Un soulagement. « On est bien content d'être revenu au travail après plusieurs mois d'incertitude et d'absence d'activité. On avait vu les machines neuves arriver mais il n'y avait personne pour travailler dessus ! », partage d'emblée une salariée du service administration des ventes interrogée sur la reprise d'activité de la Fonderie de Bretagne.
Placée en redressement judiciaire en janvier dernier, suite à l'échec des négociations entre un repreneur, le fonds allemand Callista Private Equity GmbH qui détient alors l'usine, et Renault comme client principal, l'entreprise a été finalement rachetée en avril par le groupe français Europlasma. Reprise à la barre du tribunal de Rennes sur recommandation des services de l'État par celui qui a aussi racheté Valdunes et les Forges de Tarbes, la fonderie a relancé son activité il y a quelques jours avec 266 collaborateurs. Mais ce nouveau chapitre de la vie du site industriel de Caudan (Bretagne) ne s'ouvre pas sans encombre.
Pour marquer cette reprise d'activité au sein d'une usine née en 1966, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, s'est rendu sur place ce mercredi, dans une opération de communication bien huilée. L'objectif ? Démontrer la réussite de l'action collective des services de l'État et des collectivités bretonnes pour sauver l'usine, passée tout proche de la liquidation.