"Tout mouvement brutal serait dangereux" pour le Club Med. (Henri Giscard d'Estaing)

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L'offre "non sollicitée" de l'italien Andrea Bonomi n'est pas non plus la bienvenue, selon le PDG du Club Med, qui est sorti de son mutisme vendredi. Dans une interview accordée au Figaro, Henri Giscard d'Estaing a mis en garde:
Annoncée lundi, la contre-OPA de Bonomi, qui propose un prix de 21 euros par action, renchérit sur l'offre amicale de 17,50 euros lancée en mai 2013 par Ardian et Fosun, actionnaires de Club Med depuis des années, et soutenue par 400 cadres du groupe. Selon Henri Giscard d'Estaing, elle présente un inconvénient majeur: elle ferait passer le Club Med sous pavillon italien, alors qu'avec l'option franco-chinoise, le groupe resterait à majorité français.
Le patron a notamment défendu le poids de la France dans sa stratégie, basée sur l'internationalisation, nécessaire pour aller conquérir "les marchés qui seuls peuvent nous apporter la croissance, la Russie, le Brésil et surtout la Chine", mais aussi sur "le renforcement des marchés principaux, dont la France". Il a insisté:
Il répondait par ces mots à Bonomi qui, en présentant son projet lundi devant la presse, avait critiqué les choix faits depuis une décennie sous Giscard d'Estaing, estimant que la France et la clientèle française étaient les oubliées de la montée en gamme et de l'internationalisation engagées.
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Le PDG du Club Med a néanmoins exhorté à poursuivre le développement en Chine avec le conglomérat Fosun, "premier groupe privé en Chine", car "ce serait une erreur colossale de se priver de cet atout irremplaçable".
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Giscard d'Estaing a par ailleurs confessé avoir essayé en vain "de voir s'il était possible d'associer le groupe Bonomi au projet (...) construit avec Ardian et Fosun". Il a expliqué:
Henri Giscard d'Estaing a précisé ne viser que "l'intérêt du Club":
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