Un supermarché sans emballage contre le gaspillage et les déchets

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Les denrées alimentaires vendues au poids et sans emballages, c'est l'idée de trois berlinoises pour lutter contre le gaspillage et la production de déchets. (Photo : Reuters)
Les denrées alimentaires vendues au poids et sans emballages, c'est l'idée de trois berlinoises pour lutter contre le gaspillage et la production de déchets. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Vendre au poids et sans emballage, c'est l'idée de quatre Berlinoises qui veulent monter un supermarché écologique et anti-gaspillage outre-Rhin.

"La nature a déjà emballé (les fruits et les légumes). A quoi bon un emballage plastique supplémentaire ?" s'interroge Milena Glimbovski, co-créatrice d'Original Unverpackt. Ce projet de supermarché sans emballage à Berlin devrait ravir les adeptes du "precycling", qui consiste à ne pas produire de déchets, plutôt qu'à les recycler.

Selon le site Biolaune, l'idée est simple: vendre les aliments au poids, en libre service, et non emballés aux clients qui doivent venir les chercher avec leurs propres récipients. Pour ceux qui n'en disposent pas, Original Unverpackt mettrait à disposition des contenants réutilisables.

Une réponse au gaspillage

Pour les trois jeunes Berlinoises à l'origine du projet, l'idée est d'encourager une sorte d'écologie préventive. L'objectif est double. D'une part, réduire la quantité de déchets liés aux emballages, voire les supprimer totalement. Et d'autre part, lutter contre le gaspillage alimentaire. Les produits étant vendus au poids ou à la pièce, suivant leur nature, les consommateurs ne prendraient que la quantité souhaitée.

Un effet, loin d'être anodin, lorsque l'on sait, comme le relève Biolaune, que près de 50% de la production alimentaire mondiale est gaspillée, selon les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

>> Lire 750 milliards de dollars : le coût annuel du gaspillage alimentaire

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Commentaires
a écrit le 11/04/2015 à 20:47 :
Quand je vais acheter des fruits/légumes dans une boutique où ils sont pesés à la sortie, je rapporte les sacs en plastique transparent car ils ne sont ni étiquetés ni fermés, donc réutilisables à l'envi. Ça m'ennuie de les jeter pour en reprendre d'autres.
Depuis quelques temps, je collecte mes déchets d'épluchures pour les mélanger à la terre de mon "terrain" autour de la maison. C'est dégradable et dommage de les brûler dans un incinérateur (en plus ça brûle mal, très humide).
a écrit le 18/06/2014 à 19:02 :
C'est domage pour les éboueurs. La plupart de mes déchets sont des emballages. Et comme ils ceux qui ne sont pas recyclable me serve de poubelle.
a écrit le 18/06/2014 à 14:04 :
Ils s' emmerdent pour quoi à votre avis les industriels ? si les consommateurs veulent du trés petit packaging, des trés petite bouteilles d' eau, des mini cannettes de coca, des mini bricks de jus multivitaminés, des mini portions de fromages.. des mini salades.. des mini sachets de portions de quartier de pomme et tout l' bastringue ? c' est bien le consommateur qui le demande donc pas gagner leurs affaires...
a écrit le 17/06/2014 à 12:39 :
la fausse bonne idée.. combien d' idéalistes ont déjà essayer ceci et ce sont cassés les dents.
D' une si un emballage est ne serait-ce que froisser dans un linéaire de supermarché, une boite de conserve juste cabossé, voir l' étiquette à peine éraflé, vous pouvez être certain que le produit pourrira en rayon, les gens ne l' achèteront pas tout bonnement.
Ensuite, l' emballage est le secteur industriel le plus important du monde et ce dans chaque pays ( on ne distribue rien en vrac depuis des lustres ) et cela en fait le secteur ou il y a le plus d' emploi.. l' emballage est non délocalisable, il est moins cher que le transport.. partout ( même en France incroyable ! ). Une cartonnerie ou une usine de production de film plastique est local ! donc sauf à vouloir encore plus de chômeurs et de sous-activité voilà bien la fausse bonne idée.
nous ajouterons que le principe même de l' évolution c' est la sophistication auquel cas nul besoin non plus de produits cosmétique, de produits d' hygiène etc.. on peut aussi ne plus se laver..
Réponse de le 17/06/2014 à 13:03 :
L'emballage est non délocalisable ? Vous avez vu ça où ? ça fait belle lurette que toutes les cartonneries ferment les unes après les autres et la production des films plastiques... locale ?! On ne doit pas vivre dans le même monde.
Enfin, peu importe... Il faudrait arrêter d'empêcher le progrès sous pretexte que des emplois sont en jeu. Qui se souciera de trouver du travail quand nous n'aurons plus de quoi boire et nous nourrir ? Et je ne suis pas une alarmiste, juste réaliste.
Réponse de le 18/06/2014 à 13:56 :
Il existe 80 % de gens ayant un emploi ne servant à rien ( ou plutôt au futil, à l' inutile au superflu ) qui font la richesse de l' économie et 20 % qui ont un emploi utile et nécessaire.
Si on vous écoute on retourne au moyen âge, que fait-on de ses 80 % d' emplois inutiles créateur de richesse ?
L' emballage industriel j' y ai des intérêts.. donc des cartonneries il n' en ferme pas une seule... si tel était le cas elle serait reprise dans la minute ! le carton n' est pas délocalisé ni délocalisable ou que ce soit passé 300 km.
Idem pour le film plastique ( il n' y a guère qu' opportunité-coup-spot, pour le reste il est français ).
Le progrés c' est effectivement l' inutile, le futile. sans lui pas de Graham Bell, pas d' Einstein, pas de Pasteur, pas de Bill Gates, rien d' autre qu' une friche agricole et des fermes familliale à peine auto-suffisante.
Formidable !
a écrit le 17/06/2014 à 11:17 :
Faire, défaire,redécouvrir ce que faiasait nos grands parents s'appelle sans doute l'INNOVATION !!!!

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