Trop de concessions à l'Autorité de la concurrence... Mr Bricolage a indiqué mercredi 25 mars que les engagements pris par le groupe britannique Kingfisher dans le cadre de son processus de rachat du groupe français pouvaient "nuire gravement" à ses intérêts et conduiraient à la cession d'un nombre trop important de ses magasins.
Le conseil d'administration de Mr Bricolage, qui s'était réuni le 20 mars, "considère que les engagements proposés par Kingfisher, s'ils avaient été mis en oeuvre, auraient conduit, en France, à la sortie définitive du groupe Mr Bricolage d'un nombre très élevé de magasins à enseigne Mr. Bricolage et Les Briconautes, et, en outre, à la cessation des relations du groupe Mr Bricolage avec certains magasins affiliés sans enseigne, et ce, au-delà de ce qui avait été anticipé par les parties", est-il indiqué.
"Jusqu'à publication d'un nouveau communiqué, la cotation de l'action Mr Bricolage reste suspendue", poursuit le groupe.
Mr Bricolage et Kingfisher sont entrés en négociations exclusives en avril 2014 en vue de la cession à Kingfisher des titres des deux grands actionnaires de Mr Bricolage, l'ANPF (Association nationale des promoteurs du faites-le-vous-même, 41,9% du capital) et la famille Tabur (26,3%) au prix au 15 euros par action.
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Ce désaccord entre les deux groupes pourrait toutefois remettre en cause le processus de rachat, même si, pour le moment, aucune des deux parties n'a indiqué clairement qu'elle voulait mettre un terme à l'opération.
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