Energies renouvelables : le monde bascule, la France patine

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En valeur absolue, les capacités électriques renouvelables françaises ont très peu évolué, en comparaison avec le total européen et mondial.
En valeur absolue, les capacités électriques renouvelables françaises ont très peu évolué, en comparaison avec le total européen et mondial. (Crédits : *Statista)
Alors que tous les indicateurs sont au vert au niveau mondial, un récent rapport confirme le retard français dans les énergies vertes, qui risquent fort de manquer l’objectif de 23% du mix énergétique fixé à l’horizon 2020.

Dans le monde entier, les énergies renouvelables battent record sur record. Comme le montre le dernier rapport Power Transactions and Trends publié par EY, elles représentent une part prépondérante des fusions et acquisitions dans l'énergie et continuent de séduire les investisseurs. Elles ont en effet atteint 4 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros) au deuxième trimestre 2016. Les investissements sont portées par la forte demande en énergie des pays en développement et les politiques pro-renouvelables adoptées dans certaines régions, notamment en Afrique. Les mécanismes de soutien en vigueur dans de nombreux pays en font des investissements particulièrement sûrs, dans un contexte global de plus en plus incertain.

Les énergies vertes plus rentables que les fossiles

Et cela ne se ressent pas sur la rentabilité. En effet, une autre étude, rendue publique il y a quelques jours par As you Sow et Corporate Knights, a montré que les entreprises positionnées sur les énergies renouvelables (cf. le Carbon Clean 200, classement des entreprises les plus vertes, ) affichaient des rendements sensiblement supérieurs à celles positionnées sur les énergies fossiles (cf. le Carbon Underground 200, classement des entreprises qui exploitent le charbon, le pétrole et le gaz) :

"Le Clean 200 a presque triplé la performance du classement des entreprises d'énergies fossiles au cours des dix dernières années, montrant que les entreprises d'énergies vertes offrent déjà d'excellentes performances financières aux investisseurs", souligne ainsi Toby Heaps, directeur général de Corporate Knights et co-auteur du rapport.

Le Carbon Clean 200 est un classement dont la première édition a été publiée le 15 août 2016 et qui regroupe des entreprises à la capitalisation boursière supérieure à 1 milliard de dollars au 2e trimestre 2016 et dont au moins 10% du chiffre d'affaires proviennent des énergies renouvelables.

Le solaire deux fois moins cher que le charbon

L'évolution du secteur est tout aussi spectaculaire en termes de coûts et de taille de projets. Ainsi, à quelques jours d'intervalle, le Royaume-Uni donnait son feu vert à Hornsea Project Two ce qui serait le plus gros projet de ferme éolienne offshore (475 turbines pour une puissance de 3 GW), tandis que les prix de l'énergie solaire atteignaient un nouveau plancher lors d'enchères organisées au Chili. Avec un tarif de 29,10 dollar le mégawattheure (MWh) pour une centrale de 150 MW, Solarpack Corp Technologica fait mieux encore que le consortium regroupant l'entreprise d'Abou Dhabi Masdar et le saoudien Abdul Latif Jameel qui proposait en mai dernier un tarif de 29,9 dollar le MWh pour un projet de 800 MW. Et, surtout, elle rend le solaire deux fois moins cher que le charbon.

Autre signe des temps : depuis 115 jours d'affilée, le Costa Rica, un pionnier en la matière qui entend se passer totalement des énergies fossiles d'ici 5 ans -et ce toute l'année-, tire 100% de son énergie des renouvelables.

Dans ce contexte, la France, accuse un retard de plus en plus flagrant. Selon un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD) rendu public le 17 août, s'il poursuit sur sa trajectoire actuelle, le pays organisateur de la COP21 n'atteindra que 20,5% d'énergies renouvelables dans son mix énergétique en 2020, au lieu des 23% prévus. Ce chiffre, entériné par la loi Grenelle 1 en juillet 2009, correspond à la transposition en droit français de l'objectif dit des « 3 x 20 » du paquet Climat-Energie adopté par l'Union européenne sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2008 : 20% d'émissions de CO2 en moins en 2020 par rapport à 1990, 20% d'économies d'énergie et 20% d'énergies renouvelables en moyenne dans le mix des pays membres. La France est l'un des pays européens les moins avancés dans la transition vers les énergies renouvelables, avec la Grande-Bretagne.

Dix ans de retard pour l'éolien offshore

En 2015, soit à mi-parcours, elles représentent 14,9% de la consommation finale brute d'énergie en France, et l'électricité verte 18,9% de la production nationale. C'est 48% de plus qu'en 2005, mais nettement en-dessous de l'objectif intermédiaire fixé à 17%.  Alors que leur part dans la consommation finale brute d'énergie a crû de 5,7 points en 10 ans, elles devront progresser de 8,1% dans les cinq prochaines années. A l'exception des biocarburants -notamment du biodiesel-  qui permettent au secteur des transports de dépasser leur propre objectif intermédiaire, et du photovoltaïque qui a déjà atteint les objectifs (modestes) fixés pour 2020, tous les secteurs accusent un retard. C'est notamment le cas de l'éolien offshore, dont aucun des six projets attribués à ce jour ne devrait être en mesure de produire de l'électricité avant, au mieux, 2021, et non en 2012 comme envisagé dans le plan national d'action en faveur des énergies renouvelables (PNA EnR) de 2010. L'éolien terrestre, le solaire thermique, la biomasse, la géothermie et l'hydroélectricité, en baisse de 8% depuis 2005, ne font guère meilleure figure.

Un nouvel appel d'offres solaire

Le CGDD estime que le développement des énergies renouvelables est "insuffisant" et que les efforts à fournir d'ici 2020 seront "très importants" pour tenir l'objectif fixé.

En attendant, dans la continuité des objectifs annoncés dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (un triplement de la puissance du parc solaire photovoltaïque français d'ici 2023 permettant de passer de 6.737 MW fin mars 2016 à 18.200 à 20.200 MW), Ségolène Royal a lancé cette semaine un appel d'offres spécifique pour les centrales solaires photovoltaïques au sol. Il porte sur une puissance cumulée de 3.000 MW, répartis en six périodes de candidature de 500 MW chacune jusqu'à juin 2019.

Mais il est encore trop tôt pour dire si cette nouvelle impulsion suffira à redresser la barre...

