ZOOM La grande distribution a-t-elle si bien profité de la crise du Covid-19 ?
Julia Blancheton
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Photo by Eduardo Soares on Unsplash
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A l'heure où Carrefour est approché par le géant canadien Couche-Tard pour une opération de consolidation, et où les géants du Web de la logistique accélèrent en pleine crise Covid-19, la grande distribution est sous pression. Pour l'économie française, l'enjeu est crucial : le secteur pesait 657.909 emplois en 2019, selon la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD).
La grande distribution est aussi omniprésente dans le paysage : les grandes surfaces alimentaires (GSA) rassemblent les hypermarchés (surface minimale de 2.500 m2), les supermarchés (entre 400 et 2.500 m2), le hard discount ou SDMP (supermarchés à dominante marques propres) ainsi que les drives (points de retrait d'achats).
Parmi ces salariés, la moitié travaille en hypermarchés, et près de 40% - 259.070 personnes - occupent un poste en supermarché ou dans un discounter. La puissance de ces géants se prouve également dans leur chiffre d'affaires : 151 milliards d'euros pour les hypermarchés en 2018 et 61,8 milliards pour les supermarchés et SDMP, pour un total de 225 milliards d'euros (hors taxe) pour le commerce alimentaire généraliste selon la FCD.
Au sein de ces géants, les leaders comme E. Leclerc, Carrefour ou encore Intermarché tiennent le marché de la distribution alimentaire en France.
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Son marché immobilier est aussi gigantesque. La distribution de l'alimentation en France représente près d'un tiers de la surface commerciale totale dans l'Hexagone. Les magasins "à prédominance alimentaire" - incluant cette fois-ci les supérettes (entre 120 et 400m2) - totalisent plus de 43.000 points de vente pour une surface totale d'environ 24 millions de m2, estime la FCD.
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