Go Sport peine à retrouver l'équilibre
Sharon Wajsbrot
Sharon Wajsbrot
Le groupe Go Sport (marques Go Sport et Courir) tente de redresser la barre. Vendredi, le groupe a annoncé une progression de ses ventes de 5,4 % ce semestre, soit un chiffre d'affaires de 327,6 millions d'euros. Parallèlement à la fermeture de six magasins non rentables au premier semestre, Go Sport poursuit le déploiement de ses magasins « remodelés » - en clair rénovés - avec une offre plus diversifiée, qui cible les « sportifs urbains ».
La vitrine de la modernisation des magasains sera celui du quartier de La Défense, près de Paris, qui inaugurera un nouveau type de magasin. « Les travaux ont déjà commencé... », annonce le groupe, sans donner plus de détails sur ce « nouveau concept ».
« Les ventes des magasins remodelés dopent le chiffre d'affaires du groupe de 2 points ce semestre », annonce le groupe. Mais le résultat opérationnel continue de se dégrader. Les pertes opérationnelles étaient de 11,1 millions en 2010, elles s'élèvent désormais à 11,7 millions en 2011 au premier semestre. Pour Go Sport, ce repli provient du « renforcement des équipes au siège et en magasin afin d'accompagner le repositionnement des enseignes ». Mais le groupe précise : « On n'ouvrira que des magasins rentables peu importe ce qui a pu être fait auparavant ».
L'enseigne Courir, 163 magasins en France, affiche une croissance de 15,7 % de ses ventes ce semestre. Ici encore Go Sport poursuit son travail de remodelage. Six magasins Courir devraient en bénéficier d'ici à la fin de l'année. Pour capter la clientèle, Go Sport mise sur les marques internationales, 65 % de ses ventes environ, et sur les marques techniques haut de gamme.
La communication du groupe est un élément clé de son succès. Pour maintenir ses performances et arriver à l'équilibre, Go Sport ne lésine pas sur les campagnes de communication, surtout au près des femmes, 60 % de sa clientèle. La stratégie est simple. Il s'agit de se différencier un maximum de ses concurrents. Go Sport a choisi de proposer une offre différenciée dans chaque magasin ou presque, avec des sports différents selon les régions par exemple.
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Le chemin est encore long pour le groupe, qui n'indique pas de date prévue pour le retour à l'équilibre. Mais de nombreux projets sont en marche afin de redorer l'image de la marque. Le projet de mettre en ligne les produits est encore à l'étude et pourrait être opérationnel fin 2012.
Sharon Wajsbrot
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