Qui est Dong Wei, le Chinois qui rend fou Donald Trump ?

La chine proteste contre les sanctions americaines visant l'iran
© David Gray / Reuters

La chine proteste contre les sanctions americaines visant l'iran
© David Gray / Reuters
Dans la chronique d'Anthony Bellanger, ce jeudi matin 16 février sur France Inter, la bien-nommée Histoires du monde, on apprend qu'un « petit malin » nommé Dong Wei a déposé la marque « Trump » en Chine, juste quelques jours avant le vrai Donald Trump, lui coupant de fait l'herbe sous le pied.
Et cela fait dix ans que le vrai Trump perd procès sur procès contre ce fabricant de toilettes, et avec, des centaines de milliers de dollars en frais de justice et royalties. L'histoire serait savoureuse, si elle ne semblait pas s'entremêler douloureusement avec les relations internationales à couteaux tirés entre le nouveau président des États-Unis et son homologue de l'ex-Empire du milieu.
Car le soupçon pourrait contaminer notre perception du virage diplomatique à 180 degrés opéré vendredi dernier, le 10 février, par le président des États-Unis, qui a non seulement passé un coup de fil à son homologue chinois Xi Jinping, mais également reconnu le principe « d'une seule Chine ». Un grand soulagement à n'en pas douter pour les Chinois après les tensions du tout début décembre, lorsque, à peine élu, mais pas encore en poste, Trump avait appelé directement la présidente taiwanaise - un crime de lèse-majesté car Taiwan n'est pas un État indépendant dans l'esprit de Pékin.
Et si, raconte encore Anthony Bellanger, un juge vient enfin pour la première fois en dix ans de donner raison au vrai Donald Trump, l'usurpation va-t-elle enfin s'arrêter ? Oui, assure-t-il, et le 45e président des États-Unis va sûrement enfin pouvoir toucher ses premières royalties. Le seul problème, c'est qu'il y a encore... 225 autres usurpateurs de la marque Trump en Chine et qui ne paient pas un sou au vrai Donald Trump (de la crème anti-rides aux préservatifs en passant par les pesticides, selon le DailyMail). Un vrai... supplice chinois.
Toute considération géopolitique mise à part, il est un problème concret que cette affaire devrait rappeler à tout fabricant qui commerce -ou espère le faire- à l'échelle internationale : celui du dépôt de marque. La Chine confère la prime au premier arrivé, rappelle La Tribune. En clair, si un concurrent dépose le premier une marque voire un brevet pour un produit similaire ou identique à celui d'un autre, il pourra continuer à le vendre et même se retourner contre son rival.
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"Ce qui concerne le dépôt de marque peut relever du cauchemar en Chine", confirme Vanessa Bouchara, avocate à Paris spécialiste de la propriété intellectuelle, dont des clients ont déjà eu maille à partir avec des situations citées plus haut. Elle précise:
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