Le gendarme de la concurrence a prononcé plus d’un milliard d’euros de sanctions au cours de l’année 2014, selon un rapport publié mercredi 8 juillet. Un chiffre record pour l’instance qui s’est montrée particulièrement dure à l'encontre des ententes sur les prix.
"Oui, les amendes sont plus importantes, et nous assumons cette politique de dissuasion. Nous voulons que les entreprises prennent en compte le risque d'une sanction élevée dans leurs calculs. Ce sont des entités rationnelles qui procèdent à des choix en toute connaissance de cause."
Depuis sa création, en 1986, l'Autorité de la concurrence n'avait jamais infligé de sanctions dépassant les 631 millions d'euro.
L'avantage de la dénonciation
En 2007, l'instance lançait "la procédure de clémence" : une mesure visant à exonérer de sanction la première entreprise qui se dénoncerait.
"Cet outil est extrêmement efficace, car il déstabilise les ententes existantes en instaurant un climat de méfiance au sein du cartel. Les condamnations exemplaires de ces dernières années alimentent également ce climat de suspicion. Les entreprises sont conscientes que le risque vient non seulement de l'extérieur mais aussi de l'intérieur !" pouvait-on lire dans la synthèse de l'Autorité de la concurrence.
47% des décisions prises par l'Autorité concernaient des entreprises de commerce de détail. Au-delà du démantèlement des cartels, l'Autorité a rendu 200 avis sur la concentration d'entreprises (aucune variation par rapport à l'année précédente). Parmi les plus médiatisés, on retiendra le rachat de SFR par Numéricable ou encore la fusion entre M.Bricolage et Kingfisher.
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