La percée française de l'allemand Saarstahl, et de ses rails « verts »
Olivier Mirguet
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Saarstahl dispose à Hayange (Moselle) d'une capacité de production de 330.000 tonnes de rails.
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Saarstahl dispose à Hayange (Moselle) d'une capacité de production de 330.000 tonnes de rails.
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En signant vendredi 24 janvier un méga-contrat à un milliard d'euros pour la fourniture de rails à faible empreinte carbone, SNCF Réseau a apporté un appui significatif à la filière franco-allemande du rail décarboné. Le groupe sidérurgique allemand Saarstahl AG, qui produit à Hayange (Moselle) des rails neufs à partir de rails usagés, se vante d'avoir mis en place un système d'économie circulaire inédit. Avec l'appui de sa deuxième usine française, Ascoval à Saint-Saulve (Nord), Saarstahl promet des économies susbstantielles de matières premières et d'émissions de CO2.
« Saarstahl Ascoval fait fondre les rails usagés de SNCF Réseau dans le four à arc électrique à Saint-Saulve. Les "blooms" (barres semi-finies d'acier de grosse section, ndlr) ainsi produits sont transformés en nouveaux rails à Hayange. Ce cycle et l'utilisation du four à arc électrique permettent de réduire les émissions de CO2 de 70% par rapport au mode de production par les hauts fourneaux », résume Nadine Artelt, directrice générale de Saarstahl Rail (800 salariés).
En 2021, le groupe sidérurgique allemand Saarstahl AG s'était affiché en double sauveur. La reprise concomitante d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord) et de l'usine de rails d'Hayange avait mis un terme à la valse des actionnaires : avec British Steel puis Liberty Steel dans le Nord, et davantage encore avec Corus Rail, Tata Steel, British Steel puis Liberty Rail en Moselle, l'emploi apparaissait sous menace permanente.
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« 30 millions d'euros ont été investis depuis la reprise en 2021 », confirme Nadine Artelt. En 2025, l'usine d'Hayange (496 salariés) tournera à plein régime : les débouchés sont assurés pour 330.000 tonnes de production. La moitié alimentera les chantiers de SNCF Réseau, chargé de l'entretien de 28.000 kilomètres de lignes pour le fret et le marché voyageurs (TGV, TER). La RATP et les gestionnaires des réseaux suisse, belge et italien sont également clients.
Olivier Mirguet