Couche-Tard-Carrefour : le gouvernement persiste et signe

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(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Bruno Le Maire pose un refus catégorique à l'éventuel rapprochement ou rachat du groupe canadien Couche-Tard, sur l'entreprise française Carrefour. Le ministre de l'Économie avance notamment l'argument de la « sécurité alimentaire ».

C'est la deuxième intervention de l'État sur le dossier qui lie les géants de la grande distribution, le canadien Couche-Tard et le français Carrefour. Le gouvernement oppose cette fois un refus "clair et définitif" au rapprochement entre les groupes, a affirmé vendredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

"Ma position, c'est un non courtois, mais clair et définitif", a insisté le ministre lors d'un entretien aux médias BFMTV et RMC, après avoir indiqué mercredi qu'il n'était "a priori pas favorable" à une telle opération au nom de la "sécurité alimentaire" des Français.

Lire aussi : Alimentation : Couche-Tard, le géant canadien des « dépanneurs » qui veut croquer Carrefour

"Cette crise sanitaire nous a appris une chose: c'est que la sécurité alimentaire n'a pas de prix", a défendu Bruno Le Maire, évoquant le rôle de la grande distribution pendant le premier confinement pour assurer l'approvisionnement des Français.

Le récent décret de l'État pour s'y opposer

"La sécurité alimentaire est stratégique pour notre pays et donc on ne cède pas l'un des grands distributeurs français", a-t-il encore affirmé, ajoutant que "Carrefour est le premier employeur privé de France avec près de 100.000 salariés" et que le groupe "représente près de 20% de la distribution alimentaire dans notre pays".

Pour s'opposer à ce rachat, le gouvernement peut s'appuyer sur la réglementation sur le contrôle des investissements étrangers, qui lui permet de bloquer des opérations de rachat dans l'industrie agro-alimentaire.

"Nous avons l'instrument juridique à notre disposition, je préfère ne pas avoir à l'employer", mais le ministère de l'Economie l'actionnera "s'il le faut", a fait valoir M. Le Maire.

Lire aussi : L'État n'est "pas favorable" au rapprochement des géants Carrefour et Couche-Tard

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Commentaires
a écrit le 18/01/2021 à 21:01 :
Comme si l'entreprise québécoise était une menace, ils sont r'acheté une bonne partie des dépanneurs/stations-service au USA et celles-ci marche très bien aujourd'hui et crée beaucoup d'emplois. Ils étaient pour investir 3 milliards d'euros pour réinventer la structure de Carrefour, plus les 16 milliards proposé pour le rachat, donc 1 milliards de plus que sa valorisation ...🤔🤔🤔
a écrit le 15/01/2021 à 13:53 :
Excellente décision, défendons nos entreprises.
a écrit le 15/01/2021 à 10:46 :
Parmi les actionnaires figurent Galfa (famille Moulin propriétaire des Galeries Lafayette) ou le groupe Bernault Arnault.
Des contributeurs aux campagnes électorales de Macron et cie.
Contrairement aux groupes industriels que ces mêmes gens ont laissé partir (Pechiney, arcelor, Alstom, Alcatel, Lafarge, technip, etc.) car eux ne sont pas des "potes".
Voilà plutôt vers où chercher les vraies raisons
a écrit le 15/01/2021 à 10:30 :
Les chinois avaient le grand bon en avant, nous avons maintenant le grand bon en arrière. Version 30 glorieuse quand l'état dirigeait tout.
a écrit le 15/01/2021 à 10:19 :
Il faut des capitaux et une fiscalité compétitive pour que nous puissions conserver nos entreprises. Pas besoin de 5 millions de fonctionnaires et d'une paperasserie surréaliste.
Nous manquons depuis 30 ans de fonds de pension à capitaux français . Les politiques sont colbertistes mais ne sont pas des dirigeants d'entreprises , des énarques sans envergure et pire sans vision.
a écrit le 15/01/2021 à 10:16 :
De quoi il se mêle lui ? On est en URSS où le comité central décide de tout ? Quand à le Maire, encore un brillant choix de Macron parmi tous les autres. Probablement le plus incompétent de tous les ministres de l'économie. Pour mémoire, c'est à sa com' désastreuse qu'on doit les gilets jaunes. C'est encore lui qui à l'époque Sarko disait haut et fort "les mathématiques c'est pas mon fort". Et ce gugus est ministre de l'économie. En vrai LREM c'est un condensé de tous les travers de la 5ème République. Plus jamais ça.
a écrit le 15/01/2021 à 10:07 :
On ne met pas dans l'embarras la classe dirigeante. Les maéricains et leur efficacité on n'en veut surtout pas ! Des emplois fictifs bien payés pour leurs enfants !

Vive la médiocrité ! Vive le déclin ! Vive l'UE !
a écrit le 15/01/2021 à 9:58 :
Que du vent comme d 'habitude avec le Maire, les traités sont supérieurs aux lois et l' article 63 du TFU empêche BLM d' empêcher si couche tard insiste il emporte le morceau...

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