Financement de la réindustrialisation : le gouvernement fait un pas vers les élus
César Armand
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Le président (Divers droite) des Intercommunalités de France avait tiré la sonnette d'alarme dans La Tribune fin mars. Sébastien Martin, patron du Grand Chalon (Saône-et-Loire) y appelait le gouvernement à convoquer une assemblée générale du programme « Territoires d'industrie », impulsé en pleine crise des « Gilets jaunes » à l'hiver 2018-2019 et relancé en novembre 2023. Des paroles aux actes, les associations d'élus concernés, les ministres en première ligne et les opérateurs de l'État sur le terrain viennent de se retrouver, ce mardi, à Saint-Denis sur une ancienne friche industrielle.
Car les élus sont inquiets. En témoignent les propos de Sébastien Martin, élu dimanche député (Droite républicaine) de Saône-et-Loire. S'il s'est félicité que « presque 3 000 projets [soient] sortis de terre » en six ans et demi, il a aussitôt regretté qu'il n'y ait pas « beaucoup de visibilité dès lors qu'il s'agit d'investir pour l'avenir ». « Où y a-t-il du foncier disponible ? Où sont les besoins de recrutement ? Cette journée de sursaut vise à dire qu'il n'y a pas de fatalité et que nous réussirons le pari de la réindustrialisation », a lancé le porte-parole des intercommunalités au parterre de décideurs politiques, publics et privés.
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Un pari qui ne pourra être relevé qu'avec les régions, lui a rappelé, dans la foulée, Jalil Benabdillah, vice-président (PS) de l'Occitanie chargé de l'Économie et de la Réindustrialisation, qui a également demandé « davantage de visibilité sur les dispositifs jusqu'en 2027 ». Les conseils régionaux proposent, notamment, de réabonder l'enveloppe « Territoires d'industrie » ainsi que l'appel à manifestation d'intérêt « Rebond industrie », de flécher le fonds « Recyclage foncier » vers l'industrie plutôt que vers le logement et de lancer une nouvelle vague de labellisation de « sites clés en main ». Un programme lancé en avril 2024 pour convaincre les investisseurs de s'implanter ou de rester en France.
César Armand