En difficultés, Luc Besson recherche de nouveaux partenaires pour Europacorp

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(Crédits : Mario Anzuoni)
Europarcorp, la société de production et de distribution de cinéma de Luc Besson, a annoncé mardi qu'elle avait "entamé des discussions" avec différents partenaires afin de trouver une issue à ses difficultés financières liées notamment à la performance décevante du film "Valerian".

"Le groupe confirme avoir entamé des discussions avec divers partenaires financiers et/ou industriels en vue d'un renforcement de ses capacités financières", a affirmé Europacorp dans un communiqué, sans toutefois en dire davantage sur la nature de ces négociations.

"Ces discussions sont en cours et se prolongeront le temps nécessaire", a-t-il poursuivi, précisant que "la structure d'un accord éventuel n'est pas arrêtée" et qu'"aucun partenaire potentiel ne bénéficie à ce stade d'une exclusivité".

La "mini-major" créée par Luc Besson en 1999 peine à se relever de la performance moindre qu'espéré de "Valerian" sorti l'an dernier, film le plus cher de l'histoire du cinéma français.

Un recentrage sur des franchises "maison"

Depuis, Europacorp a annoncé vouloir réduire ses ambitions en se contentant de produire chaque année quatre ou cinq films d'action ou thrillers, comme "Lucy" ou les séries "Taxi" ou "Taken", qui ont fait son succès par le passé. Et Luc Besson a repris les rênes du groupe après le départ de son directeur général, Marc Shmuger, fin 2017.

Conséquence de sa fragilité, la société a annoncé mi-janvier qu'elle allait supprimer 22 des 79 emplois qu'elle compte en France. Elle envisage également une recapitalisation ainsi qu'une restructuration de sa dette.

Sur le plan artistique, le groupe a par ailleurs contesté les accusations de contrefaçon, "notamment dans le cadre de la trilogie Arthur". Ces "rumeurs" sont "sans objet", selon la société qui précise que la Cour d'Appel de Paris a confirmé, entre autres, "l'absence de toute contrefaçon", le 19 janvier dernier.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/01/2018 à 9:21 :
Valérian est un navet galactique et interplanétaire (je l'ai vu...problème du choix des acteurs-peu convaincants, c'est le minimum.....-...scènes juxtaposées, au final seul le générique de début était bien avec la musique de David Bowie ..).....on peut donc comprendre les difficultés économiques de Luc Besson....dommage pour l'entreprise, les salariés et les nouveaux projets qui sont, de fait, compromis....
a écrit le 24/01/2018 à 9:11 :
Regardons ce qu'il s'est passé dans le milieu de la création d'images ces dernières années.

Les séries télé ont explosé, les scénaristes les plus talentueux s'y pressent étant donné qu'au cinéma il n'y a plus d'originalité, soit on a des films avec un scénario vu des milliers de fois soit on a une méga grosse production avec promotion médiatique de masse et donc au succès quasi assuré.

Besson n'a pas d'imagination et de budget sans limite alors que son mode de fonctionnement est plus proche de hollywood.

Mais quand vous voyez que Netflix finance des séries documentaires sur par exemple une ancienne none qui enquête sur ses tortionnaires religieux et c'est une histoire vraie, en plusieurs parties, vous vous dites qu'en effet ça y est la série a largement détrôné le cinéma en ce qui concerne l'innovation, la qualité de conception et l'originalité sans limite des créations.

LE cinéma lui n'est plus que la guerre des étoiles et marvel.

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