*Un graphique de notre partenaire Statista

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a écrit le 02/09/2016 à 12:08 :
Quelques remarques sur les sources "durables":
- l'hydroélectricité fonctionne bien, mais on ne peut plus construire de barrage. Voir le cas de sirven.
- l'éolien gâche le paysage. Les écolos s'étaient opposés à la construction d'une ligne à haute tension dans une vallée pyrénéenne pour préserver le paysage, mais ne bronchent pas devant ces alignements affreux de centaines d'éoliennes. Ils n'en sont pas à une contradiction près.
- Le solaire est très aléatoire en hiver: soleil bas, épais nuages, pluie et neige, journées courtes. Or c'est en hiver qu'on consomme le plus pour se chauffer et s'éclairer à partir de 17 heures. Il ne peut être qu'une source d'appoint dans notre pays.
- Quant à la biomasse, c'est la plus polluante de toutes les sources.
Au total, sur les 18,9% d'énergies renouvelables en 2015, 10,8 % étaient d'origine hydroélectrique (source wikipedia). Ce laisse 7.1% pour toutes les autres réunies. Alors inutile de rêver: en France, comme nous n'avons plus de charbon, c'est le pétrole ou le nucléaire, le reste est anecdotique.
Réponse de le 04/09/2016 à 0:57 :
L'EPR nucléaire n'est plus compétitif, risqué et toujours émetteur de déchets de durée ingérable de plus de 100.000 d'activités. On ne vend d'ailleurs quasiment pas d'EPR Donc le meilleur choix comme tous les pays du monde le font désormais est d'utiliser au mieux toute la gamme d'énergies renouvelables qui répondent d'ailleurs pas seulement au seul problème électrique mais aussi aux importations d'énergies fossiles donc toutes les énergies. La biomasse ne pollue que très peu avec une chaufferie biomasse et par exemple solaire couplé à un réseau de chaleur. Il y a toujours du vent sur une partie du territoire comme l'a toujours confirmé Météo France depuis les premiers relevés et quand même ce ne serait pas le cas il y a souvent alors du solaire. Dans tous les cas les autres énergies renouvelables et le stockage peuvent compenser mais encore faut-il leur laisser le temps de se développer. Par ailleurs des pays comme l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Suisse etc ont souvent de l'énergie renouvelable a exporter. La France dispose de beaucoup d'atouts dans les renouvelables et est donc effectivement très en retard vers une énergie sans risque, très peu polluante et de ressource gratuite, permettant à terme de couvrir ses besoins même si ce n'est pas l'objectif immédiat.
Réponse de le 04/09/2016 à 15:15 :
A Potentiel total...
A propos du nucléaire:
"La Chine dispose, en mars 2014, de 21 réacteurs nucléaires en activités répartis sur 7 centrales électronucléaires, ainsi que 28 réacteurs nucléaires en construction". (Source wikipédia). Donc pendant que nous fermerons une centrale -si nous le faisons-, la Chine fera plus que doubler sa capacité.
Il n'y a pas que l'EPR dans le nucléaire. D'ailleurs le Japon voisin, malgré Fukushima, remet en route sa production nucléaire.
Réponse de le 05/09/2016 à 19:26 :
@ Onze : La Chine n'est pas dans la même situation que nous : pollution liée au charbon, aspects militaires, transfert de technologies, coûts moindres etc Elle choisit donc un mix qui lui convient et prend ses risques. Le Japon fait également un choix de "réouverture" moins coûteux que des nouveaux réacteurs. L'énergie d'un EPR est désormais parmi les très rares plus chères du monde pour une technologie dépassée, notamment en terme de rendement faible, de risques élevés et de déchets dangereux de durée bien trop longue pour être sérieusement gérable. Avoir des réacteurs de 4e génération serait favorable pour la réduction des déchets, le rendement etc mais pour l'optimisation il faut coupler une série de réacteurs et les coûts dépassent tout ce que l'on connaît. D'où des travaux en coopération mondiale et plusieurs voies suivies mais pas encore de solution pleinement satisfaisante. Entre temps les renouvelables et le stockage avancent plus vite et leur prix diminuent fortement. Ce sont de plus des technologies qui s'exportent et sans risques. Donc la réalité pour les 10 à 20 ans à venir et plus c'est un essor encore plus marqué des renouvelables et l'essor du stockage qui permet non seulement toutes les renouvelables souhaitables y compris 100% dans la plupart des cas mais d'optimiser toute énergie. Le nucléaire a donc encore un rôle mais sa part de marché mondial n'est pas la plus importante loin s'en faut comme les chiffres mais aussi prévisions le démontrent. Et quant à la France elle a encore un potentiel de renouvelables facile à atteindre lui permettant de fermer les centrales les plus risquées (un accident aurait des conséquences et coûts énormes) et d'éviter d'investir dans des EPR obsolètes et bien trop coûteux, mieux aurait valu garder l'argent pour une part de génération 4 pour le traitement des stocks de déchets français et autres. On fait beaucoup d'erreurs par obstination à vendre et faire du chiffre ou tenter de maintenir un secteur (souvenez vous du charbon ou d'autres industries et voyez la fin de l'histoire) sans vérifier ni se reposer la question s'il n'y a pas des évolutions meilleures. Et c'est bien le cas actuellement.
Réponse de le 06/09/2016 à 12:24 :
Je répète: Il ne faut pas confondre centrale nucléaire et centrale EPR. La totalité des centrales dans le monde sont de 1ère, 2ème et 3ème génération. Il y en avait 437 en exploitation en 2014 et plusieurs dizaines d'autres en construction. L'énergie nucléaire que nous utilisons, c'est celle produite par ces centaines de centrales.

Il n'y a par contre que 4 centrales EPR en construction dans le monde, dont deux en Chine, et AUCUNE n'est en exploitation. Ce sont des prototypes et les coûts annoncés du kW d'EPR ne sont pas significatifs. Si la filière s'avère non rentable, on continuera à construire des centrales classiques par dizaines dans le monde.
Réponse de le 06/09/2016 à 16:52 :
@ Onze : on ne peut pas parler de données de "prototype" avec 4 EPR dont plusieurs avancés (plus de 10 ans déjà en Finlande) et 4 éventuels déjà largement étudiés en GB. Ceux existant dans le monde sont moins sûrs, produisent plus de déchets dangereux, à un coût guère plus compétitif tous paramètres inclus (ressource, risques, retraitement, stockage d'énergie, consommation importante d'eau alors qu'elle manque souvent, démantèlement, stockage des déchets, dissémination nucléaire etc). La production électrique nucléaire a 10/20 ans est attendue toujours à environ 12% voire guère plus du total électrique mondial ce qui confirme l'attrait limité. Le % nucléaire en Chine est attendu faible. Cà nécessite des compétences dont peu de pays disposent. Cà consomme la ressource limitée et dont peu de pays disposent (avec les problèmes géopolitiques qui vont avec) avec un mauvais rendement c'est donc encore un gaspillage avec en plus des risques élevés. Les risques de dissémination augmentent également. Par ailleurs la probabilité d'un accident nucléaire majeur compte tenu du parc mondial actuel est désormais tous les 20 ans et cette durée se réduit avec l'augmentation et le vieillissement du parc, c'est chaque fois un coup d'arrêt à cette énergie. On note aussi que le réchauffement climatique et montée des eaux augmentent les risques sismiques et que la densité de population mondiale s'accroît de même que les tensions. Bref il n'y a pas une réelle avancée ni avantages décisifs tous paramètres inclus. La génération 4 couplée à la filière thorium a plus d'avantages notamment pour certains pays mais avec des limites aussi et le coût très élevé de plusieurs réacteurs en série comme étudié par exemple en France au Cea et Cnrs notamment. Le panorama mondial de l'énergie ne va guère dans le sens du nucléaire comme le % stagnant dans la part électrique mondiale le prouve et ce d'autant plus que le stockage arrive plus vite que prévu avec des prix qui baissent aussi plus vite qu'attendu. Les petites unités ont aussi un problème de coût plus élevé jusqu'à présent qu'une grande centrale. On disait d'attendre des évolutions techniques dans les renouvelables, c'est plutôt dans le nucléaire qu'il faut en attendre. Quand on a du solaire à moins de 24 euros le MWh dans plusieurs pays, idem pour l'éolien, et dont le prix va encore baisser, même si l'on tient compte du stockage, on voit assez vite les limites du nucléaire qui n'est en plus guère adapté aux séries pour une bonne part de ses éléments et pour les grandes centrales. De plus on constate une demande pour la décentralisation de la production d'énergie ainsi que l'autonomie. C'est contraire au centralisme nucléaire.
Réponse de le 06/09/2016 à 22:27 :
Toujours sur ne nucléaire chinois:
Des « centrales nucléaires flottantes » vont être construites en Chine, a indiqué mercredi le gouvernement chinois. La construction de ces centrales prend place dans le cadre de la volonté de la Chine de doubler d’ici 2020 la capacité du parc nucléaire chinois.
Source: "Industrie et technologies" de janvier 2016.
Pour une industrie dépassée en perte de vitesse, ce n'est pas si mal...
Réponse de le 07/09/2016 à 17:19 :
@ Onze : dans l'échelle de valeur la production d'électricité nucléaire chinoise est d'environ 2%, bien inférieure aux renouvelables, qu'en plus ils exportent largement avec une industrie importante. Les centrales flottantes soulignent au contraire la nécessité d'extérioriser les risques (mais qui là peuvent faire des dégâts dans une zone bien plus vaste via les courants marins). De plus cà ne résout toujours pas les problèmes de cette génération nucléaire dépassée. Donc pas de quoi s'enthousiasmer sinon pour le petit % de charbon que çà va supprimer mais avec quels autres risques ! Donc c'est une solution de court terme mais pas techniquement la meilleure même s'ils n'avaient également à court terme pas beaucoup de choix.
Réponse de le 07/09/2016 à 18:39 :
Une petite dernière au sujet du nucléaire "non compétitif":
"Le nombre de réacteurs nucléaires dans le monde devrait augmenter de 60% d'ici 2030, a annoncé le 19 juin Yury Sokolov, le Directeur du département d'énergie nucléaire et Directeur général adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)."

