Météo catastrophique : fruits et légumes pleurent, soupe et...vin sont à la fête

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De la pluie à Paris. Copyright Reuters
De la pluie à Paris. Copyright Reuters (Crédits : AFP)
La consommation d'électricité est supérieure à la normale de saison, de nombreux secteurs commerciaux souffrent d'une baisse de la consommation et les fruits et légumes ont deux à trois semaines de retard. En revanche les soupes, les légumes secs...et le vin sont à la fête.

?Quand cela prendra-t-il fin ?? Si cette question est sur toutes les lèvres des Français regardant le ciel ces derniers jours, elle inquiète également les professionnels. Car le mauvais temps de ces derniers jours - et ces dernières semaines... et ces derniers mois - a bien un impact sur la consommation et la production.

Des fruits et légumes en retard

Première conséquence : les productions de fruits et légumes accusent un retard de deux à trois semaines. Et si le soleil ne revient pas rapidement,  certaines productions pourraient par endroit être perdues. Pour le melon par exemple, le responsable de l?interprofessionnelle craint que le décalage de la récolte n?amène la grande distribution à s'approvisionner chez les pays voisins (Maroc, Espagne) à prix cassés. Les professionnels redoutent également l'apparition de maladies dans le sud-est. C'est déjà le cas de vignobles dans le Var, attaqués par les champignons.

Plus au nord, ce sont les cultures sous serre qui sont gravement pénalisées par le manque de lumière et de chaleur: producteur de concombres près d'Orléans, Jean-Pierre La Noué estime à "environ 30%" le déficit de sa production - et à au moins autant celui des consommateurs sur les produits de saison : asperge, fraise ou tomate...

Les commerçants font grise mine

De manière générale, 65% des 305 catégories de produits de grande consommation sont sensibles à la météo, rappelle Climpact/Metnext, spécialisé dans l'impact du climat sur l'économie. Pour le mois de mai, les produits les plus affectés par la mauvaise météo ont été les insecticides (-27,6%), les solaires (-19%) et les glaces (-17,2%), selon l'institut. Ces reculs sont d'autant plus lourds de conséquences qu'une partie des achats non effectués ne sera pas rattrapée, estiment les responsables de Climpact/Metnext.

Les commerçants s?inquiètent également de ne pas voir beaucoup de clients qui ne se pécipitent pas dans les boutiques exposant shorts, robes à fleurs et maillots de bain en vitrine. Les jardineries sont également à la peine. Chez Jardiland, ventes et fréquentation reculent d'environ 20%. "Rien que sur ce week-end de Pentecôte, c'est 10% de clients en moins", a indiqué le président du groupe, Michel Conte.

La météo maussade fait cependant quelques heureux : les soupes (+24,3%) et les légumes secs (+17,2%) connaissent des regains de consommation inhabituels en cette saison. De la même manière, les fromages et les cavistes enregistrent un "léger mieux", de l'ordre de +10%. Un petit verre, "c'est sans doute le seul moyen que certains ont trouvé pour oublier, en attendant que le soleil revienne", analyse le président de la Confédération des commerçants de France auprès de l?AFP.

La consommation d?électricité ?au dessus des normales de saison?

Depuis au moins dix jours, la consommation d?électricité est supérieure de 5% à 10% à la normale de saison, a indiqué la RTE, la filiale d'EDF chargée du réseau à haute tension. Conséquences de températures inférieures de 4 à 5 degrés en dessous de ce qu?elles devraient être en temps normal.

En mégawatts, ce sont environ 5.000 mégawatts de puissance de plus que les normales saisonnières qui sont sollicités, "soit l'équivalent de deux fois la consommation en hiver d'une ville comme Marseille", ou encore environ quatre réacteurs nucléaires, a expliqué Jean-Paul Roubin, le directeur du dispatching national de RTE, à l?AFP. Conformément aux prévisions météo, cette surconsommation devrait perdurer jusqu'au milieu de la semaine prochaine.

Mais cette ruée inhabituelle sur les radiateurs ne pose aucun problème au réseau électrique français, les niveaux de consommation du printemps étant bien loin des pics de l'hiver. Le pic ce mardi a été aux alentours de 62.400 mégawatts, à comparer au "record" absolu de 102.100 mégawatts atteint en février 2012.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2013 à 16:38 :
ah le réchauffement climatique dont on nous bassine ...
a écrit le 22/05/2013 à 11:28 :
L'essentiel n'est-il pas, après tout et avant les catastrophes écologiques qui s'annoncent, que EDF fassent des profits ? Le marché du CAC 40 ne doit-il pas toujours avoir le dernier mot sur Dame Nature ? Grâce à cette météo pourrie on construira peut-être encore plus de centrales nucléaires, il y aura plus d'emplois , on dit merci à qui ?
a écrit le 22/05/2013 à 10:58 :
Le vin est à la fête, c'est vite dit ! Avec les trombes d'eau et le peu de soleil qui couvre la Gironde, le vin 2013 s'annonce peu fameux...
Réponse de le 24/05/2013 à 23:52 :
erreur,la végétation d ela vigne a certes du retard mais tant qu'il ne pleut pas ou qu il ny a pas un vent a decorner les boeufs au moment de la fleur c'est a dire dans une quinzaine de jours....on ne peut rien dire de la qualité de la vendange....et apres quel temps cet été...
a écrit le 22/05/2013 à 10:10 :
Pendant ce temps, fi du bilan carbone, l'on tente de nous vendre des patates qui viennent de plus de 3000 km...
"Nouvelles : les pommes de terre des lamentations"
http://www.grincant.com/2013/05/22/nouvelles-les-pommes-de-terre-des-lamentations/
Réponse de le 22/05/2013 à 12:42 :
J'achète français
a écrit le 22/05/2013 à 8:22 :
C'est la faute à Hollande même la météo est contre lui.
a écrit le 22/05/2013 à 7:33 :
les bobos-écolos veulent la décroissance ? Ils vont être contents?mais ce seront bien les seuls !
a écrit le 21/05/2013 à 20:52 :
Pour autant les prix ne baissent pas.
a écrit le 21/05/2013 à 20:07 :
ils sont ou les ecolos , ils sont ou ceux qui se predentent ecolos pour trouvez des solutions aux agriculteurs , maraichers et autres , ils sont bien à l abris au chauds, elle est ou la ministre de l'ecologie , ben oui au soleil , pour se faire bronzer , notre gouvernement est vraiment nul , meme la meteo se met en colere , mais la personne n'y peut rien
Réponse de le 21/05/2013 à 20:55 :
sommes obliges de remettre un peu de chauffage edf ou gaz - de tte façon ils vont encore demander des subventions et nous allons plus cher encore fruits légumes etc ..........
Réponse de le 21/05/2013 à 20:57 :
de concombre, fraises , asperges etc.
Réponse de le 22/05/2013 à 13:21 :
Des légumes bien mûrs il y en a plein le gouvernement... :-)

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