Lutter contre le gaspillage alimentaire grâce aux nouvelles technologies

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(Crédits : DR)
La traçabilité des produits est essentielle pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Les nouvelles solutions high tech y contribuent. Par Jaime Faria, Territory Manager France, Zebra Technologies

Le gaspillage alimentaire planétaire constitue un sujet de préoccupation économique, environnemental et éthique pour l'ensemble du secteur alimentaire. Selon le rapport 2013 de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, le gaspillage alimentaire atteint près d'un milliard de dollars chaque année dans le monde. Si le manque d'installations, les erreurs humaines et l'insuffisance technologique dans les pays en voie de développement peuvent être incriminés, ils ne sont pas les seuls responsables.

Le gaspillage alimentaire dans les pays développés serait dû, dans la plupart des cas, à des pratiques marketing inefficaces et aux comportements des consommateurs. Une tendance qui s'illustre, notamment, par la confusion au sujet des dates de péremption sur les étiquettes ou par les normes qualité exagérant l'importance de l'aspect ou de l'emballage du produit. La question que l'on se pose est de savoir comment utiliser au mieux les technologies pour s'assurer que les commerçants, la grande distribution et les consommateurs ne jettent pas de nourriture encore apte à la consommation ?

 De nouvelles technologies de collecte des données

Les commerçants, mais aussi les fabricants et producteurs d'aliments doivent profiter au maximum des possibilités offertes par les nouvelles technologies. Celles-ci peuvent en effet leur fournir des informations détaillées et inclues sur des codes-barres : sur l'origine des produits, des conseils de stockage, des recettes et des astuces pour lutter contre le gaspillage alimentaire. En outre, les systèmes de localisation et le suivi des produits peuvent être utilisés afin de tenir informée toute personne intervenant dans le processus sur la localisation et l'état du produit. Cela nécessite toutefois une certaine volonté de coopération ou d'implication de la part des participants sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.

 Garantir la fraîcheur des produits

La collecte des données, qui rend un produit entièrement visible et transparent de la fabrication à la chaîne logistique d'approvisionnement, est rendue possible grâce aux technologies d'identification automatique - codes-barres ou solutions de radio-identification (RFID). Les étiquettes RFID à puce réinscriptible dotées d'une mémoire suffisante, prennent en charge les codes produits électroniques (EPC) qui identifient le fabricant, la catégorie de produit et l'article en tant que tel.

Grâce à des encodeurs, les étiquettes RFID peuvent être mises à jour (date et enregistrement de transactions) pour créer des suivis électroniques. Les tags RFID actifs (avec batteries) peuvent également enregistrer les températures et d'autres données environnementales critiques pour le secteur des produits frais. Cela permet au commerçant de savoir par quel chemin ses produits sont déjà passés et ainsi garantir la fraîcheur des produits.

 Un traitement accéléré de la collecte des données

L'automatisation de la collecte de données accélère leur traitement. Elle réduit également les coûts, en posant les bases pour d'autres processus métier performants. Grâce à un niveau de précision de 99 %, les codes-barres et les technologies RFID contribuent à prévenir les erreurs lors de la préparation et de l'expédition des commandes - erreurs particulièrement fréquentes dans l'industrie de l'alimentation et de la distribution. L'ajout des numéros de lots et des dates de péremption sur un code-barres permet de s'assurer que les informations sont enregistrées correctement et de manière automatique, en tout point de la chaîne d'approvisionnement.

 Un système d'identification fiable

Les commerçants doivent pouvoir s'appuyer sur un système d'identification automatique fiable. Le groupe agroalimentaire hongrois Univer (www.univer.hu) est un bon exemple. La société a fait appel à Zebra Technologies pour personnaliser l'identification de ses produits d'alimentation pour bébés. Une étiquette d'identification avec code-barres est placée sur chaque unité, à l'issue du processus de fabrication. Grâce à cette étiquette, la lecture d'un seul code-barre permet d'identifier chaque unité, sans ralentir la production. Les informations sur l'étiquette indiquent quel produit est en amont de la chaîne, sa date de fabrication, sa composition, sa date de péremption et sa qualification. Le système informatique indique aussi quelle chaîne déplacer et à quel moment, en fonction de dates de péremption spécifiques et d'autres paramètres.