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1705_reacteurs_nucleaires_plus_monde_2030.php
Réponse de le 08/09/2016 à 0:21 :
@ Onze : Soyez un peu sérieux : est citée (devant un parterre de représentants du secteur nucléaire puisqu'il s'agissait d'un colloque sur le sujet), la fourchette "haute" de l'étude de l'AIEA. Lisez l'étude complète : dans sa projection basse, un scénario « conservateur mais plausible » l’AIEA estime que l’énergie nucléaire "devrait atteindre 385,3 GW de puissance d’ici l’horizon 2030". Soit une croissance de 2,4% à par rapport à l’année 2014 (et ses 376,2 GW). Si le taux de croissance de la demande en électricité se maintient à ses niveaux actuels (caractéristique principale du scénario de la projection "haute"), la capacité nucléaire pourrait atteindre une puissance de 631,8 GW en 2030. Soit une croissance de 88%. Mais on progresse quasiment partout en efficacité énergétique avec les produits vendus. De plus l'AIEA souligne alors de manière cruciale les problème de ressources, sécurité etc que j'ai maintes fois rappelé. Et combien d'EPR vendus ??? Ce sont souvent des générations 2 concernées de fabrication russes etc. à sécurité réduite. Les déchets, la dissémination etc vous en faîte quoi ? Cà ne résout encore une fois que très peu de problèmes par rapport aux inconvénients majeurs que çà apporte. Le taux d'accidents majeurs augmente statistiquement en conséquence (1 tous les 10 ans ? contre 1 tous les 20 ans actuellement, super), comme les risques de dissémination, comme les déchets dangereux de plus de 100.000 ans d'activités etc. Le stockage de l'énergie qui arrive plus vite que prévu risque en outre de modifier ces prévisions. Cà ne change par ailleurs rien au fait que les parts des renouvelables est plus importante et le restera en 2030 et au delà avec beaucoup plus de technologies, d'exportations, d'emplois concernés, aucun risque et la plupart du temps moins chère. Il est par ailleurs difficile de construire plus de 300 réacteurs nucléaires d'ici à 2030 vu le peu d'opérateurs spécialisés sur ce secteur donc là aussi des risques de malfaçons. Et s'il y a une accident nucléaire entre temps çà gèlera beaucoup de projets comme à chaque fois. Donc vous analysez de manière partisane au lieu de regarder les réalités.
a écrit le 31/08/2016 à 15:14 :
Je corrige donc de nouveau les chiffres de luc qui persite à affirmer des données incomplètes sur les gaz à effet de serre par habitant en France. Afin d'évoquer "scientifiquement" sérieusement et objectivement les Ges (gaz à effet de serre) et la part par pays et habitant, il faut citer les principaux notamment : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), le trifluorure d'azote (NF3), les perfluorocarbures (PFC), l'hexafluorure de soufre (SF6), le perfluorotributylamine (PFTBA).

En moyenne, les émissions de CO2 en France sont de l’ordre de 6,8 tonnes/an/habitant (contre 9,6 tonnes autres gaz). Il faut y ajouter les émissions rejetées lors de la production de produits importés, ce qui correspond au final à 12,6 tonnes de CO2 équivalent/an/habitant.

On est loin d'être des modèles (et on dérive un peu notamment dans le transport), n'en déplaise à la propagande du lobby nucléaire (enfin la vielle garde qui ne se met pas à jour) qui cite des chiffres incomplets comme Onze ou Luc les reprennent de manière erronée ci dessous.
Réponse de le 31/08/2016 à 23:05 :
Energie+, avec toutes vos connaissances...merveilleux... vous avez pourtant oublié le gaz à effet de serre le plus présent en quantité- la vapeur d'eau (7H2O). Et celle qui a le moindre effet, c'est l'énergie qui n'est pas utilisé! (E0)
Réponse de le 01/09/2016 à 22:08 :
@ Energie - : Bien vu et exact, surtout pour l'énergie non utilisée ! Mais là nous évoquions les Ges émis par les "activités 'humaines" que l'on peut corriger si tout le monde fait un effort, et à effet longue à très longue durée et réactions en chaînes. Cà a démarré vers 1830 déjà. L'eau a un cycle beaucoup plus court. Plus on cherche et plus on optimise en énergie (et pas seulement), plus en effet on s'aperçoit que l'on a beaucoup gaspillé, que çà continue encore et çà peut et doit changer car les impacts négatifs sont trop rapides comme on ne cesse de le constater et de subir.
a écrit le 31/08/2016 à 9:26 :
Heureusement, si on regard l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre, la France est toujours la meilleur élève.

Emssions de gaz à effet par habitant en équivalent CO2 pour 2014.
France : 6,9 tonnes
Allemagne : 11,1 tonnes.
UK : 8,1 tonnes

