Une nouvelle mise en garde de la part du patronat à l'égard des exécutifs français et européens ? « D'autres environnements nous accueillent avec le tapis rouge (...) Nous sommes très inquiets quand nous voyons qu'ici on nous met des boulets aux pieds. Cela me préoccupe énormément (...) Il y a urgence à agir », n'a pas hésité à lâcher Guillaume Faury, pour mettre en garde son auditoire, composé de députés.
Après l'audition du directeur général de Safran, qui a fait couler beaucoup d'encre pour ses propos envers les villes à majorité écologiste, la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale dédiée aux freins à la réindustrialisation a reçu le président exécutif d'Airbus, lundi 5 mai. Le dirigeant a, pendant 120 minutes, distribué les bons et mauvais points sur la politique industrielle française et européenne. Il a aussi, et surtout, identifié les chantiers prioritaires à mener et mis les pieds dans le plat sur certains dossiers chauds.
Le leader mondial de la production d'avions commerciaux, qui a réalisé près de 70 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2024, a notamment souligné être revenu à son chiffre d'affaires d'avant la crise sanitaire de la Covid-19. « Mais avec 15 à 20 % d'inflation de plus » entre 2019 et aujourd'hui. Le patron de l'avionneur européen a donc du mal à accepter que les entreprises et industriels français, particulièrement l'industrie l'aéronautique française, soient perçus comme « des vaches à lait » par certains.