Amazon devient épicier et distributeur d'alcool en France

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Des rumeurs couraient depuis plusieurs mois sur une possible incursion du géant américain dans l'alimentaire au pays de la gastronomie.
Des rumeurs couraient depuis plusieurs mois sur une possible incursion du géant américain dans l'alimentaire au pays de la gastronomie. (Crédits : Flickr/iggyshoot. CC License by.)
Amazon distribue des aliments non frais depuis le 23 septembre en France. Un pas de plus sur le terrain des grands distributeurs.

Whisky, champagne, vodka, mais aussi olives, condiments ou encore café, thé, biscuits, pâtes, produits "sans gluten", bio, équitables ... Depuis ce 23 septembre produits "secs" et alcools sont disponible depuis la boutique en ligne française d'Amazon.

>> Amazon peut-il croquer le marché de l'alimentaire?

Des rumeurs couraient depuis plusieurs mois sur une possible incursion du géant américain dans l'alimentaire au pays de la gastronomie, qui propose déjà ces produits à la vente dans certaines villes américaines. Ce dernier a finalement opté pour un démarrage discret.

Il arrive dans un marché encore balbutiant pour la vente en ligne d'aliments, où cette activité repose principalement sur le principe des "drive", popularisé par le groupe Auchan depuis la fin des années 2000. Parmi les sites uniquement présents sur internet qui vendent des produits alimentaire figure le 2e cybermarchand français, Cdiscount, filiale de Casino. Mais aussi des plateformes de mise en relation des producteurs aux consommateurs comme mon-marché.fr, dont l'entrepôt se trouve à Rungis et ainsi que d'autres sites spécialisés.

Près d'un Français sur deux ont déjà acheté de la nourriture en ligne

Mais le développement de cette nouvelle forme de vente alimentaire suscite de fortes attentes. Ainsi, en France, au cours des douze derniers mois, 46% des Français interrogés par l'ObSoCo pour le forum dédié aux innovations en distribution alimentaire (Fodali) ont affirmé avoir effectué un achat alimentaire en ligne.

Outre-Atlantique, Amazon propose également des produits frais, encore plus complexes et coûteux à livrer en raison, notamment, de la nécessité de maintenir la chaîne du froid. Le site n'est pourtant pas le seul "pure player" d'internet à avoir voulu se lancer sur ce terrain puisque Google Express tente également l'expérience dans la région de San Francisco. Par ailleurs plusieurs jeunes poussent ont déjà conclu des partenariats avec de grands distributeurs, comme le spécialiste du bio Whole Foods.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2015 à 11:49 :
Vous dites que "au cours des douze derniers mois, 46% des Français interrogés par l'ObSoCo pour le forum dédié aux innovations en distribution alimentaire (Fodali) ont affirmé avoir effectué un achat alimentaire en ligne."
Pardonnez-moi mais j'ai de très très gros doutes sur cette affirmation. Encore un sondage qui dit ce que son commanditaire veut entendre...Faites le test autour de vous, personne ou presque, en tout cas pas une personne sur deux, achète de l'alimentaire en ligne. Même le drive est un échec alors qu'on nous faisait croire que c'était l'avenir du commerce.
a écrit le 23/09/2015 à 14:05 :
J'ai dit que salades et carottes seraient l'arme fatale de nos supermarchés face à Amazon. En effet, comme un système de coupons : plus on achète moins l'on paie cher, sera mis en place, ces produits frais auraient fait basculer le choix consommateur sur au moins l'un de ces acteurs locaux. Je me suis trompé. Amazon "l'épicier" IT, compte servir toute l'épicerie y compris hyper fraîche, mais aussi la banque, les assurances et autres électricité, gaz, conciergerie, téléphonie, etc. La marque a su se donner un air de total modernisme en plaçant en première ligne "l'expérience client", donc son unique intérêt, tandis que d'autres se crispent sur des monopoles. Le meilleur business model qui soit. C'est le seul qui ait plongé sans complexe, se permettant ainsi une avance à évolution exponentielle. Car, pour combattre Amazon, il faudra faire comme lui : c'est un concept mental que bien peu sont prêts à franchir chacun se sentant peu menacé (ou pas assez)sur son petit créneau respectif. CDiscount du groupe Casino arrive bien en seconde position en France mais avec une taille de chiffre d'affaire moitié moindre à celle élaborée en peu de temps par Amazon. Tandis que Cnova (nom Ô combien sympatique et signifiant), la maison mère qui regroupe différents pays, oeuvre encore dans les soupentes, plus proche de la tuile que d'une assise sérieuse. Si Amazon constitue un vrai problème stratégique, il en est de même pour les "health" de la santé américains, avec de méga acteurs comme McKesson. Qui est-ce ? Vous allez voir.

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