Source : Agence européenne pour l'environnement
Réponse de le 31/08/2016 à 17:54 :
Incomplets vos chiffres car la France étant principalement un pays de services avec désormais une part industrielle réduite, vous ne comptabilisez pas la réalité des émissions totales par habitant (ni les autres Ges), et en particulier celles liées aux importations comme le font à juste titre les différentes Académie des Sciences dans le monde ou en encore le Citepa, le Rac ou l'Ademe et autres en France et Europe. L'Agence européenne de l'environnement ne produit pas ses propres chiffres (manque d'argent et d'équipes) mais les reprend. La méthodologie doit donc évoluer pour fournir un élément réel pour des actions efficaces. Les chiffres cités par Energie+ notamment et rappelés par les revues d'environnement sérieuses sont donc la réalité par habitant en France http://www.pnas.org/content/108/21/8903.abstract
a écrit le 31/08/2016 à 8:42 :
@cleantech
Vous êtes limite injurieux, ce sera donc mon ultime réponse.
Encore une fois, le sujet de l'article concernait l'énergie électrique, donc vous digressez en parlant d'énergie en général. Mais pour vous être agréable, la géothermie est parfois une alternative pertinente aux PAC... le hic étant que les sites où ce moyen est disponible sont plutôt rares ! Quant aux PAC, j'en ai suffisamment installé pour vous confirmer qu'elles fonctionnent bien en deçà de 20° (vous chauffez à ces températures, vous ?) !
L'étudiant qui a étudié vous informe par ailleurs que la solution à l'intermittence n'a pas encore été trouvée dans les laboratoires de recherche, et si cela devient le cas un jour lointain il faudra encore qu'elle soit économique car elle plombera le coût de l'énergie.
Enfin Enedis n'a jamais fait d'études sur le % d'énergie intermittente qu'il est possible d'installer en France, ce n'est pas de son ressort ; en revanche la R&D d'EDF a fait des études sérieuses qui montrent qu'au delà de 30% le réseau devient instable : c'est d'ailleurs ce que l'on constate dans les îles.
A propos vous croyez réellement que le vent est devenu soudainement généreux depuis qu'on installe des éoliennes ?
Le reste de vos propos est du délire idéologique et plutôt que de le corriger point par point, je préfère vous recommander de vous inscrire dans une école d'ingénieurs spécialisée en électrotechnique.
Réponse de le 31/08/2016 à 17:37 :
@ student. J'ai répondu sur votre ton ! Vous avez botté en touche pour ne pas répondre de manière réaliste au fait que le nucléaire, en plus de ses risques graves, coûts désormais non compétitifs pour un EPR (comme beaucoup l'ont démontré et que la réalité des ventes confirme) en plus de 3eme génération, mauvais rendement, déchets de durée ingérable, ne résout pas toute la problématique des énergies dont une part encore majeure est importée ce qui n'est pas un mince problème si vous abordez l'ensemble des aspects liés à cette dépendance (coût, géopolitique, guerres, armées spécifiques à entretenir etc). Pour la température j'ai oublié le signe moins il fallait lire moins 20 °C, désolé, mais même proche ou en dessous de zéro le bilan des pac en plus de la distance à la centrale est mauvais, ce n'est donc pas la solution universelle ni optimale à chaque fois. Et je vous renvoie au problème plus global des réseaux de chaleur, de même qu'à celui des poids lourds et batterie qui est une ineptie par rapport au biogaz ou à l'hydrogène par exemple etc. Pour les capacités du réseau reprenez le rapport et citations de la Cour des comptes de 2012 qui date pourtant, le réseau actuel est tout a fait capable d'absorber plus de 40% d'énergies intermittentes et tant Enedis qu'Edf le précisent. Pour le stockage vous semblez omettre que le nucléaire en utilise énormément, de même que de l'eau qui se retrouve vaporisée et c'est énorme en situation de sécheresse comme on le constate par exemple aux Etats-Unis où la situation est souvent critique sur ce plan, qu'il a coûté très cher. Si les solutions de stockage efficaces et compétitives n'existent pas, il faudra nous expliquer pourquoi plus d'une centaine ont été retenus après sélection de bien d'autres dans le cadre des programmes des principaux pays du Japon, aux Eats-Unis, Chine, Europe etc, pourquoi le marché est en hausse presque exponentielle depuis déjà quelques années, pourquoi les grands opérateurs entre autres rachètent régulièrement des entreprises du secteur (comme Saft par Total récemment), et pourquoi les prix de stockage baissent ? Je ne vais pas perdre du temps à faire une liste des réalisations pertinentes comme celle d'Air Liquide en GB etc, sans parler des nombreux projets en cours de finalisation aux résultats très satisfaisants sur tous les plans, mais vous avez encore raté des épisodes sur des évolutions technologiques fondamentales en cours qui changent beaucoup de choses. Ce n'est pas pour rien non plus que les investisseurs mondiaux s'orientent de plus en plus vers les énergies renouvelables, le stockage etc. de même que des pays et continents comme la Chine, l'Afrique, l'Amérique latine etc, en résumé tout le monde ! Il n'y a rien d'injurieux de ma part à vous dire d'étudier plus largement les évolutions en cours dans le monde, vous vous bornez à des analyses un peu dépassées et que la réalité ne confirme pas. C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous et je constate que vous voulez avoir raison sur tout et tout le monde mais que les autres vous répondent, donc au moins vous générez un débat et des réponses pertinentes (objectivement le plus souvent surtout des autres car vous n'intégrez pas tous les paramètres pensant sans doute avoir trouvé le Graal avec le nucléaire de 3eme génération). Bonne soirée
a écrit le 30/08/2016 à 16:27 :
Afin d'évoquer "scientifiquement" sérieusement et objectivement les Ges (gaz à effet de serre) et la part par pays et habitant, il faut citer les principaux notamment : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), le trifluorure d'azote (NF3), les perfluorocarbures (PFC), l'hexafluorure de soufre (SF6), le perfluorotributylamine (PFTBA). En moyenne, les émissions de CO2 en France sont de l’ordre de 6,8 tonnes/an/habitant (contre 9,6 tonnes autres gaz). Il faut y ajouter les émissions rejetées lors de la production de produits importés, ce qui correspond au final à 12,6 tonnes de CO2 équivalent/an/habitant. On est loin d'être des modèles (et on dérive un peu notamment dans le transport), n'en déplaise à la propagande du lobby nucléaire (enfin la vielle garde qui ne se met pas à jour) qui cite des chiffres incomplets comme Onze ou Luc les reprennent de manière erronée ci dessous. Le nucléaire n'a pas un problème de "politiquement correct ou pas", sinon beaucoup de pays s'y précipiteraient sans états d'âme, l'énergie produite par un EPR fait désormais partie des très rares les plus chères du monde et cette 3e génération dépassée qui ne se vend guère produit toujours des déchets de durée de vie de plus de 100.000 années ce qui est objectivement ingérable sur une telle durée de temps, avec un rendement de plus très faible, c'est une gabegie dans l'utilisation du minerai de base. Et c'est en outre de plus en plus risqué dans le contexte mondial actuel. Ca nécessite donc d'aborder la problématique des énergies non plus sous l'angle du lobbying ou de chiffres erronés ou incomplets mais des réalités et évolutions actuelles et y compris proches à venir. La croissance des énergies renouvelables en France comme celle de l'efficacité énergétique est bel est bien insuffisante dans l'Hexagone encore très dépendant de ses exportations d'énergies fossiles qui ne devraient plus guère servir à la combustion à bas rendement depuis longtemps si l'on avait objectivement abordé le sujet à temps sans la pression de monopoles et privilèges de quelques-uns comme toujours. On notera que le Portugal qui a des ressources renouvelables similaires à la France, une densité de population comparable et moins d'hydroélectricité est à près de 70% d'énergies renouvelables en consommation et plusieurs fois par an plus de 100% en production. Et ce n'est pourtant pas le Chili avec 20% du parc éolien et solaire à moins de 25 euros le MWh, l'Islande, la Suède, l'Ecosse etc.
Réponse de le 31/08/2016 à 9:00 :
@
Il ne faut pas dire n'importe quoi !
source wikipedia : le mix électrique du Portugal est composé à 40% de centrales fossiles (dont plus de la moitié au charbon, beurk !), 30% de centrales hydrauliques, et 25% de production intermittente (éolien essentiellement).
Le Portugal est donc favorisé par rapport à notre pays en hydroélectricité, probablement la meilleure des énergies renouvelables car elle est pilotable. En revanche, ce pays aura du mal à aller beaucoup plus loin avec des énergies intermittentes qui déstabilisent le réseau.
Il est par ailleurs pertinent de faire de la recherche et des essais pour développer au maximum ces énergies intermittentes, surtout quand on n'a pas la chance de maîtriser l'énergie nucléaire comme c'est le cas pour le Portugal. C'est ce qui l'oblige à conserver 40% de centrales fossiles pour compenser l'absence de production de l'éolien les jours sans vent.
Et il est malhonnête de crier victoire les jours où le vent souffle en rafales et permet d'approcher les 100% d'électricité renouvelable : car les jours (au moins aussi nombreux) de calme plat, le charbon doit tourner à plein. C'est donc la moyenne qui doit être annoncée.
Réponse de le 31/08/2016 à 15:07 :
Student : c'est vous qui connaissez mal le sujet et être trop partisan aveuglé par le nucléaire comme je le constate sur vos diverses interventions ici et en plus lisez trop vite : l'hydroélectrique au Portugal, qui a une part assez proche de la France dans l'ensemble "renouvelables", mais beaucoup plus variable compte tenu des conditions climatiques locales (donc moins favorisé contrairement à ce que vous affirmez sans étudier le sujet à fond sinon en citant Wikipedia dont en plus les chiffres datent alors que la situation évolue vite), a eu la volonté d'augmenter rapidement sa part d'énergies renouvelables ce qui démontre (et c'était mon propos) que quand on n'a pas de lobby nucléaire pour bloquer et se cramponner sur une 3e génération productrice de déchets bien plus dangereux et bien plus durables que même le CO2 (mais çà vous évitez de l'intégrer et c'est là parmi vos erreurs d'analyses qui sont partielles et partisanes non pas objectives ni crédibles) on peut avancer rapidement dans toute une gamme de renouvelables et les progrès sont effectifs sans risques. Il n'y a que vous pour prétendre que le Portugal serait bloqué à ces chiffres. L'Apren au Portugal qui est spécialisée sur le sujet souligne le potentiel important restant et sans parler des méthodes de stockage qu'ils étudient et qui avancent avec des résultats très satisfaisants comme ailleurs. Le Portugal est donc un bon exemple assez proche de nos conditions de diversité de ressources renouvelables et qui progresse bien plus vite que nous alors qu'il partait de plus loin comme vous l'avez cité avec les fossiles qui n'ont pas vocation à être conservés mais dont la part à nettement diminué. Laissez leur le temps et regardez les tendances qui vont dans le bon sens et il n'y pas que le Portugal. Je ne crie par ailleurs en aucun cas victoire, c'est seulement votre interprétation hâtive, quand leur production dépasse les 100%, c'est simplement anectodique, je ne suis pas partisan j'estime qu'il y a lieu de choisir les meilleures énergies d'avenir tous paramètres confondus et le nucléaire de 3e génération est dans une impasse sur plusieurs plans, si çà n'était d'ailleurs pas le cas les intervenants du secteur ne se mobiliseraient pas autant au plan mondial pour tenter d'en sortir mais les renouvelables et le stockage avancent très vite et les prix chutent plus vite que prévu dans les rapports initiaux. C'est bien la moyenne générale à laquelle je me référais pour citer les Enr au Portugal. Noter également que par habitant ils émettent moins de C02 que nous alors que la part de leur secteur industriel consomme proportionnellement plus d'électricité que nous. Donc merci d'être un peu plus ouvert et objectif sur l'ensemble des technologies énergétiques. de plus si les renouvelables progressent aussi rapidement dans le monde entier et que les majors de l'énergie s'y tournent de plus en plus comme Total avec les rachats notamment de Sunpower, Saft et plus, Engie de même et qu'EDF et Areva sur leurs secteur traditionnels sont en difficulté c'est qu'il doit se passer quelque chose d'important depuis des années qui semble vous avoir échappé ;o)
a écrit le 30/08/2016 à 16:08 :
@Cleantech
Je corrige donc vos erreurs d'analyse :
1- l'article est exclusivement centré sur l'électricité, et donc mes commentaires sont restés dans ce champ. Si vous souhaitez parler de l'énergie en général, il est exact que nous utilisons encore en France une majorité d'énergies fossiles, pour nous transporter (hydrocarbures) mais aussi pour nous chauffer. Une des meilleures solutions pour en sortir consiste à développer les véhicules et le chauffage électrique (pompes à chaleur évidemment). A condition que l'électricité utilisée soit décarbonée, ce qui n'est possible qu'avec du nucléaire, le solaire et éolien nécessitant le soutien de centrales au gaz pour palier leur intermittence
2- Je maintiens que la France est l'un des pays qui émet le moins de CO2 par habitant : un internaute vous donne d'ailleurs les chiffres dans ce forum. Et si on se réfère seulement à l'électricité, nous sommes largement en tête, avec la Norvège pays qui a la chance unique de disposer de ressources hydroélectriques colossales. Quant à prendre en compte le CO2 généré par les produits que nous importons, c'est une démarche originale mais qui est vaine car les choix énergétiques des pays avec lesquels nous commerçons ne sont pas de notre ressort : commençons par être irréprochables chez nous en matière de CO2, c'est à dire développons la production d'électricité nucléaire et les transferts d'usage.
Réponse de le 30/08/2016 à 19:43 :
@ Student : il faut terminer vos études avant de prétendre corriger avec des données partielles ! Les réseaux de chaleur sont très efficients au plan énergétique vous n'allez pas y mettre des pompes à chaleur en série ! Pour le transport électrique la part la plus polluante est celle des camions, poids lourds etc, vous n'allez pas les lester de batteries ! Le biogaz, l'hydrogène ont un bon rôle à jouer pour les véhicules lourds tout comme l'électro-solaire est le plus efficient qui soit pour les véhicules légers. Il est donc plus optimal d'utiliser au mieux toutes les énergies les plus locales (faîtes le bilan complet d'une pompe à chaleur loin d'une centrale et quand la température descend en dessous de 20°C entre autres c'est affligeant ! sans parler de la durée "efficace" de vie d'une pompe à chaleur). Le solaire concentré qui dure beaucoup plus longtemps peut avoir une bonne part à l'année dans un réseau de chaleur par exemple. Le solaire hybride en toiture a des rendement de plus de 80% et fait l'électricité et de la chaleur stockable pour 50% à plus de 75% de l'année selon les régions. Le complément est donc plus léger. L'intermittence ne pose pas de problème en France jusqu'à plus de 40% d'énergies renouvelables intermittentes pour le réseau actuel, comme le confirme tout le temps Enerdis dans ses rapports (et Météo France n'a jamais vu aucun vent dans toutes les régions de France en même temps depuis les premiers relevés !) On en est loin et beaucoup de méthodes de stockage avec plus de 80% de rendement et des prix en forte baisse régulière existent ou arrivent avec des coûts en forte baisse régulière. Par contre le nucléaire type EPR produit toujours autant de déchets très dangereux à plus que long terme et n'est plus compétitif. Je crois que beaucoup d'intervenants le rappellent plus ou moins comme moi ici d'Energie+ Techno, Cgp, Steph, Photo73 etc en passant par d'autres et ils ont raison ! Il ne faut donc pas avoir une vision sectaire tout nucléaire mais utiliser au mieux chaque énergie de façon optimale selon la région, pays etc. Et c'est bien une question globale et non de seule électricité. Quant au point 2 vous exagérez ! Ce n'est en rien "original" mais uniquement réaliste et objectif de compter notre pollution importée sinon comment voulez vous régler les problèmes du monde ? Et vous prétendez que c'est "irréprochable" de consommer n'importe comment dès lors que c'est "importé" sous prétexte que l'on reporte nos problèmes sur les autres ? Vous êtes étudiant où pour apprendre de telles inepties ?! Si l'on passe des accords avec tout pays c'est justement pour faire évoluer tous ces aspects et il y a des solutions mais il faut un peu de temps pour changer de méthodologie. Par contre si on a un seul réacteur nucléaire (sur 59) qui est sujet à une accident majeur (et çà n'arrive pas qu'aux autres) le coût est estimé par les opérateurs du nucléaire eux-mêmes (rappelé dans le rapport de la Cour des comptes de 2012 etc) entre quelques 500 milliards et 1000 milliards d'euros et çà concerne nos voisins. La dette française est déjà d'un peu plus de 2000 milliards d'euros, c'est quelques 50% en plus pour 1 seul réacteur dont la plupart ont été construits à la même époque donc risques en série possible ! c'est économique le nucléaire ! Conclusion : réduisons la part du nucléaire de 3eme génération qui est obsolète, peu efficiente et produit des déchets de trop longue durée, en faveur de plus d'énergies renouvelables, d'optimisation, d'efficacité énergétique, de stockage et abordons l'intégralité des énergie et pas juste l'électrique pour être réellement indépendant comme d'autres tendent à y arriver sous peu, sans risque et en plus avec un modèle décentralisé qui permet à des régions, communes, particuliers, entreprises etc d'avoir leur indépendance s'ils le souhaitent et qui rend des entreprises voire régions plus compétitives quand nécessaire.
a écrit le 30/08/2016 à 12:45 :
1° Le graphique n'est pas très précis, mais on peut voir que la croissance des énergies renouvelables est du même ordre de grandeur sur les trois courbes: France, Europe, Monde. Le titre de l'article est donc trompeur.
2° Grâce au nucléaire, la France émet beaucoup moins de CO² que ses voisins. Si on mesurait la production de CO² par habitant, nous serions classés parmi les pays les moins polluants, mais le nucléaire n'est pas politiquement correct.
3° Parmi les sources d'énergie dites renouvelables, il y a la biomasse. Heureusement qu'elle est peu développée en France car c'est la plus polluante des sources d'énergie.
Réponse de le 30/08/2016 à 15:08 :
Voici les derniers chiffres disponibles.

