Trop de pétrole en 2019, l'offre va excéder la demande, prévoit l'AIE

 |   |  249  mots
Cette prévision de surproduction d'hydrocarbures plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l'accord d'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois. (Illustration: champ de pétrole des Lost Hills en Californie, avec sa forêt de pump jacks, avril 2015)
Cette prévision de surproduction d'hydrocarbures plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l'accord d'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois. (Illustration: champ de pétrole des Lost Hills en Californie, avec sa forêt de "pump jacks", avril 2015) (Crédits : Reuters)
La demande pour le brut de l’Opep devrait tomber début 2020 à 28 millions de barils par jour (bpj), précise le rapport de l’Agence internationale de l'énergie, alors que l’offre extérieure au cartel augmenterait de 2,1 millions de bpj, dont deux millions pour celle des Etats-Unis.

L'augmentation continue de la production américaine de pétrole va dépasser la croissance de la demande globale de brut cette année, ce qui se soldera par une augmentation des stocks mondiaux au cours des neuf prochains mois, a déclaré vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Cette prévision plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l'accord d'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois.

"Un défi majeur" pour l'OPEP

"Les tensions sur le marché ne sont pas un sujet pour l'instant et le rééquilibrage semble s'être éloigné dans l'avenir", résume l'AIE dans son rapport mensuel.

"Il est clair que cela constitue un défi majeur pour ceux qui ont pour mission de gérer le marché", ajoute-t-il en référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et à ses alliés, dont la Russie.

La demande pour le brut de l'Opep devrait tomber début 2020 à 28 millions de barils par jour (bpj), précise le rapport de l'AIE, alors que l'offre extérieure au cartel augmenterait de 2,1 millions de bpj, dont deux millions pour celle des Etats-Unis.

Au niveau actuel de production de l'Opep, soit environ 30 millions de bpj, l'AIE estime que les stocks mondiaux de brut pourraient augmenter de 136 millions de barils d'ici la fin du premier trimestre 2020.

L'agence maintient parallèlement ses prévisions de demande pour le reste de cette année et pour l'an prochain.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/07/2019 à 10:36 :
L'OPEP perd la main et franchement il était temps.
a écrit le 13/07/2019 à 10:27 :
C'est bien le rôle du cartel OPEP de maximiser le revenu de ses membres. C'est toujours en période de décroissance de la demande que la gestion du cartel est difficile : "quand le foin manque au râtelier, les ânes se battent" dit me proverbe.
a écrit le 12/07/2019 à 14:16 :
Les prix devraient baisser, on va pouvoir rouler plus, se chauffer plus, et polluer plus. Que du bonheur!
Réponse de le 12/07/2019 à 16:13 :
rouler plus pour aller où ? Faire cent fois le tour de rond-points ? :-)
Se chauffer plus en été (faire des stocks de calories, ou de fuel) ?
Non, appliquer la taxe carbone au prix abaissé pour le maintenir au niveau précédent. Quand le blé manque on voit la farine chère, mais quand ça redevient normal, le prix de la farine est maintenu, étonnant ?
a écrit le 12/07/2019 à 13:17 :
Cet article oublie de dire que l'essentiel de la baisse de la production de l'OPEP concerne des pays qui sont pas au Moyen Orient comme l'Angola, le Nigéria et sourtout le Venezuela.

Si on ne regarde que la production au Moyen Orient, elle reste à un niveau record.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :