Une France sans nucléaire ni énergies fossiles en 2050 : négaWatt persiste et signe

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Les seules énergies renouvelables pourraient alimenter la France de 2050
Les seules énergies renouvelables pourraient alimenter la France de 2050 (Crédits : fotolia.com © ptyszku)
Le scénario publié ce 25 janvier par l’association négaWatt qui promeut la sortie des énergies fossiles et nucléaire, démontre comme en 2011 la faisabilité d’une France carburant aux énergies renouvelables. Le tout assorti d’une économie de 400 milliards d’euros et de la création de 500 000 emplois nets.

Pour la quatrième fois depuis 2003, l'association négaWatt, qui regroupe de nombreux experts et professionnels, publie son scénario. « Pas une vision, mais une trajectoire à l'horizon 2050 », précise Thierry Salomon, son vice-président.

Dans les grandes lignes, le cru 2016 - opportunément publié à quelques mois des prochaines échéances électorales - n'est guère différent du précédent paru en 2011. Sortir totalement du nucléaire (en 2035, à l'issue de la quatrième visite décennale de  chaque centrale) et des énergies fossiles pour un mix 100% renouvelables, c'est possible à l'horizon 2050. A condition d'adopter une grande sobriété énergétique et de tout mettre en œuvre, dans tous les secteurs d'activités (bâtiment, industrie, transports mais aussi agriculture), pour en améliorer l'efficacité, ce qui doit permettre de diviser par deux la consommation d'ici à 2050.

Objectif commun avec la loi pour la transition énergétique

Ce qui a le plus changé au fil des années, c'est que ce qui semblait un véritable scénario de rupture en 2003 se rapproche sur bien des points de travaux plus institutionnels, voire de textes de loi. En effet, l'Ademe (agence de l'Etat en charge de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) a déjà commis des rapports dans ce sens, qui avaient en leur temps fait couler beaucoup d'encre.

Quant à l'objectif de diviser par deux la consommation d'ici à 2050, en ligne avec la tendance observée dans les pays de l'OCDE, ça n'est rien d'autres que l'objectif inscrit... dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte.

L'Accord de Paris également est passé par là, avec son objectif de limiter la hausse des températures à +2°C maximum, qui implique un pic des émissions dans la seconde partie du siècle. Le scénario négaWatt permet à la France d'être « neutre en carbone » en 2050, notamment grâce à des méthodes culturales moins émettrices que celles en vigueur aujourd'hui, et grâce à la capacité des forêts et des terres cultivées de stocker le carbone.

Pourtant, selon l'association, en appliquant son scénario à la planète entière (dont les émissions moyennes de CO2 par habitant sont proches de celles de la France), on ne parvient qu'à limiter cette hausse qu'à 1,8°C...un mauvais signal, car on voit assez mal comment faire plus que négaWatt en matière de limitation des émissions...

Au niveau national, sans être plus onéreux que le scénario tendanciel, le scénario s'accompagne à partir de 2025 d'économies dans le secteur énergétique. Sur la durée, négaWatt chiffre l'économie globale à près de 400 milliards d'euros à l'horizon 2050. Sans compter un pays plus résilient, car moins sensible aux chocs géopolitiques et à leur impact sur les cours des énergies fossiles.

Nouveauté de l'édition 2017 : la méthanation, directement liée au développement de l'hydrogène. Celui-ci, fabriqué par électrolyse à partir des surplus d'électricité renouvelable, peut à son tour être transformé en méthane avant d'être injecté dans le réseau de gaz naturel. C'est ce que négaWatt appelle « la complémentarité électron/molécule » qui doit permettre à terme (d'ici à une vingtaine d'années selon l'association), d'écrêter les pointes de production des énergies renouvelables.

Le bâtiment, principal gisement d'emplois

Certes, ce scénario détruira des emplois dans certains secteurs, comme les transports. Dans celui de l'énergie en revanche, le solde net devrait être positif de 300 000 emplois, les renouvelables (dans lesquelles négaWatt prend notamment en compte la fabrication de la deuxième génération d'éoliennes terrestres) étant plus intensives en main d'œuvre que le nucléaire ou les centrales thermiques.

