Centrales de réservation en ligne : les hôteliers applaudissent l'action du gouvernement

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Accor fait partie des opérateur hôtelliers en concurrence avec les centrales de réservation en ligne telles que Booking.
Accor fait partie des opérateur hôtelliers en concurrence avec les centrales de réservation en ligne telles que Booking. (Crédits : Reuters)
Laurent Fabius et Emmanuel Macron ont saisi l'Autorité de la concurrence afin d'empêcher les centrales de réservations en ligne d'agir sur les prix de vente au public.

Vers un arbitrage de la guerre entre hôteliers et centrales de réservation en ligne? Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron et le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius ont annoncé mardi 19 novembre la saisine, pour avis, de l'Autorité de la concurrence sur "la nature des relations contractuelles entre hôteliers et centrales de réservation en ligne". L'autorité devra en outre examiner, sur demande du gouvernement, une proposition des hôteliers "visant à imposer aux centrales de recourir exclusivement à un contrat de mandat" afin de les empêcher d'agir sur les prix de vente au public.

Satisfaction des syndicats hôteliers

Les syndicats hôteliers Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH et GNC) s'en sont félicités dans un communiqué publié le mercredi 19 novembre.

Selon ces derniers les centrales de réservation en ligne telles que Booking ou Expedia se sont engouffrées dans la "brèche juridique" en imposant aux hôteliers des conditions de distribution abusives. Les syndicats considèrent qu'elles prennent ainsi "le contrôle des conditions commerciales et tarifaires de la commercialisation" des chambres d'hôtels sur internet. sans "supporter les risques liés à cette commercialisation".

