Comment Paris et la Région veulent faire revenir les touristes d'affaires après la crise du Covid
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Frappée de plein fouet par la crise économique et sanitaire, l'industrie touristique parisienne prépare sa reprise. Avec 150 parties prenantes privées et publiques, la ville la plus visitée au monde vient de lancer des ''Assises du tourisme durable'' à travers sept groupes de travail : « Paris autrement », « flux / mobilité / transports », « transition écologique », « hospitalité / ville accueillante », « héritage événementiel », « emploi et formation » et « santé, gestion de crise et résilience ».
La Ville veut tant mettre l'accent sur l'éco-responsabilité et l'environnement que lutter contre le sur-tourisme. Paris n'est pas au niveau d'Amsterdam ou de Barcelone, mais les locations meublées touristiques ont un effet « dévastateur ». « Il ne s'agit pas de les interdire, mais de les réguler plus fortement », a ajouté l'élu, annonçant une consultation des habitants en avril avant des résultats en mai.
De la même manière que la capitale souhaite trouver des solutions de parkings pour les cars diesel, mieux utiliser le transport fluvial et travailler à des substitutions à l'avion comme le train de nuit. « Il nous faut travailler sur des séjours plus longs et de qualité, sur un autre tourisme, un tourisme plus accueillant », a poursuivi Frédéric Hocquard, citant le patron de Voyageurs du Monde, Jean-François Rial, nommé, le 24 mars, président de l'Office du tourisme et des congrès de Paris.
À lire également
Sans attendre la Coupe du monde de rugby (à l'automne 2023) et des JO (été 2024), l'élue aimerait que l'Etat « s'engage pour que les événements reprennent au plus vite avec un protocole unique ». D'autant que selon les chiffres du conseil régional, 700 salons et congrès ont été annulés depuis le début de la crise de la Covid-19, alors qu'en temps normal, la filière génère 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires global et 6 milliards d'euros de retombées économiques pour le territoire.
César Armand
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer