Alibaba s'attaque à la distribution de repas à domicile

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Le géant chinois du commerce en ligne et sa filiale Ant Small & Micro Financial détiennent actuellement 43% du capital de Ele.me et l'opération envisagée valorise ce dernier à 9,5 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros), a précisé Alibaba dans un communiqué.
Le géant chinois du commerce en ligne et sa filiale Ant Small & Micro Financial détiennent actuellement 43% du capital de Ele.me et l'opération envisagée valorise ce dernier à 9,5 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros), a précisé Alibaba dans un communiqué. (Crédits : Aly Song)
En prenant le contrôle de l'intégralité du capital de Ele.me, Alibaba se renforce dans la distribution alimentaire en ligne où il est déjà présent avec sa plateforme de livraison Koubei et où il est en concurrence directe avec Meituan Dianping, contrôlé par Tencent.

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a décidé d'acquérir la totalité du capital de sa filiale Ele.me, numéro un de la livraison de repas à domicile en Chine, qui se retrouve ainsi valorisée 7,7 milliards d'euros, a annoncé le groupe lundi.

Alibaba et sa filiale financière Ant possèdent déjà 43% d'Ele.me. La transaction leur permettra de détenir 100% des actions de la société, a indiqué le groupe de l'emblématique multimilliardaire Jack Ma, sans préciser à combien se montait le rachat des parts supplémentaires. Ele.me ("T'as faim?", en chinois) est désormais valorisé 9,5 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros), a simplement indiqué Alibaba.

L'opération constitue la dernière salve en date dans la bataille que se livrent Alibaba et l'autre géant du commerce en ligne, Tencent, à travers leur services de paiements électroniques, respectivement Alipay et WeChat Pay. Le secteur de la livraison de plats cuisinés à domicile et au bureau, au développement exponentiel, est au coeur de l'affrontement.

260 millions d'usagers

Avec quelque 260 millions d'usagers revendiqués à travers 2.000 villes, Ele.me contrôlait 42% du marché l'an dernier, employant une armée de 3 millions de livreurs omniprésents dans les rues des métropoles chinoises. Ele.me est en concurrence directe avec Meituan, soutenu par Tencent. Meituan détient 41% du marché.

Ele.me a avalé l'an dernier le numéro trois du secteur, Baidu Waimai, filiale du géant de l'internet Baidu, qui détenait 13% de parts de marché, selon le cabinet Analysys International. Ele.me (prononcer "heu-le-ma") permet de commander, depuis son smartphone, des plats dans les restaurants et cafés partenaires alentour, et qu'un employé de la société se charge ensuite de livrer à l'usager, à son domicile ou sur son lieu de travail.

La croissance du secteur est phénoménale: le nombre d'utilisateurs de services de livraison de repas à domicile a triplé en deux ans pour atteindre 343 millions en 2017, selon le centre d'information China Internet Network.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 03/04/2018 à 8:32 :
Ça devrait pas être du bio...
a écrit le 03/04/2018 à 7:49 :
Ces mesures prouvent que pour faire disparaître les déséquilibres des balances commerciales il nous faut un accord au niveau mondial.
Le problème ce ne sont pas les exportations d'un pays quelconque mais les excédents.
Il faut donc que les pays excédentaires augmentent leurs consommation et ainsi les importations.
Il est normal qu'un pays, défavorisé par des facteurs naturels propres, se voyant submergé par des produits venant de l'étranger, réagisse pour protéger son industrie nationale et éviter le chômage.
Le dumping social compétitif, préconisé notamment par l'Allemagne pour les pays déficitaires, n'est certainement pas la solution. (La Grèce)
Pour éviter que ces pays déficitaires ne soient amené à prendre des mesures protectrices, il nous faut trouver un modus vivendi qui assure un équilibre des balances commerciales entre pays avantagés et pays désavantagés, surtout quand ces pays ont une monnaie commune.
Réponse de le 03/04/2018 à 8:31 :
"Il faut donc que les pays excédentaires augmentent leurs consommation et ainsi les importations."

"Notre père qui êtes aux cieux que votre nom règne sanctifié et-c..."

N'importe quoi, c'est pas de l'économie ça, c'est de la pure croyance.

Marre des messes néolibérales stupides et improductives.

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