENOIT TESSIER
Grève à TotalEnergies: la direction prête à négocier dès octobre sur les salaires si les blocages cessent (communiqué)
De quoi mettre fin aux blocages. Après une dizaine de jours de grève dans les raffineries françaises, la direction de TotalEnergies s'est déclarée prête à négocier dès octobre sur les salaires à la condition que les grèves dans plusieurs raffineries et dépôts de carburants qui génèrent des ruptures d'approvisionnement cessent. Jusqu'à présent, elle renvoyait les négociations à une séance de négociations prévue le 15 novembre pour les salaires de 2023.
Cette annonce intervient alors que le mouvement de grève dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant français a été reconduit dimanche chez TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, a indiqué la CGT interrogée par l'AFP. « Le mouvement a été reconduit partout », a expliqué Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies. Ainsi, la plus grande raffinerie du groupe, basée en Normandie, celle de Feyzin (Rhône), la « bio-raffinerie » de La Mède (Bouches-du-Rhône) et le dépôt de carburants de Flandres près de Dunkerque (Nord) sont « toujours totalement à l'arrêt », a-t-il indiqué. Même chose pour les deux sites de l'américain Esso-ExxonMobil en Normandie et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhone), « toujours à l'arrêt total dimanche ».
Alors que de nombreuses stations-service connaissent toujours des ruptures d'approvisionnement, le syndicat CGT du géant de l'énergie avait proposé, pour entamer des négociations dès lundi, de limiter ses revendications à la question d'une hausse des salaires.
À lire également
Les blocages des grévistes entraînent une baisse des livraisons de carburant, les stations-service sont donc plus souvent en rupture de stocks d'essence ou de diesel. TotalEnergies gère près du tiers des stations françaises. Mais le groupe met aussi les perturbations sur le compte du succès de la remise à la pompe de 20 centimes qu'il accorde depuis le 1er septembre, en sus de la ristourne de l'Etat de 30 centimes.
latribune.fr