Globalement, négaWatt promet 500.000 emplois nets créés d'ici 2050. A condition, bien entendu, de procéder à des plans de reconversion des sites (notamment les centrales nucléaires) et des programmes de formation. Certains emplois pourraient ainsi être reconvertis de l'industrie aéronautique ou pétrolière vers l'éolien offshore. Dans le bâtiment comme dans l'agriculture, les futurs emplois seront nettement plus qualifiés qu'aujourd'hui, ce qui devrait s'accompagner d'une revalorisation et d'une plus grande attractivité de ces secteurs.

Le scénario table notamment sur 550 000 rénovations « profondes » par an dans le bâtiment à compter de 2025. Des chiffres pas si éloignés des objectifs affichés par les gouvernements successifs depuis le Grenelle de l'Environnement... D'ailleurs, négaWatt n'attend pas de nouvelles lois, mais surtout une application rapide de celles qui existent déjà.

Acteurs économiques et territoires engagés dans la transition

A l'approche des prochaines élections présidentielles, et au vu des positions affichées par certains candidats, l'association reconnaît un risque que les acquis contenus dans la loi de transition énergétique (même s'ils restent insuffisants à ses yeux) soient remis en cause par le prochain gouvernement.

Mais d'autres (notamment Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot) s'inspirent au contraire des travaux de négaWatt.

Surtout, comme aux Etats-Unis, où des villes et des Etats entrent en résistance face au rétropédalage enclenché par Trump en matière de climat et d'énergie, les membres de l'association misent sur les retombées économiques de leur scénario pour installer leurs travaux dans la durée. Ils rappellent à titre d'exemples les engagements d'entreprises de plus en plus nombreuses, les arbitrages faits par les acteurs financiers ou encore l'intérêt manifesté par des organisations professionnelles lorgnant la transition énergétique pour y trouver des relais de croissance.

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a écrit le 27/01/2017 à 14:44 :
La France a fait une erreur stratégique. Elle a pariée sur le nucléaire. On a donc payé une fortune pour le lancer, il va falloir faire de même pour le prolonger. Encore une autre fortune pour démanteler, et encore une fortune pour lancer les énergies propres. Il eu été plus judicieux de passer des fossiles aux énergies vertes directement. D'autant qu'avec un baril à 20 USD dans les années 90 ça aurait été possible de lancer les ENR en taxant les fossiles. Maintenant c'est la ruine assurée dès que les taux d'intérêts auront atteint 5%. Areva et EDF étant en faillite.
a écrit le 26/01/2017 à 13:40 :
Ceux qui prétendent produire AUTANT d'électricité avec d'autres technologies mobilisant PLUS de main d'œuvre oublient sciemment de préciser que ce sera donc plus cher ! On le voit déjà avec la CSPE qui alourdit les factures de 15%, dont 10% pour les ENR...
Réponse de le 27/01/2017 à 14:46 :
Le CSPE ne sert pas que pour les ENR.
Réponse de le 03/02/2017 à 14:44 :
plus que maintenir encore les centrales nucléaires existantes encore 60 ans !!?? je sais que le ridicule tue pas mais bon...
a écrit le 26/01/2017 à 13:02 :
En regardant sur le site de RTE aujourd'hui à 12h 30 j'ai pour la production d'électricité française la répartition suivante:

Hydraulique 12%
Gaz 11%
Charbon 3%
Fioul 3%
Bioenergie 1%
Solaire 3%
Eolien 3%
Nucléaire 65 %

Ils faudrait des arguments un peu plus sérieux pour nous faire croire que le nucléaire va disparaitre en 2035. Quand il fait froid et qu'il n'y a pas un poil de vent j'attends qu'on m'explique comment on fait pour se chauffer, avec de l' éolien, aujourd'hui comme en 2035.
Je ne sais pas qui finance cette association mais ça ne me parait pas très sérieux.
Réponse de le 26/01/2017 à 17:50 :
BIEN VU ! D 'ailleurs ceux qui ne veulent pas du nucléaire sont les mêmes qui veulent "la voiture électrique pour tous " en oubliant de nous expliquer par quel miracle seront alimentées ces voitures lorsque pas de vent, pas de soleil pour les capteurs etc... et une consommation d électricité accrue avec les nouvelles maisons , les industries , etc...sauf à abatte un peu plus d' arbres pour que tous se chauffent avec bois et envoient encore plus de "cochonneries"dans l' atmosphère !
Réponse de le 03/02/2017 à 14:49 :
tu décris simplement la situation actuelle pour confronter ton argumentation. c'est ce qu'on appelle un beau sophisme. à part ça on se demande bien qui est sérieux.soupirs
Réponse de le 03/02/2017 à 14:53 :
@Daniel61avant de d'avancer des commentaires sous forme de procès d'intention renseigne toi. Il y a déjà des études de consommation pour un parc globalisé de voitures electriques qui se penchent sur ce problème et d'autres qui t'échappent comme les heures de pointes...quand on sait pas on ne dit rien
a écrit le 26/01/2017 à 12:24 :
Il y a belle lurette que l'on peut faire propre , mais cela est in intéressant car les énergies permettent de subventionner l'état , les régions, les communautés de communes ainsi que les communes entre taxes et TVA le super impôt que personne ne peut échapper .Alors rendez-vous à la fin des temps .
a écrit le 26/01/2017 à 10:21 :
Comment l'association Negawatt peut-elle prétendre que nous sortirons des energies fossiles d'ici à 2050 : monde sans nucléaire, sans pétrole, sans gaz et même sans hydrogène? COmment être réaliste avec celà parait totalement improbable et utopique comme le programme de Benoit Hamon qui ne veut se financer que sur la dette publique !!! Oui ces fameuses association me paraissent totalement utopistes et l'analyse des énergies fossiles sorties de leur contexte avec un monde sans pétrole, sans uranium ou thorium, sans gaz naturel ou sans hydrogène. Oui un moteur thermique ne fonctionne pas sans carbone (chaine alcane du petrole) et on devrait plutôt développer les moteurs thermiques 2l/100 en Europe, aux USA ou en France. Oui monsieur, mesdames de Negwattt reviser vos tablettes avant de prétendre que en 2050 nous serons sans energies fossiles !!
a écrit le 26/01/2017 à 9:56 :
En tant qu'expert dans ces domaines je trouve le scénario négawatt peu ambitieux et peu argumenté d'un point de vue technique, il est tellement flou qu'il est peut-être même erroné. Il est en effet possible dès 2040 de transformer l'Europe et probablement le monde (si D Trump le veut bien) en puits de carbone
Réponse de le 26/01/2017 à 10:36 :
Je confirme. J'avais sérieusement analysé le scenario Negawatt il y a quelques années : il est totalement ridicule. Il ne sert à rien d'écrire des articles de ce style sans aller à fond dans les détails : c'est de la propagande stupide.
a écrit le 26/01/2017 à 8:49 :
La population est très mal informée en France des technologies permettant d'arriver à ce type de scénario d'indépendance et d'efficacité énergétique, il suffit de lire les commentaires qui ont plus de 10 ans de retard (en étant gentil) sur les réalités techniques et scientifiques. C'est vrai aussi qu'il y a de moins en moins de scientifiques de valeur en France et que l'on régresse notoirement dans les classements mondiaux. Il y a pourtant de nombreux travaux et programmes de recherche européens et plus très avancés. Tout comme pour le véhicule électrique ou d'autres domaines où l'on pratique l'obsolescence programmée afin de vendre, il est clair que l'on retarde la commercialisation de certaines technologies qui permettraient une transition plus rapide afin de conserver des rentes. On le constate par exemple dans le solaire thermique qui n'est que peut exploité alors que l'on fait de l'hybride (PV + thermique) qui a des rendements de plus de 80%. On peut ensuite stocker l'électricité et/ou la chaleur dans des matériaux à changement de phase (PCM), comme le font Sunamp en GB, Stiral ou Kaplan en France ce qui fournit l'essentiel du chauffage et de l'eau chaude (plus de 75% dans les 2 cas voir plus) mais il faut aller acheter ces produits en Grande Bretagne et au delà, il n'y a pas d'offre complète en France. Pourtant le volume de stockage est plus de 4 fois inférieur à l'eau pour une durée de multiples fois supérieur et des cycles de charges/décharges quasi illimités et un coût réduit par rapport à une batterie. On peut stocker l'électricité dans des batteries d'eau salée (Na-ion) comme le font Aquion Energy, Aquabattery etc c'est peu cher et sans risque. Il y a un distributeur Aquion à Annecy. Air4Power utilise l'air comprimé adiabatique pour les immeubles et les quartiers. On peut utiliser les anciennes batteries de véhicules pour le stockage à domicile comme le proposent Tesla (dans la gamme Powerwall), Mercedes, BMW etc, çà coûte dans les 3600 euros seulement. On peut stocker la chaleur d'été sous 36 m seulement et çà couvre l'énergie nécessaire en hiver comme en Alberta au climat pourtant froid l'hiver, solution la moins coûteuse et à haut rendement qu'a étudié en détail et avec plein succès Stanford. Bref on peut citer une multitude de solutions peu coûteuses, à haut rendement et durables. Idem dans les gammes de mobilité, allez en Asie vous verrez la multitude de modes et types de véhicules pour le déplacement alors que beaucoup de français continuent d'utiliser une voiture lourde et vide pour aller chercher du pain. Regardez les réalisation d'hydroliennes dans de nombreux pays et comparez avec le retard français. Retard également dans le solaire, l'éolien, le stockage, la mobilité. La filière nucléaire uranium veut absolument maintenir ses privilèges et retarde chaque fois la durée de vie des réacteurs au delà des normes et continue sa propagande alors que l'Autorité de Sûreté a dû saisir le procureur et déposer plaintes pour fraudes et falsifications de documents, c'est très grave. Voilà où l'on en est avec un monopole qui prétendait que le nuage de Tchernobyl s'arrêtait aux frontières et qui est désormais dans un gouffre financier chronique qui oblige à relever pendant des années le prix de l'électricité nucléaire avec des risques nettement augmentés. Negawatt, Stanford, Mines Paris Tech, l'Ademe, le NREL, le SRU, Frauhofer, Neocarbonenergy etc ont bien tous confirmé la réalité de pouvoir se passer si nécessaire du nucléaire mais c'est juste ce lobby qui tient à conserver ses privilèges et qui a même refusé des fonds à la filière thorium pourtant plus intéressante que la filière uranium. On est classé 23 en matière de corruption et dans ce domaine on peut dire que la filière uranium a participé à cette corruption et nous a mis dans une situation énergétique critique. La Suède est bien moins dépendante que nous en matière d'importations toutes énergies confondues par exemple et alors qu'elle a moins de diversité de renouvelables que nous. Et l'Allemagne réussit mieux sa transition qu'on ne le prétend quand on regarde les bilans des exportations et le coût faible de la part de l'Etat. Ce sont les consommateurs allemands qui ont surtout financé la rénovation énergétique, peu les entreprises dont les tarifs sont similaires aux nôtres mais désormais ils sont 1er au classement mondial de l'efficacité énergétique malgré un pays géographiquement nettement plus compliqué que le nôtre avec l'offshore au Nord et la consommation au Sud et une histoire du charbon et industrielle très handicapante comme en Pologne. Nous on avait quasiment rien d'autre donc on a fait le nucléaire mais sinon nous serions encore au charbon.
Réponse de le 26/01/2017 à 10:09 :
Votre vision idyllique de la situation de l'Allemagne est complètement contredite par le comité d'experts retenus par le gouvernement allemand pour faire le bilan de l'Energiewende. Ils ont conclu que le pays gaspillait des dizaines de milliards d'euros et ferait mieux de mettre cet argent dans la recherche
a écrit le 26/01/2017 à 8:38 :
on cree du tout electrique chauffage ordinateur climatisation.......donc plus de consommation et on veut supprimer les centrale nucleaires!!! pour creer des parcs eoliens terrestres ou en mer on a tout de suite une association ecologiste ou autres qui protestent et qui deposent des recours aupres des tribunaux comment voulez vous que l'on avance.
d'autre part vue le nombre de batiments administratifs ou industriels on pourraient les couvrir de panneaux photovoltaiques mais la on se heurte a la machine e d f (engie qui conserve son monopole) et ne veux pas toujours racheter tout l'electricite produit par les particulier ou les societes chercher les erreurs Francaise on marche sur la tete
a écrit le 26/01/2017 à 8:24 :
Retour à la bouse de vache séchée pour se chauffer, mais il n'y en aura pas pour tout le monde
a écrit le 26/01/2017 à 5:07 :
Expliquez moi comment va-t-on faire pour diminuer le taux de CO2 alors que la population mondiale va doubler en quelques décennies et cette population majoritairement née dans les pays émergents vise à consommer comme les occidentaux?
Expliquez-moi comment va faire la France pour limiter la pollution lorsque l'analyse des cartes montrent que celle-ci vient majoritairement d'autres pays?
Expliquez moi pourquoi, avec la vague de froid actuelle (et qui n'a rien d'exceptionnelle), il y a un déchainement sur ceux qui se chauffent à l'électricité; alors que la quasi totalité des investissements en matière d'énergie renouvelable va vers cette énergie?
Réponse de le 26/01/2017 à 9:12 :
@ capcha : La pollution est fréquente en France et vient bien de France la majorité du temps dont en été. Quand Grenoble ou Marseille sont polluées ce n'est pas le charbon allemand ou polonais. L'absence de molécules soufrées notamment le confirment comme à Paris. La pollution vient donc bien des véhicules et des anciens feux de bois et du fuel, plus l'agriculture à certaines périodes. La demande électrique était liée à l'utilisation de grille pain et à très peu de réseaux de chaleur (6% seulement contre près de 60% au Danemark par exemple). Les renouvelables + l'isolation et l'efficacité énergétique permettent d'avoir des bâtiments qui consomment très peu voire pas du tout voire même sont producteurs d'énergie. C'est pour avoir raisonné sur le mode nucléaire que la démarche n'est pas efficiente tout comme pour les pays disposant de pétrole et gaz, ils ont généralement gaspillé comme nous avec le nucléaire dont le rendement n'est que de 33% et dont le taux de disponibilité est de plus en plus souvent inférieur à 60%. Si vous multipliez ces chiffres en y ajoutant les pertes de réseaux, les grilles pain etc vous constatez que le bilan est désastreux. Les renouvelables sont une toute autre approche globale à tous les échelons, européens, nationaux, régionaux, individuels, mobilité comprise en choisissant chaque fois les meilleures options selon les situations et régions. Quant à la population mondiale elle n'aura pas le choix vues les réserves de pétrole, d'uranium etc restantes. Mais les solutions que l'on ne cesse de développer et d'améliorer sont valables pour le monde entier donc il est tout à fait possible en agissant sur tous les plans comme on le fait via la conférence de Paris COP 21 etc et 193 pays dont la majorité a tout intérêt à l'indépendance énergétique et des très bas prix de l'énergie comme le permettent les renouvelables, de réduire les émissions de Ges malgré l'accroissement de la population. Beaucoup de pays quelle que soit leur situation y arrivent.
Réponse de le 26/01/2017 à 18:54 :
Votre commentaire est sans conteste logique... et s'y j'ose dire très optimiste. Très impliqué depuis plus de 40 ans dans le renouvelable (CES, photovoltaïque, isolation par l'extérieur et intérieur...et bien situé géographiquement, le bilan carbone est toujours négatif. La faute à ma voiture! Là je refuse l'électrique pour les mêmes raisons que vous développez pour le nucléaire. Volontairement nos politiques oublient les bateaux, avions... Enfin tous sur lequel ils ne peuvent agir.... Ils tapent donc sur la proie la plus facile et pire en la culpabilisant !
Quel que soit les efforts en matière d'énergie, l'homme polluera (même en faisant du vélo ou même aucune activité) et vivra de plus en plus à crédit sur le dos de nos enfants.
Je ne développe pas l'aspect dégradation de l'environnement pour augmenter les surfaces agricoles... et encore moins la théorie du changement climatique cyclique ni même de la mécanique orbitale!
Enfin, vous avez quand même raison, on ne peut pas rester sans rien faire, mais pour cela il faudrait éviter de nous mentir par omission!
a écrit le 26/01/2017 à 1:23 :
La perspective peut être souhaitable, encore faut-il la défendre avec des arguments sérieux :
"Certes, ce scénario détruira des emplois dans certains secteurs, comme les transports".(combien?? Bilan des plus et des moins??) .

" Dans celui de l'énergie en revanche, le solde net devrait être positif de 300 000 emplois (dans lesquelles négaWatt prend notamment en compte la fabrication de la deuxième génération d'éoliennes terrestres)"
300.000 emplois nets crées, à voir, mais admettons!
Mais crées où ?? En Roumanie, en Chine ??
Comment se fait-il que toutes les grandes entreprises de fabrication de panneaux photovoltaïques allemandes, et les quelques petites boites françaises aient disparu ??
Dans le contexte actuelle de dumping au sein de l'UNION EUROPEENNE et de libre échange incontrôlé vis à vis du reste du monde, tous ces chiffres restent pure fantasme ou vile propagande.
Réponse de le 26/01/2017 à 9:34 :
Le seul éolien terrestre ce sont 790 entreprises sur le sol français (+ autres bénéficiaires) et 11.000 emplois en France. Cà devrait être de 60.000 emplois vers 2020 compte tenu de la demande mondiale (on fabrique pas mal de pièces en France dont les mâts avec Francéole et plus). La fabrique d'un panneau solaire se fait par machine donc n'est pas si créateur d'emplois, par contre la pose, l'entretien etc crée bien des emplois locaux comme tous les chiffres le confirment partout. On a beaucoup plus d'entreprises dans ce domaine que vous ne pensez. Dualsun par exemple fabrique bien en France et a un CA en hausse de 685%. Vus les marchés des renouvelables, leur diversités et les multiples solutions qu'elles peuvent offrir, il y a de quoi faire encore dans le monde pour quelques décennies, malgré que la France ait raté une bonne part des renouvelables et de leur essor à cause du monopole nucléaire qui voyait d'un mauvais oeil une concurrence directe en France, tout comme dans les véhicules électriques Renault avait refusé de distribuer la Mia sur certains marchés ce qui a coulé Heuliez pourtant sur le point de réussir et qui était innovant, tout comme d'autres. Les plus grands concurrents des PME ne sont pas toujours les étrangers ni la mondialisation mais les grands groupes en France avec les mêmes personnes aux divers conseils d'administration. On parle bien par exemple de députés et sénateurs "apparentés" nucléaire, ce n'est pas un vain mot. S'il y en avait plus apparentés "renouvelables" çà changerait soudainement la vision des choses et tout le monde comprendrait que l'on pouvait parfaitement être parmi les leaders dans ce domaines car on l'était bien avant que la Chine ne s'y mette, dans les années 80 en terme de R&D notamment.
a écrit le 25/01/2017 à 21:26 :
On aimerait y croire mais...
La rénovation énergétique des logements entraine une hausse sensible des consommations électriques (besoin de ventilation dans des bâtiments qui deviennent étanches)
La technologie Power To Gas n'est pas mure, et son rendement est très mauvais. D'ailleurs, si cette technologie aboutit, tous les pbms sont effectivement réglés.
LA sobriété, facile à dire mais pas facile à faire - c'est mon métier que d'aider les gens à être plus sobres, et ce n'est pas gagné.... Le volontarisme est limité.
Le double objectif suppression du nucléaire et transition complète rend la marche impossible à passer. Déjà, si on arrive à mettre en place un tel projet ambitieux en conservant le nucléaire, on sera les rois du monde.
Réponse de le 26/01/2017 à 10:25 :
Actuellement les rendements de conversion de l'électricité en gaz de synthèse sont de l’ordre de 70% PCS pour l’hydrogène et
55% PCS pour le méthane. Cà n'a rien de nul comparé au rendement de nos centrales nucléaires qui est de seulement 33%, utilise très peu d'énergie de l'uranium et a un taux de disponibilité de plus en plus souvent inférieur à 60%, donc bilan global désastreux, sans parler des pertes en ligne ou des dizaines de milliards de litres d'eau vaporisés chaque année. Toutefois si l’on valorise la chaleur à haute et basse température dégagée par chacune des réactions, les rendements de conversion peuvent monter jusqu’à plus de 85%. Sur le moyen terme ces performances hors valorisation de la chaleur pourraient être fortement améliorées avec un rendement de 80-85% PCS pour l’électrolyse et de 60 à 75% pour la production de méthane. Le plus haut rendement étant
obtenu avec la synergie de l’électrolyse SOEC couplée à un réacteur de méthanation catalytique dont la production de chaleur haute température (350°C) alimente l’électrolyseur. Air liquide notamment connaît bien ce sujet (voir les données techniques sur son site) tout comme le Cnrs entre autres. En parlant de sobriété combien de gens utilisent des économiseurs d'eau d'1,2 litre par minute comme vendu chez Savinga (ou encore moins bientôt avec 0,19 litre par minute chez le suédois Alteredcompany). Ca économise énormément d'eau et en terme d'énergie (eau chaude), l'équivalent de plusieurs réacteurs nucléaire annuellement au plan français si tout le monde prenait 30 secondes à visser ces réducteurs sur chaque robinet avec le même confort et du 6 litres maxi par minute (ou 4 litres avec Venturi) sur la douche, çà ne coûte presque rien mais rapporte beaucoup : http://www.alteredcompany.com/
a écrit le 25/01/2017 à 20:08 :
Comment se fait-il que cet article ne dise rien du désastre de l'expérience actuelle en Allemagne: des milliards d'euro sans réduction des émissions de CO2! L'Allemagne couverte d'éoliennes continue à émettre beaucoup plus de CO2/habitant que la France! -
La modestie et le réalisme serait de tirer enseignement des expériences d'aujourd'hui, en grandeur nature, sur le terrain, avant de fantasmer sur 2050. -
http://ecologie-illusion.fr/electricite-france-100-renouvelable-ADEME.htm
Réponse de le 26/01/2017 à 10:03 :
@ pym2pym2 : Faux : de 1990 à 2014 l'Allemagne a réduit de 25% ses émissions quand nous les avons réduit de seulement 17% sur la même période. D'autre part, en terme d'émissions par habitant on est au même niveau : il faut en effet évidemment tenir compte des émissions de produits importés fabriqués ailleurs (l'Allemagne étant en effet plus industrielle et exportatrice que nous qui sommes plus axés sur les services). On est donc à environ 12 tonne de CO2 par habitant et par an actuellement soit à un niveau similaire à l'Allemagne. Celle-ci est par ailleurs leader mondial en efficacité énergétique, loin devant nous, donc gaspille nettement moins que nous malgré un climat plus froid. De plus nos prix de l'électricité sont en hausse durable alors que leurs prix aux entreprises sont équivalents et pour les consommateurs particuliers, certes plus élevés, mais en voie de retournement à la baisse car comme au Danemark il est prévu de réduire la taxe qui servait au financement de l'efficacité énergétique (isolation etc) et qui pesait lourds dans ce prix mais apporte des bénéfices durables (une maison isolée c'est pour la vie du bâtiment). Avant de critiquer et sous estimer nos voisins en se croyant meilleurs, mieux vaut être objectifs car on risque d'avoir un accident nucléaire majeur avec nos vieilles centrales dont 23 réacteurs sur 58 étaient à l'arrêt il y a peu et l'ASN n'est pas enthousiaste si vous lisez de près les rapports et les plaintes déposées pour falsifications de documents etc Un accident majeur sur un seul réacteur çà peut coûter entre 600 et 1000 milliards d'euros comme mentionné dans le rapport de la Cours des comptes de 2012 réactualisé en 2014. Voir : http://decrypterlenergie.org/la-sortie-du-nucleaire-en-allemagne-entraine-t-elle-une-hausse-des-emissions-de-co2
Réponse de le 27/01/2017 à 14:55 :
Un désastre Allemand? J'en veux bien un comme ça en France vu le différentiel économique entre les 2 pays. D'autant que sans 10 milliards de plus Areva et EDF ne passe pas 2019... La dette totale des 2 frise les 50 milliards au bas mot, sans compter les risque de changes liés aux dettes émises par EDF en devises chinoises, japonaises...
Réponse de le 30/01/2017 à 12:28 :
@Polytech -
"L'Allemagne couverte d'éoliennes continue à émettre beaucoup plus de CO2/habitant que la France!" - Je maintiens cette affirmation, en précisant qu'il s'agit des émissions de C02 liées à l'énergie, puisque l'énergie est le sujet de cette discussion. - Vous répondez que cette affirmation, pourtant incontestée, est fausse ; vous l'évacuez en détournant l'attention sur les émissions de l'Allemagne qui diminueraient plus vite que celle de la France. Mauvais argument, car, même si cela était vrai (je vais y revenir) cela n'empêche pas que "L'Allemagne couverte d'éoliennes continue à émettre beaucoup plus de CO2/habitant que la France!" -