 L'impact sur le consommateur

Les consommateurs exigent de plus en plus d'informations sur leurs achats alimentaires, ce qui sera bientôt possible avec l'arrivée de cette technologie. Ils pourront ainsi scanner les codes-barres à l'aide d'applications mobiles pour connaître la valeur nutritionnelle, les données relatives aux allergies, le lieu et la date de production de leurs aliments. Ils pourront même consulter des renseignements sur le producteur ou l'agriculteur. Reste à espérer que ces informations les inciteront à réfléchir avant de jeter des aliments encore bons.

 Améliorer la traçabilité des produits

De nombreuses organisations de l'industrie alimentaire ont déjà pris des initiatives pour améliorer la traçabilité des produits, et commencent à obtenir un retour sur investissement qui se traduit par une réduction des coûts de rappels de produits, une amélioration des rotations de produits, une réduction du coût de la main d'œuvre et une notoriété accrue de leurs marques. Le consommateur veut désormais en savoir plus sur les aliments qu'il achète.

Et grâce à une application sur son smartphone qui lit les codes-barres, il a accès à des informations sur la valeur nutritionnelle, les risques d'allergie, l'origine d'un produit, la date et l'heure de sa production, et même le producteur/agriculteur. Ces informations sont en fait l'ultime outil de marketing pour le distributeur et contribuent à une meilleure gestion des produits de son commerce.

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 27/03/2014 à 10:18 :
Boaf et Fred Plomb, vos commentaires me font plaisir. Je pense comme vous : Notre société est folle : On complexifie, ici avec la technologie, pour résoudre un problème. Les solutions sont dans la simplification : acheter en priorité ce qui est produit localement (circuit court), renoncer à faire de son quotidien tout ce qui vient de loin. Encourager, promouvoir, soutenir les petits producteurs/artisans locaux. Avoir la volonté de faire de faire vivre nos petites entreprises et pas des multinationales étrangères pour développer l'économie local (les gens que nous côtoyons au quotidien) . Renoncer au maximum au emballages et packaging. Recycler en compost ou BRF ou mulch tout ce qui peut l'être et on parlera moins de déchet ou gaspillage mais de rendre à la nature une partie de ce qu'elle nous a donné. Bref une manière de vivre plus douce.
a écrit le 26/03/2014 à 14:53 :
Nos techniciens réfléchissent!!! Comment faire pour qu'on arrête de gaspiller???? La bonne blague que voilà!!!! on vous donne la réponse nous simples citoyens : en arrêtant de vendre des produits calibrés, de la technologie et en systématisant le bio : les consommateurs? ne vous inquiétez pas pour eux braves techniciens!!! Ils suivront et iront même encore plus vite que vous!!!! Que diable!!! Arrêtez de reporter la faute sur les consommateurs!! Ils ont bien changés ces derniers temps!!!
a écrit le 26/03/2014 à 9:16 :
Consommons local et la technologie n'aura pas le temps "d’enchérir" le produit inutilement et le gaspillage que la mondialisation nous procure, disparaitra!
Réponse de le 26/03/2014 à 14:54 :
La mondialisation est un fait : elle doit simplement être utilisée intelligemment!!!!
a écrit le 26/03/2014 à 1:10 :
Plus de technologie engendre plus de pollution.... faut pas être Einstein pour comprendre cela non?
Manger poins de cochonneries prés fabriquées, de viandes, de biscuits et bonbons.... Mangeons simple et en quantités raisonnables... au diables leurs microprocesseurs

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