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Commentaires
a écrit le 10/04/2015 à 13:46 :
le poids pris par les OTAs dans la prestation est tel qu’il pousse les hôteliers à faire de la maîtrise de la distribution leur coeur de métier, supposant des investissements massifs. L’intermédiation des distributeurs en ligne capte une large partie de la valeur ajoutée produite par les professionnels du tourisme, et cette valeur ajoutée ne reste pas en France. Le siège social de Booking.com est situé à Amsterdam de sorte qu'ils ne paient pas d'impôt en France (évasion fascale).
La vente en ligne représente une part significative en forte croissance du chiffre d’affaires des établissements hôteliers. Les pratiques de ces opérateurs détruisent peu à peu notre hôtellerie indépendante qui ne peut pas lutter face aux moyens engagés par ces OTAs.
Les avantages offerts par ces centrales de réservations en ligne, comme Booking.com ou Expedia violent les droits européen et français de la concurrence.
Ainsi, pour ne parler que de la clause de parité tarifaire, elle a été imposée aux hôteliers et elle fait obstacle à l’abaissement des prix. En effet, elle restreint la liberté des hôtels de fixer leur prix de vente. Elle est donc une forme de prix de vente imposé contraire au droit de la concurrence !
Aujourd’hui, l’hôtelier a une liberté factice. Il n’a plus la liberté de fixer de façon autonome sa stratégie commerciale et en particulier sa politique tarifaire. A ce jour, l’hôtelier n’est pas incité à mener des opérations promotionnelles en baissant ses prix.
Si l’hôtelier décide de ne pas appliquer la clause de parité tarifaire, il s’expose à une résiliation unilatérale du contrat par l’OTA. Or, vu la structure du marché actuellement, il est inenvisageable pour un hôtelier de se priver de ce canal de distribution devenu incontournable.
a écrit le 19/11/2014 à 23:03 :
Pour une fois une bonne mesure ces centrales de réservation s'interposent au détriment du consommateur et de l'hôtelier tout en se prenant la part du lion.
Réponse de le 20/11/2014 à 11:28 :
vous pensez que les hoteliers sont blancs comme neige et ne veulent pas le pognon aussi ? et moi je suis la reine d'angleterre
a écrit le 19/11/2014 à 19:10 :
vacances en Espagne et Portugal résa via internet alors .... les hôtels français ont peut oublier !
a écrit le 19/11/2014 à 17:53 :
Les socialistes ont toujours essayé d’arrêter le progrès... en vain !
a écrit le 19/11/2014 à 16:21 :
Lors de ma dernière réservation, j'ai cherché un hôtel. Je suis allé sur le site de l'hôtel qui refusait une réservation pour le soir même. J'ai appelé l'hôtel qui m'a dit de passer payer le matin alors que j'avais 500 km de route et a refusé de se rapprocher du prix internet. Finalement j'ai réservé le même hôtel (je suis tenace) par internet sans complications et moins cher !
Qu'ils commencent par se mettre à la page !
Réponse de le 19/11/2014 à 17:19 :
Voila tout est dit ! 100% Il s'agit uniquement de ça !
Réponse de le 19/11/2014 à 18:15 :
même chose. pas de disponibilité sur le site de l' hôtel, paf dispo sur booking et moins cher ... çà laisse songeur. Enfin si il ne sont pas content personne ne les oblige à accepter les centrales internet. j' ajoute que casquer de 90 à 120 euro pour un hôtel 3 étoiles miteux va falloir réviser sérieusement leurs bisness..
a écrit le 19/11/2014 à 15:15 :
Qu'on les aime ou pas (apparemment les gens du forum ne les aiment pas), les hôteliers c'est des centaines de milliers d'emplois en France et des impôts en grande partie payés en France, sans parler des retombées sur l'économie locale (BTP notamment). Les centrales de réservation c'est une poignée d'emplois en France et des impôts qui partent aux Iles Vierges Britanniques pour être réinvestis dans on ne sait quoi (mieux vaut ne pas savoir d'ailleurs).
Réponse de le 19/11/2014 à 16:16 :
la question n est pas la ! la question est de savoir si on doit maintenir sous respiration artificielle des gens qui refusent d evoluer !
Avec votre raisonnement ont aurait interdit l automobile (quelques centaines d emplois en 1900) afin de proteger les marechaux ferrants et tout ce qui gravite autour du cheval (des centaines demilliers d emplois)
l etat n a pas a protger un eprofession plutot qu une autre, juste parce qu ils representent un gros paquet d electeurs (ou de pots de vin dans le cas du BTP)
Réponse de le 19/11/2014 à 16:43 :
Rien à voir. On savait en 1900 que l'automobile représenterait un jour des centaines de milliers d'emplois. Booking et Expedia (et les autres), on sait de manière certaine que cela ne représentera jamais rien. Par ailleurs, je doute que Louis Renault transférait ses profits dans des paradis fiscaux, mais bon, je peux me tromper. Allez, cherchez moi un meilleur exemple que votre maréchal ferrant.
Réponse de le 19/11/2014 à 17:51 :
@Cdf
Les distributeurs sur Internet sont en situation oligopolistique avec la complicité de leur fournisseur Google.
Pour commencer, presque impossible de trouver le site d'un hôtel sur la première page des résultats de recherche, même en tapant son nom et sa situation.
Ensuite, les liens pertinents sont sponsorisés (publicitaires) et par effet de traine renforcent le referencement des mêmes centrales.

L'Etat doit intervenir.

