Fonderie de Bretagne : plus de la moitié des salariés en activité partielle
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Ancienne filiale du constructeur au losange, FDB avait été vendue en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity.
Fonderie de Bretagne
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Ancienne filiale du constructeur au losange, FDB avait été vendue en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity.
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Menacée de fermeture, la Fonderie de Bretagne (FDB), qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements à Caudan (Morbihan), a placé 200 salariés sur 350 salariés en activité partielle, a-t-on appris de sources concordantes ce lundi.
« L'enjeu, c'est la préservation de la trésorerie de l'entreprise », a indiqué à l'AFP sa direction générale. Ainsi, un atelier représentant « une centaine d'emplois » est maintenu pour finir les pièces déjà coulées et les livrer, tandis que le reste des salariés est placé en activité partielle pour quinze jours.
« D'ici quinze jours, on sera en cessation de paiement et ce sera direction le tribunal de commerce », a déclaré à l'AFP le délégué syndical CGT Maël Le Goff à l'issue d'un CSE extraordinaire, confirmant une information du Télégramme.
La direction a pour sa part estimé « vraisemblable » que la Fonderie « se place sous la protection du tribunal de commerce de Rennes ». « Avec le peu de visibilité que nous avons sur l'avenir, nous allons nous mettre à la recherche d'un repreneur avec, si possible, une reprise à la barre du tribunal. C'est une nouvelle histoire », a-t-elle ajouté.
« Je voudrais souligner la grande dignité des salariés et leurs représentants et dire que nous sommes tous révoltés qu'on puisse laisser tomber un projet sans réelle justification », a poursuivi la direction.
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Ancienne filiale du constructeur au losange, FDB avait été vendue en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity. Mais Renault est resté le principal client de la Fonderie, représentant 95% de son chiffre d'affaires en 2024. Selon FDB, le groupe automobile a refusé en décembre de s'engager sur des commandes futures, faisant capoter un accord de reprise par le fonds allemand Private Assets.
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En grave déficit, FDB avait entamé en juillet des négociations avec Private Assets. Mais les négociations pour que Renault s'engage à maintenir des commandes jusqu'en 2028 « sont aujourd'hui à un niveau de blocage », avait reconnu vendredi sur la radio RMC le ministre chargé de l'Industrie et de l'Energie Marc Ferracci.
(Avec AFP)
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