Visitez le lien que je donne. Vous y trouverez une courbe qui montre l'évolution des émissions de CO2 par habitant de la France et de l'Allemagne. L'écart est considérable et quasi constant de 2000 à 2014. Les sources sont données. Sur ce même lien, vous trouverez également un diagramme montrant que la part d'énergies renouvelables dans le mix énergétique est plus élevée en France qu'en Allemagne (2012) -
Note : il est plus précis de comparer les émissions de CO2 par habitant plutôt que les émissions globales, pour tenir compte des éventuelles évolutions des populations. -
http://ecologie-illusion.fr/transition-energetique-Allemagne-France-sortir-nucleaire-renouvelables-lignite.htm
Réponse de le 30/01/2017 à 12:30 :
@ Zeeel -
Nous ne parlons pas des mêmes désastres. Plus de croissance, même dans un pays déjà développé, est souhaitable économiquement, mais n'est pas souhaitable écologiquement. La croissance CO2-free n'existe pas, la liaison intime de la croissance et du CO2 est maintenant bien connue. (Voir le lien) -
La priorité du siècle ce n'est pas la croissance économique des pays déjà développés, c'est la réduction des émissions de CO2 (Souvenez-vous, COP 21 et tout le tralala). C'est pourquoi la transition énergétiques en Allemagne est un désastre: les milliards dépensés pour des raisons écologiques n'ont aucunement diminué les énormes émissions de CO2 de l'Allemagne. Un énorme gâchis. Des milliards qui auraient peut-être été mieux investis ailleurs, par exemple dans la sortie du charbon et de la terrible spécialité locale, le lignite. -
http://ecologie-illusion.fr/croissance_durable_decroissance.htm
Réponse de le 31/01/2017 à 13:32 :
@Polytech -
"L'Allemagne couverte d'éoliennes continue à émettre beaucoup plus de CO2/habitant que la France!" - Je maintiens cette affirmation, en précisant qu'il s'agit des émissions de C02 liées à l'énergie, puisque l'énergie est le sujet de cette discussion. - Vous répondez que cette affirmation, pourtant incontestée, est fausse ; vous l'évacuez en détournant l'attention sur les émissions de l'Allemagne qui diminueraient plus vite que celle de la France. Mauvais argument, car, même si cela était vrai (je vais y revenir) cela n'empêche pas que "L'Allemagne couverte d'éoliennes continue à émettre beaucoup plus de CO2/habitant que la France!" -
Visitez le lien que je donne. Vous y trouverez une courbe qui montre l'évolution des émissions de CO2 par habitant de la France et de l'Allemagne. L'écart est considérable et quasi constant de 2000 à 2014. Les sources sont données. Sur ce même lien, vous trouverez également un diagramme montrant que la part d'énergies renouvelables dans le mix énergétique est plus élevée en France qu'en Allemagne (2012) -
Note : il est plus précis de comparer les émissions de CO2 par habitant plutôt que les émissions globales, pour tenir compte des éventuelles évolutions des populations. -
http://ecologie-illusion.fr/transition-energetique-Allemagne-France-sortir-nucleaire-renouvelables-lignite.htm
Réponse de le 31/01/2017 à 13:33 :
@ Zeeel -
Nous ne parlons pas des mêmes désastres. Plus de croissance, même dans un pays déjà développé, est souhaitable économiquement, mais n'est pas souhaitable écologiquement. La croissance CO2-free n'existe pas, la liaison intime de la croissance et du CO2 est maintenant bien connue. (Voir le lien) -
La priorité du siècle ce n'est pas la croissance économique des pays déjà développés, c'est la réduction des émissions de CO2 (Souvenez-vous, COP 21 et tout le tralala). C'est pourquoi la transition énergétiques en Allemagne est un désastre: les milliards dépensés pour des raisons écologiques n'ont aucunement diminué les énormes émissions de CO2 de l'Allemagne. Un énorme gâchis. Des milliards qui auraient peut-être été mieux investis ailleurs, par exemple dans la sortie du charbon et de la terrible spécialité locale, le lignite. -
http://ecologie-illusion.fr/croissance_durable_decroissance.htm

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