Imprévisibles, les prix de l'énergie s'envolent et ne menacent pas que le pouvoir d'achat des ménages. Confrontées à des cours instables, les entreprises aussi en pâtissent. Notamment les plus gourmandes en gaz et en électricité (sidérurgie, chimie, papier), regroupées au sein de l'Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden). Déboussolées, celles-ci voient même leur activité menacée, alertait son président, Nicolas de Warren, la semaine dernière.
Et le mouvement risque de se poursuivre : selon l'association, les baisses de production vont s'accentuer, y compris pour les « grandes entreprises », « dans les jours à venir [...] dans la filière métal ». Une situation « inédite » et « vraiment grave » qui crée la « panique » chez les industriels, martèle l'Uniden.
Et pour cause, les prix de gros du gaz ont augmenté de 300% en Europe depuis le début de l'année, quand ceux de l'électricité ont plus que doublé. Loin de s'inverser, la tendance se creuse chaque jour davantage. Résultat, selon l'Uniden : le surcoût pour les énergo-intensifs s'élèvera « autour de 1 milliard d'euros pour 2022 ».