Emissions annuelles de CO2 dues à l’énergie par habitant.

Canada : 15,3 tonnes
USA : 16,2 tonnes

Allemagne : 9,3 tonnes
France : 4,8 tonnes
Italie : 5,6 tonnes
UK: 7 tonnes

Chine : 6,3 tonnes
Corée du Sud : 11,4 tonnes
Japon : 9,7 tonnes
a écrit le 30/08/2016 à 11:32 :
EN FRANCE TOUS N A PAS ETE ENCORE EXPLOITE POUR RENTABLISE NOS BARRAGES ET NOS COURS D EAU ET NOS KM DE COTE? L HYDROLIQUE PEUT ENCORE EVOLUEZ ? EXENPLE REUTILISE L EAU DES BARRAGES DE JOUR EN LE FAISSANT REMONTE LA NUIT EN UTLIISANT LES MARES MONTANTE ET DECENDANTE? ET EN METTANT DE ELICES DANS LES GRAND FLEUVES OU LE COURANT ET CONSTANT? ??
a écrit le 30/08/2016 à 10:52 :
Que de contresens !
Le vrai objectif n'est pas le % d'énergies renouvelables, mais le % de diminution des émissions de CO2 !
Et il ne concerne pas seulement l'électricité, mais l'ensemble des énergies !
Rappelons cette évidence qui échappe pourtant à bien des médias : en France la production d'électricité, grâce au nucléaire (75%) et à l'hydraulique (15%) auquel il faut ajouter les quelque 5% de solaire et éolien, n'émet quasiment pas de CO2 !!!
Alors quel est l'intérêt de l'objectif de développer solaire et éolien, à grands frais pour les consommateurs à cause des généreuses subventions accordées aux producteurs de ces énergies ????
Réponse de le 30/08/2016 à 12:53 :
Ne pas confondre électricité et énergies primaire. La France est encore dépendant des énergies fossiles à près de 50% ce qui est énorme d'autant que le parc nucléaire vieillit avec de pair un accroissement statistique des risques et des coûts donc çà nécessite très rapidement de diversifier ses ressources. Il n'y a donc pas trop de renouvelables loin s'en faut, qui sont de plus très compétitives. Ouvrez les yeux c'est une urgence tant au plan économique, des emplois, du marché export comme du climat. De plus vous faîtes erreur à propos du CO2 français puisque l'on importe de pays qui émettent beaucoup et si vous faîtes correctement le calcul en intégrant cette donnée vous verrez que chaque français pollue beaucoup trop. Donc stop aux erreurs d'analyses !
a écrit le 30/08/2016 à 10:13 :
L'Allemagne en tête dans les énergies renouvelables pollue beaucoup plus que la France.
L'éolien qui n'est pas la panacée est une énergie irrégulière,il y a du vent ou pas. L’Allemagne qui évidemment ne peut se passer de courant , remplace les éoliennes par le charbon. L'énergie la plus prometteuse est de loin le solaire avec des panneaux de moins en moins chers et performants. En France nous polluons peu avec nos centrales nucléaires mais dans ce contexte de la fin de l'atome, nous avons du mal à nous réformer.
a écrit le 30/08/2016 à 9:30 :
Elle ne patine pas, elle se diversifie!
a écrit le 30/08/2016 à 1:46 :
Je rejoins les propos d'Energie+ plus bas. Le gouvernement actuel a donné de bonnes impulsions. Il y a beaucoup de start-up innovantes et de financements. Il est regrettable que le solaire thermique n'ait pas été un peu plus soutenu car les capteurs durent longtemps et la formule hybride (parmi d'autres Dualsun, Systovi etc pour les panneaux, Nelskamp pour les tuiles/ardoises) permet en grande part l'eau chaude, le chauffage, l'électricité, l'apport aux pompes à chaleur et la ventilation, donc super efficace et rentable rapidement. Le solaire hybride dont le rendement est supérieur à 80% est donc souvent mieux que l'un ou l'autre et devrait être parmi les priorités comme le biogaz, l'hydrolien etc et le marché mondial est important. Le nucléaire est vieillissant et ne représente qu'une faible part des énergies primaires. On n'est qu'à quelques 53% d'indépendance énergétique, on importe encore pour environ 60 milliards d'euro par an d'énergies donc gros efforts à faire dans l'ordre dans le bâtiment, les transport et l'industrie. Retard aussi dans les réseaux de chaleur (6% seulement du chauffage) qui souffrent du bas prix du gaz/pétrole actuellement et qui n'intègrent pas assez par exemple le solaire haute température ou des solutions solaires peu coûteuses et fiables comme celles de l'entreprise de revêtements Charier dans l'Ouest. En cogénération également beaucoup à faire, l'Italie fait mieux que nous par exemple. Donc la "pensée unique" du nucléaire a gelé beaucoup d'initiatives et au final beaucoup d'emplois et de technologies à l'export. Engie comme Total commencent à prendre la bonne direction avec le soutien de nombreuses start-up, l'orientation vers le stockage, la location de toitures pour le solaire etc. EDF est également actif mais surtout hors France. En bref le lobby nucléaire est une gêne depuis quelques décennies et rien n'exclut un accident grave en plus à présent.
a écrit le 30/08/2016 à 1:27 :
En France ca patine peut être mais au niveau européen c'est guère mieux (voir le graphique). Donc bof !
Réponse de le 30/08/2016 à 10:37 :
tout à fait, ce graphique en valeur absolue est biaisée. Même le monde fait pas énormément mieux en relatif. Qu on est du retard sur nos objectifs, ok, qu'on se fustige pas ok. Par ailleurs, il est plus facile pour un pays en cours d'industrialisation de faire des choix qui gonflent leur part de renouvelable (tant mieux) que nous qui avons déjà des productions énergétiques énormes. Pour être plus clair, en Afrique, ils se sont largement passés du tel fixe pour passer au mobile direct.
Enfin commencer un graphique en 2006, quand on sait ce que l'on a vécu depuis en terme de contrainte budgétaire, faut pas non plus exagérer dans l'autoflagellation.
a écrit le 29/08/2016 à 23:51 :
Et sinon madame la journaliste, comment va votre probité? Et GrenUnivers? Ceci n'est plus un article c'est une TRIBUNE!!! On repassera pour la déontologie.
Réponse de le 31/08/2016 à 19:08 :
Bonjour, J'aimerais avoir plus précisément ce qui vous autorise à formuler cette accusation. En effet les différents points abordés dans l'article sont sourcés et le document affirmant que la France est en retard émane du gouvernement lui-même. En quoi relayer ces informations s'apparente-t-il à une "Tribune" plutôt qu'à un article ?
Réponse de le 01/09/2016 à 15:59 :
Je réponds pour Remi : votre activité pour le Green Business fait logiquement douter de votre objectivité. Non pas quant à l'authenticité de vos sources, mais sur leur choix un peu .... disons sélectif. Et répéter benoitement ce que dit le gouvernement, dont la politique énergétique est clairement polluée par son alliance avec un parti antinucléaire avant d'être écologique, n'est pas un gage d'indépendance de jugement.
a écrit le 29/08/2016 à 23:11 :
En remplaçant ma VMC avec un modèle ("très") basse consommation, j'économise déjà 10% sur ma facture énergétique (12kWh/mois au lieu de 48 (cosinus phi déplorable), mesurés, pas d'après les chiffres constructeurs). On avance.... Reste à l'amortir sur 5-6 ans.
Je vais suivre la consommation électrique de la chaudière gaz pendant l'hiver, mais ça c'est difficile à "réduire".
a écrit le 29/08/2016 à 21:56 :
Le graphique est absurde voir malhonnête. Parler en valeur absolu trompe complètement, en base 100 à l année de départ le delta n est pas sensible voir si on ne fait pas mieux que l Europe ( vous ne donnez pas le chiffre EU). Qu on est du retard sur les objectifs est un fait, inutile de biaiser.
a écrit le 29/08/2016 à 21:52 :
L'énergie nucléaire n'est pas finie, mais c'est une énergie pour les pays sous-développés. Ce qui est parfaitement cohérent avec le programme de LR pour l'avenir de la FRANCE.
a écrit le 29/08/2016 à 20:27 :
L'absence de politique énergétique commune de la zone euro démontre une fois de plus le vide politique d'une stratégie de gouvernance européenne. Aucun choix de priorité à cette Europe mourante. Seulement des institutions gérant les relations de la mondialisation. Chaque jour la vérité criante d'un abandon politique se vérifie.
a écrit le 29/08/2016 à 19:17 :
L'Allemagne est souvent citée comme modèle et dépense plus de 20 milliards d'euros par an pour sa transition énergétique,mais il est intéressant de consulter le rapport 2014 de l'EFI (Expertenkommission Forschung und Innovation - Commission d’experts sur la recherche et l’innovation). Si les experts mandatés par le gouvernement allemand ont raison il est certain qu'il vaut mieux se hater lentement même si le sujet est beaucoup plus grave que le seul réchauffement climatique.
a écrit le 29/08/2016 à 19:10 :
Je ne comprends pas pourquoi la France patine? On voit tous les jours nos politiques brasser de l'air comme des éoliennes ! Sans doute ne sont-ils pas raccorder où bien ils sont à la masse ?
a écrit le 29/08/2016 à 18:43 :
C'est un retard tout à fait normal et salutaire...
Faites un peu de technique et vous comprendrez tout:
Dis autrement: essayez donc de faire avancer une voiture avec une éolienne ou du photovoltaïque.
a écrit le 29/08/2016 à 17:57 :
Avec tous les moulins à vent de l'assemblée nationale, du sénat, de la présidence, etc., la France devrait être classée au top de l'énergie éolienne :-)
a écrit le 29/08/2016 à 17:51 :
C'est bien le domaine se Ségolène Royal ? Elle se mettait devant les caméras lors de la COP21 pour son image. L'éolien avec ses grands mats et pales en acier défigurent les paysage alors qu'il existe des éoliennes-prototypes plus basses, posées sur un cadre métallique, plus performantes avec des voiles optimisées, inspirées de nos navires à voile ....mais le lobby est plus fort que l'innovation. Reste que le nucléaire d'aujourd'hui reste le plus performant et le moins polluant...le sait elle, notre passagère de mission scientifique en Arctique (pour ses vacances) ?
a écrit le 29/08/2016 à 17:25 :
Il est clair que la France a pris du retard, bornée sur son nucléaire de 3e génération qui n'est plus une option intéressante vue entre autre son coût plus compétitif, son faible rendement, ses risques dans le contexte mondial actuel et les déchets ultra longue durée donc ingérables dans le temps. La 4e génération aurait un intérêt pour réduire fortement la durée et le volume des déchets ainsi qu'augmenter les rendements mais pour que le coût soit compétitif çà dépend d'une coopération mondiale et demande encore du temps pendant que les autres solutions avancent vite. Il est plus que temps d'ouvrir les yeux et d'être objectifs. L'Allemagne qui partait de bien plus loin avec son passif charbonnier lourd nous a par ailleurs dépassé en terme d'efficacité énergétique et le Portugal qui a la même densité de population et comparativement moins d'hydroélectrique est à près de 70% d'énergies renouvelables actuellement. Donc arrêtons de faire cocorico avec notre vieux nucléaire qui nous plombe de plus en plus au niveau des coûts et alors que l'on ne compte pas souvent notre C02 d'importations, on n'a pas pris le virage à temps dans les années 80/90 en bonne part à cause du lobbying nucléaire et de vieux décideurs bornés et peu ou pas connaisseurs des renouvelables. On a raté des options donc de l'export et des emplois mais il est temps d'être intelligents et être en retard permet aussi de ne pas faire les erreurs des autres, d'avoir des exemples et de choisir les technologies les plus avancées. Ce gouvernement a pris pas mal de bonnes décisions enfin, il y a beaucoup d'entreprises intéressantes dans le domaine en France et de financements, mais il faut plus de mobilisation de l'ensemble des français et arrêter de dormir sur nos lauriers et de ressasser de vieux débats partisans des milliers de gens qui travaillent dans le nucléaire et tentent de conserver leurs intérêts, c'est compréhensible mais ce n'est plus une option d'avenir sous la forme de 3e génération. Les allemands sont champions en efficacité énergétique, les américains entre autres ont mis le paquet sur le stockage, les chinois australiens, allemands commencent à sortir commercialement des véhicules électro-solaires qui sont les plus efficients possibles en véhicules 4/5 places. On a pas mal d'atouts et il sera intéressant de voir le positionnement des différents candidats à la présidentielle car là bonjour le lobbying, on va nous ressortir les EPR (Xavier Bertrand dans les Hauts de France, non qualifié pour cette décision), le gaz de schiste etc. Stop aux fossiles sous forme de combustion à bas rendement alors qu'il y a bien d'autres applications nettement plus pertinentes, le réchauffement à commencé vers 1830 on ne peut plus l'ignorer. Bref avec ce retard encore beaucoup de boulot !
a écrit le 29/08/2016 à 17:00 :
l'éolien est un scandale: très cher et fonctionnant très peu. En beauce je vois les éoliennes arretée matin et soir au plus fort de la demande en élec.
Réponse de le 30/08/2016 à 8:43 :
En Beauce, je regarde les statistiques de production des dernières années et je constate qu'il s'agit d'un des meilleurs gisement éolien de France, dans une région avec peu d'habitants et peu de monuments historiques (aucune machine installée à moins de 20km d’Orléans ou Chartres...)
La disponibilité des machines est de 97 - 98% (elles tournent 98% du temps, même si ce n'est pas à pleine puissance)
Comme quoi votre perception est fausse.
a écrit le 29/08/2016 à 16:23 :
Il faut bien que les rentiers du nucléaire tire tout le jus possible sur le dos des francais !
je vous rappel que ces élites ont acheté la license, la formation, les modes d'emploi aux americain de westinghouse.
Ils étaient près à mettre le pactole saisit des mains des francais qui ne peuvent plus investir, pour acheter des mines d'houra nium ! Tellement la soupe est bonne, surtout quand on a tout copié ! hein les chinois !
Le concepteur de ce type de réacteur civile est hyman rickover amiral de la marine us, le principe n'a que peu changé depuis.
a écrit le 29/08/2016 à 15:27 :
On parle ici (comme dans l'affichage des gouvernements) des ressources utilisées pour fabriquer l'électricité, non ? Ce qui est important n'est-ce pas le mix global qui inclut tous les modes de chauffage -faut-il mieux se chauffer au fuel, au bois, à l'électricité nucléaire ? les voitures doivent-elles mieux rouler à l'essence ou à l'électricité même carbonée ? sans parler des industries, doivent-elles être plutôt électro-intensives ou consommer des tonnes de fuel ou de gaz ?
a écrit le 29/08/2016 à 14:27 :
Si on considère que la sortie des énergies fossiles est prioritaire sur le développement des énergies renouvelable, la France est en avance sur à peu près tout le monde, vu que seule la moitié de l'énergie qu'elle utilise est fossile (pétrole, gaz, charbon). En l'absence de sources chaudes, d'ensoleillement particulier, ou d'espace à sacrifier pour y mettre des éoliennes, le même sacrifice y est plus douloureux et moins productif que dans les pays aux forces et faiblesses différentes.

