Les prix du gaz et de l'électricité pulvérisent les records, et la flambée historique des cours menace l'activité des entreprises les plus gourmandes en énergie. Notamment pour l'aluminium, l'électro-métallurgie, les matériaux, le verre ou encore la chimie lourde, des industries « énergo-intensives », dont les coûts de production risquent d'exploser. Et pour cause, anticipant un surcoût global de pas moins « d'1 milliard d'euros pour 2022 », selon l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden), elles se préparent à de lourdes pertes. Et pourraient donc décider, afin de limiter la casse, de diminuer leur production à l'approche de l'hiver.
Si le gouvernement se veut rassurant, et avance pour sa part ne « pas » avoir « de « signaux d'industriels au bord de l'arrêt » en-dehors du prolongement de « certaines maintenances », le sujet est pris au sérieux. En effet, les ministres de la Transition écologique Barbara Pompili, et de l'industrie, Agnès Pannier-Runacher, ont annoncé mardi des « pistes » pour soutenir les industriels les plus énergivores, après avoir reçu leurs représentants. Sorti « satisfait » de la rencontre, l'Uniden pointe cependant plusieurs limites, notamment sur le court terme.