Une dernière question : comment financer la modernisation des hôtels que vous méprisez si 25% de leur valeur ajoutée est pompée?
Réponse de le 19/11/2014 à 17:54 :
J'ajouterais aussi que vous comparez une substitution technologique radicale avec une modification de rapport de forces commercial.
Pensez vous que cette comparaison soit vraiment pertinente?
a écrit le 19/11/2014 à 15:01 :
c'est une victoire à la phyrus !!!!!!!!!!!!!
a écrit le 19/11/2014 à 14:36 :
Il y a 10 ans, au lieu d investir dans un site de reservation l UMIH a prefere faire du lobbying sur nos politiciens. Resultat ils se font maintenant tondre par booking et c est bien fait pour eux !
Quant a croire que fafa va les sauver, c est vraiment croire au pere noel. Qui n utilise plus internet pour reserver ses hotels ? ils feraient mieux de monter un systeme mieux que leurs concurrent au lieu de pluerer dans les jupes de maman etat. a croire que la deroute des producteurs de musique (ie les moines copiste du CD) ne leur a pas servit de lecon : on ne peut pas lutter contre une evolution technique ! il faut l accopagner et pas compter sur le legislateur pour maintenir en vie le business model de papa
Réponse de le 19/11/2014 à 14:48 :
bravo, au moins un qui a le sens des réalités et qui en tire les conséquences
Réponse de le 19/11/2014 à 17:20 :
@cdf : je vous invite à vous renseigner sur les methodes commerciales des sites de reservation avant de vouloir donner des leçons...Car clairement vous ne savez pas à quels escrocs vous avez à faire. Quand je dis escroc ce n'est pas dans le sens que c'est vous qui êtes escroqué mais bien les hoteliers et...l'Etat car ces sites sont situés hors de frontières, n'ont quasiment aucune charge salariale et se font des marges ahurissantes par rapport aux services proposés. Quand aux méthodes utilisées pour avoir ces marges, je vous laisse le soin de vous renseigner par vous même. Vous vous ferez, j'en suis sur, une toute autrei dée de cette "évolution technologique"
Réponse de le 19/11/2014 à 17:56 :
@Tambi
Oui, mais quelle véhémence!
Stratégie du choc?
a écrit le 19/11/2014 à 14:32 :
tiens on pourrait aussi faire de même avec les centrales d'achats des grandes surfaces. Leurs interdire de faire plus de 60% de marge sur la vente finale au consomateur.
Réponse de le 19/11/2014 à 14:49 :
+1 d'une facon generale il faudrait etre attentive au monopole de ses distributeurs, sauf a vouloir finir qu'avec des hotels F1 et la qualite leader price.
a écrit le 19/11/2014 à 14:19 :
Mais ils ne vont pas assez loin
Il s'agit d'un problème similaire à celui des cartes bleus. Les commerçants / hoteliers sont obligés de passer par des monopoles (carte bleu / platform de résa).
=> la loi a plafonné les commissions des cartes bleus a 0.8%, il faudrait faire de même avec les platformes de réservation (disons max 5% au lieu des 20-25% actuel)
Sinon toutes la valeur ajoutée part chez ces sociétés internet (souvent aux US et sans payer d'impot grace à leur implentation dans des paradis fiscaux)
a écrit le 19/11/2014 à 13:55 :
Vous savez, la France est la 1ère destination touristique au monde. Donc c'est plutôt à nous de donner des leçons plutôt qu'en recevoir...
a écrit le 19/11/2014 à 13:52 :
vont encore se ramasser !
a écrit le 19/11/2014 à 13:15 :
Je le crois pas ! Le délire total ! Les croûtons, la nullité, la total incapacité de s'adapter de notre pays est d'un gravité hallucinante, on sera donc les ploucs du siècles car forcément à terme non listé dans les sites, mon dieu qu'ils sont nazes, pauvre France qui se croit encore seule et la puissance du monde, alors autant INTERDIRE internet c'est plus simple,
Réponse de le 19/11/2014 à 13:36 :
Ces sites en lignes fonctionnent avec un minimum de charges et de taxes. Elles finissent par imposer leur dictât un peu comme les centrales d'achat des supermarchés qui asservissent les paysans.
Avant de crier au délire renseignez-vous cela vous éviterai de dire n'importe quoi!
A moins que ce ne soit une de ces sociétés decriees qui a posté ce commentaire
a écrit le 19/11/2014 à 13:13 :
Oué...et les hôteliers ne prennent pas en charge les coûts de vente et marketing. Je ne suis pas certain que ce soit un vrai débat :-)
a écrit le 19/11/2014 à 13:12 :
Booking et Expedia jamais une fois dans ma vie je leur ai filé le moindre euro. Des méthodes de bandits ou pas loin.
Réponse de le 19/11/2014 à 17:15 :
Sans parler de sites clair comme du boudin

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