Une lenteur quelconque sur le développement des énergies renouvelables me semble donc d'une part logique, et d'autre part anecdotique, une fois replacée dans le contexte.
a écrit le 29/08/2016 à 14:17 :
Le renouvelable, c'est bien, mais on n'arrivera (écologiquement) à rien sans des économies d'énergie et une réduction drastique de la consommation. C'est dire qu'on n'est pas arrivé puisque la sainte "croissance" est conditionnée par toujours plus d'énergie. Je me suis fait une raison, nous aurons de plus en plus chaud, nous subirons des intempéries soudaines et toujours plus violentes. Je prévois en conséquence pour moi (et vu mon âge), pour mes descendants en leur rappelant quelques principes simples qui font appel au bon sens plutôt qu'à de fumeuses théories.
a écrit le 29/08/2016 à 14:17 :
Le renouvelable, c'est bien, mais on n'arrivera (écologiquement) à rien sans des économies d'énergie et une réduction drastique de la consommation. C'est dire qu'on n'est pas arrivé puisque la sainte "croissance" est conditionnée par toujours plus d'énergie. Je me suis fait une raison, nous aurons de plus en plus chaud, nous subirons des intempéries soudaines et toujours plus violentes. Je prévois en conséquence pour moi (et vu mon âge), pour mes descendants en leur rappelant quelques principes simples qui font appel au bon sens plutôt qu'à de fumeuses théories.
a écrit le 29/08/2016 à 14:17 :
Biensur que les Enregistrements sont compétitives face aux énergie polluantes. Mais à condition d'intégrer tous les coûts cachés : coûts des catastrophes climatiques pour le charbon et coût du démantèlement, stockage des déchets et d'une vraie assurance RC pour le nuke. D'ailleurs même sans ça l'EPR n'est déjà plus compétitif.
a écrit le 29/08/2016 à 10:45 :
A nouveau, la propagande Costa Rica est de retour

Au Costa Rica, la consommation d'électricité par habitant est 5 fois inférieure à celle d'un français.

Au Costa Rica, 87% de l'électricité vient des barrages et de la géothermie.

Le Costa Rica est un pays montagneux comme la Suisse et avec des sources de géothermie comme l'Islande.

Tous les pays du monde ne peuvent pas ressembler, à la fois, à la Suisse et à l'Islande.
Réponse de le 29/08/2016 à 11:39 :
bienvenue dans l'idéologie verte! les khmers vert au pouvoir dans les journaux et bientôt aux commandes tout cours. on va bientôt payer notre électricité une fortune
Réponse de le 29/08/2016 à 13:53 :
Mais beaucoup de pays utilisent ou développent l'hydroélectrique. Et d'autres technos.
Pourquoi dénigrer les énergies renouvelables, à priori solutions d'avenir? Pour prendre un retard techno sur d'autres pays que nous payerons trés cher? Pour contribuer au dérèglement climatique que nous payerons (enfin nos enfants et petits enfants) très cher aussi? Pour laisser une trace inoubliable sur terre? Pour faire plaisir aux pétroliers, charbonniers et autres "radioacteurs"? Pour contribuer au développement des traitements des maladies respiratoires (entre autres)?
Donc surtout ne changeons rien et refilons la patate chaude (très chaude) aux générations futures.
Merci à vous qui adorez le monde figé des khmers noirs (puisque rémi parle de khmers vert).
Réponse de le 29/08/2016 à 14:05 :
Oui, et nous n'avons pas de soleil, pas de biomasse, pas de côtes ni de géothermie non plus d'ailleurs. Bienvenue dans VOTRE intoxication anti-Enr.
Réponse de le 29/08/2016 à 16:24 :
ouep ! faut construire plus de barrage ( non sens écologique si on en crois le pataquès que produit Sivens et c'est juste une retenue d'eau en gros alors un barrage hydroélectrique oubliez tout de suite)
Des fermes solaire ? bonne idée, donc le plus au sud possible pour bénéficier du meilleur rendement ( et même le terme "rendement" fait rire , parce qu’en ration occupation sol / production électrique il est ridicule de croire qu'a l'heure actuel c'est une solution au vue des besoins)
ça va faire plaisir a l'industrie du tourisme ça, et aussi aux touristes, certain, je suis sure, postent ici leurs bonnes intentions et idése pour un monde propre mais seront peut enclin à accepter qu'on sacrifie leur beau paysage de vacance bien gagnée.
Reste les éoliennes, mais personne ne veut les voir pousser dans leur chant de vision, y compris les donneurs de leçons.
Éolienne en mer ? c'est la bonne idée évidemment, mais pareil pas trop prêt, pas visible, donc difficile a faire avec un cout raisonnable.
Il reste quoi au final ?
Juste de beaux rêves, basés sur des chiffres basés sur ...rien en faite.
Attendons de voir un pays avec plus de 50% de toute ses besoins énergétique basé sur de l’énergie renouvelable( y compris pour les déplacements urbain, transport en communs etc...) pour en tirer des conclusion autre que des y a qu'a, faut qu'on
a écrit le 29/08/2016 à 10:18 :
Influence du lobby pétrolier, influence du lobby nucléaire, oligarchie conservatrice rétrograde aux manettes donc, il fallait bien se douter que le marché français de l'énergie renouvelable serait bridé.

Et pourtant tandis que lors du tsunami au japon les centrales nucléaires japonaises vacillaient engendrant des milliards de dollars de dégâts et ça continue encore et toujours seule une seule éolienne offshore avait été endommagée.

Merci pour votre article mais de part la médiocrité de nos décideurs économiques et politiques et surtout leurs compromissions les uns avec les autres j'ai bien peur que cette situation ne perdure et qu'au final nous perdions ce chalenge économique et écologique pourtant si enthousiasmant.
a écrit le 29/08/2016 à 9:32 :
Et si c'était mieux de ne pas engloutir des fortunes dans une bulle ?
a écrit le 29/08/2016 à 8:40 :
Si ces énergies renouvelables sont rentables et bien supprimons toutes les aides.
Sinon article mensongé
Réponse de le 29/08/2016 à 14:10 :
L'article ne parle pas d'aides mais de prix de marché. Au Chili il s'agit d'appel d'offre, en Afrique d'auto-consommation. Et en France commençons par supprimer les aides au numéro dont la non-intégration du coût du démantèlement et du stockage et on en reparlera.
Réponse de le 29/08/2016 à 17:54 :
@ Stéphane

En France, les coûts du nucléaire sont bien tous inclus dans la facture (la Cours des Comptes l'a vérifiée en 2012).

En France, l'ensoleillement est bien plus faible qu'au Chili, ce qui explique (avec la différence de coûts de main d'oeuvre) que les subventions au solaire et à l'éolien se comptent en milliards d'euros chaque année.

En France, l'électricité est déjà aussi décarbonnée que possible. Les ENR ne font donc pas baisser nos émissions de CO2 (elles peuvent même les faire augmenter dans certains cas). Elles produisent une électricité dont nous n'avons pas besoin (le marché est déjà en surcapacité en Europe).

Les milliards d'euros qu'on consacre chaque année aux ENR sont un argent qu'on ne consacre pas à autre chose, alors qu'on pourrait juger certains besoins plus prioritaires (remplacer les chaudières au fuel, par exemple, qui alimentent encore 4,5 millions de foyers en France).
Réponse de le 01/09/2016 à 11:11 :
Et faisons la même chose pour le soutien aux énergies fossiles et fissiles ! Le nucléaire rentable sans aides de l’État ? Et ben non !
Ce qui est certain c'est que le photovoltaïque, y compris en France, et même sans subvention, commence à devenir rentable. La parité réseau généralisée n'est pas loin... surtout si le nucléaire est revalorisé à son véritable coût, intégrant notamment la question du démantèlement.

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